Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Ven 1 Juil - 22:16

Rappel du premier message :

Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

http://www.triarticulation.fr/AtelierTrad/TDK/DDUD1213.pdf

«Voulons-nous donc, non seulement participer au Christ, mais encore comprendre le Christ,
alors nous ne devons pas commodément considérer seulement ce que le Christ a fait pour nous, mais bien plus encore, nous devons aussi aller à l’école de tous les maîtres de l’Occident et de l’Orient, et cela doit être pour nous une consécration à nous approprier les enseignements de la totalité de l’horizon visible ; et l’autre consécration doit être pour nous de transformer ces enseignement en sorte que nous comprenions totalement le Christ au travers de ses enseignements les plus hauts.»

Dans les contextes anthroposophiques en ce moment même — pour ainsi dire dans la cadence de l’année — on célèbre un centenaire ; une réflexion a lieu sur les origines, la naissance et la transformation du mouvement anthroposophique. À l’occasion, elle saute aux yeux la manière dont les conditions de vie, les circonstances sociales, culturelles et politiques ont changé depuis. Ici se présente une tâche. Au plan de la géopolitique, nous vivons dans un monde multipolaire, la globalisation avec toutes ses répercussions l’a emporté et les religions se rencontrent et se réunissent. Des ouvertures, des contacts, ont lieu et malheureusement aussi — provoqués par des rétrécissements de caractère fondamentaliste et rétrograde —, des conflits extrêmement violents, comparables aux guerres de religion européennes qui ne remontent pas à une époque si lointaine.

Dans cet article, j’entre dans les examens du rapport de l’anthroposophie, du bouddhisme et du christianisme, sous l’aspect de la situation modifiée de l’époque, à laquelle je viens de faire allusion. Il me semble sensé, avec ce thème, d’indiquer le lieu personnel, à partir duquel je pense et je m’exprime ici.

Un anthroposophe bouddhiste abordera autrement le thème du Christianisme, qu’un chrétien anthroposophe, le Bouddhisme — pour ne donner ici que deux variantes du spectre représenté, lors du colloque « Symphonie des religions du monde » de Mannheim.
2

Je me comprends moi-même comme anthroposophe chrétien avec une forte affinité au Bouddhisme, une constellation biographique qui n’est pas bien inhabituelle, même si elle n’est pas toujours déclarée.

Mais à présent, où en sommes-nous donc aujourd’hui relativement à la rencontre entre
Anthroposophie, Christianisme et Bouddhisme ? Il est à constater que le Bouddhisme, entre temps, est arrivé parmi nous. On rencontre tous les courants et formes bouddhiques en Europe etAmérique, depuis le Bouddhisme tibétain en passant par le Bouddhisme Theravada jusqu’au Bouddhisme Mahayana — et chacune de ces orientations avec ses empreintes les plus diverses. Il est intéressant de voir, à l’occasion, que des formes spécifiquement occidentales se sont aussi développées en continuation du Bouddhisme.

D’un autre côté, au 20ème siècle, ont commencé des efforts très actifs en vue d’initier un dialogue chrétien-bouddhiste qui se consacre intensément à cette rencontre jusqu’à aujourd’hui au sein de groupes de travail, séminaires, congrès. Même dans les milieux anthroposophiques, on peut constater une préoccupation renforcée pour les sujets
bouddhistes et champs pratiques, dont maints d’entre eux ont presque adopté un caractère osmotique. J’y reviendrai à la fin de ces exposés.


Dernière édition par obsidienne le Ven 1 Juil - 23:05, édité 1 fois
avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas


Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Mar 11 Oct - 20:52

Extraits du livre de Serge O. Prokofieff : Le cycle de l’année, un chemin d’initiation vers le vécu de l’être du Christ.

Nous ne devons pas nous étonner que dans certains cas, l’esprit saint provenant du Christ est caractérisé par Rudolf Steiner en tant qu’Esprit portant aux hommes la cognition du Mystère du Christ, et dans d’autres cas, en tant qu’Esprit de l’Amour Universel. Car depuis l’antiquité, l’Esprit Saint, provenant du Christ dans le monde de la providence et agissant à travers le collège des boddhisatva, et étant par excellence l’esprit contenant la cognition du Christ, celui-là après le Mystère du Golgotha, s’unit à la substance de l’amour cosmique introduite par le Christ dans l’existence de la terre, grâce à quoi l’impulsion de l’Esprit descendant sur les apôtres à la Pentecôte, unit et porte en soi, les deux principes, et cet esprit peut pour cela être appelé Esprit de la « Sagesse imprégnée d’amour ».
Rudolf Steiner dit : « d’abord la sagesse, puis l’amour, puis la sagesse embrasée par l’amour. Dans le cosmos hiérarchique par cela sont posés les fondements de ce qu’à l’avenir, par une libre activité des hommes imprégnés de l’Esprit de la Pentecôte, soient amenés vers une harmonieuse action réciproque, on peut dire également vers une sorte de « réconciliation ». Les Esprits de Sagesse et les Esprits d’Amour, agissant depuis l’antiquité de façon si diverses dans le Cosmos.

Le fait est que Le Christ étant un être Cosmique à ce point Universel, et pénétrant directement dans l’intérieur de l’homme, devrait dans ce cas, éteindre toute individuelle Moi-conscience. C’est pourquoi aussi il envoya l’Esprit Saint, grâce auquel à partir de la Pentecôte, il peut séjourner dans chaque Moi humain, en n’éteignant pas sa conscience.
Dans l’évangile, la scène de la descente de l’esprit Saint à la Pentecôte est décrite dans les paroles suivantes : « Alors résonna soudainement à partir des hauteurs spirituelles un son comme un bruissement d’un puissant vent, et emplit toute la maison où ils furent assemblés ».

Les Entités de la 3ème hierarchies (anges, archanges, archées) représentent dans le Cosmos le principe de l’Esprit Saint. Ils agissent depuis des temps immémoriaux dans l’évolution de l’humanité dans la nature extérieure et dans l’intérieur de l’homme. Ainsi par leur action exercée sur le corps astral de l’homme, les anges deviennent des conducteurs et des gardiens des hommes en particulier. Par les actions exercées sur leurs corp éthérique, les archanges deviennent les guides des peuples ; et les Archais, grâce à leur action jusqu’au corps physique de l’homme, deviennent des Conducteurs d’entières époques historiques.

Au moment de l’évènement du Golgotha la terre fut traversée du rayonnement d’une nouvelle force, que la base fut posée pour un devenir-soleil de la terre.
Il faut savoir qu’après le mystère du Golgotha et l’évènement de l’ascension l’âme de la terre a prit une nouvelle direction avec l’aide du Christ. Les forces de mort (la terre ne pouvait plus rien rayonner d’elle-même vers le dedans des corps éthériques des hommes) rendaient la terre inaccessible aux secondes et premières entités hiérarchiques et celles-ci ne pouvaient plus déverser les forces morales du Cosmos. C’est grâce à l’évènement du Golgotha qu’elles peuvent agir dans l’entour de la terre à partir des quatre variétés de l’éther et de l’anneau éthérique entourant la terre par l’intermédiaire de l’éther universel et continuent aussi dans leur propre domaine, dans la sphère du soleil.

Un certain temps, donc après l’évènement du Golgotha la lumière-Christ rayonne au dehors dans l’espace du monde, cela forme selon que c’est plus fort ou plus faible dans l’homme, une force qui s’épanche là dans l’espace du monde. Et cette force formera une sphère autour de la terre, qui est en devenir-Soleil. Une sorte de sphère d’esprit se forme autour de la terre à partir des corps éthériques devenus vivants.
« De même que la lumière-Christ rayonne à partir de la terre, de même nous avons une sorte de reflet de la lumière-Christ dans l’entour de la terre. Ce qui ici est reflété en tant que Lumière-Christ , et ce qui en tant que conséquence de l’évènement du Christ est advenu, est ce que le Christ appelle l’Esprit Saint. »

Autour de la terre se forme l’anneau spirituel (éthérique) qui plus tard deviendra une sorte de planète autour de la terre (deuxième étape de la métamorphose)……..

Première étape : Mystère du Gogotha, début de la terre devenant Soleil.

Deuxième étape : La vivification des corps éthériques des hommes. Qui après leur mort forment progressivement l’anneau éthérique autour de la terre.

Troisième étape : Le reflet par l’anneau éthérique de la lumière spirituelle (astrale) s’épanchant du Christ dans la sphère de la Terre, et la manifestation dans ce reflet de l’Esprit Saint.


La sagesse vitale (vitae Sophia) introduite par le Christ dans les corps éthériques des hommes en tant que résultat de l’évènement de l’ascension est en mesure également de retenir le corps éthérique de l’homme des deux tendances extrêmes dans son évolution après la mort : d’une dissolution plus luciférienne dans les lointains du monde (c-a-d de la pleine désindividualisation), et de l’enchainement ahrimanien à la sphère de la terre, de ce que l’on appelle l’immortalité ahrimanienne. En outre de la première tendance du corps éthérique, celui là est protégé d’avantage par le principe de sagesse, y fortifiant les forces de l’individualisation et, de la seconde, par le principe de vie, ne lui permettant pas, après la mort de l’homme, de s’unir aux forces de la matière terrestre. Dans l’ensemble toutefois, une telle totalité des deux principes, -vitae sophia -, la sagesse vitale des imaginations universelles est celle qui mène le corps éthérique de l’homme, ayant accueilli en soi l’impulsion du Christ, dans « l’anneau éthérique » (Chez l’homme le corps éthérique est le corps de forces formatrices).
avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Jeu 13 Oct - 19:56

Autre Extrait du livre de Serge O. Prokofieff : "Le cycle de l’année, un chemin d’initiation vers le vécu de l’être du Christ."

(Page 338)  ….Tirons le bilan de tout ce qui a été dit. D’après les communications de Rudolf Steiner, aux environs de 1879, l’Ange du Bodhisattva-Gautama s’élève vers la sphère des Archanges. Il y occupe la place laissée libre par Michael. Qui vers cette époque, achève sa montée au rang des Archais.

L’Ange du Bodhisattva-Gautama est profondément lié avec l’entité de l’Ame Nathanéenne. Il est le protecteur des forces juvéniles originelles de l’enveloppe-mère de son corps éthérique, c-a-d des originelles forces juvéniles éthériques de toute l’humanité.

Avec la montée au rang des Archanges, l’Esprit-vie qu’il portait pleinement développe déjà du temps de la dernière vie terrestre de Gautama Bouddha, de par un principe mystérieux – jusque là il agissait en qualité d’Ange -, devint manifeste, et à partir de ce moment l’Ange du Bodhisattva-Gautama peut remplacer Michael dans sa mission de « protection » de l’Ame nathanéenne dans le monde spirituel.

Grâce à un tel chemin exclusif d’évolution, l’Ange du Boddhisatva-Gautama se révèle être en mesure de prendre sur soi au XXième siècle, encore une tâche directement liée à la nouvelle apparition du Christ dans l’éthérique Qui, à commencer à notre époque, traverse le monde suprasensible le plus proche de la terre dans le vêtement de l’âme nathanéenne, comme la vécu autrefois de façon prophétique l’âpôtre Paul sur le chemin de Damas.
Et à la fin, en partant de la compréhension ésotérique des termes occultes contenus dans la mythologie germano-nordique, cet être, cet Ange du Bodhisattva-Gautama peut être appelé, comme nous avons vu, « fils de wotan », « l’Ase muet ».

Tous les faits cités dans leur ensemble nous dévoilent un profond mystère de cet être hiérarchique parfaitement exceptionnel ayant à côté de Michael lui-meme un rapport également  parfaitement particulier envers la Science spirituelle d’orientation anthroposophique agissant sur Terre au XXème siècle.

Cet être n’est personne d’autre que celui qui apparait devant nous dans l’ésotérique sagesse germano-nordique sous le nom de Widar !

Si nous nous tournons à présent de façon directe vers les caractéristiques que Rudolf Steiner attribue à Widar dans ses conférences, alors nous découvrirons leur pleine correspondance avec ce que nous avons exposé aux pages précédentes. Ainsi dans la conférence du 21 décembre 1913, tenue à Bochum à l’occasion de la consécration de la Branche « widar » dans la meme ville, Rudolf Steiner dit ce qui suit : »A l’adresse du nom de la divinité qui, dans le Nord, est considérée comme la divinité qui doit ramener les forces rajeunissantes, des forces spirituelles d’enfance à l’humanité vieillissante, vers lequel se penchent précisément les âmes nordiques lorsqu’elles veulent parler de ce qui, s’épanchant de l’être de Jésus Christ, peut apporter à notre humanité un nouveau message d’un rajeunissement, à l’adresse de ce nom nos amis ici veulent consacrer leur travail et leur branche. « Branche Widar » veulent-ils la nommer. Puisse ce nom être plein de promesse. Ces paroles se trouvent en conclusion de la conférence dans laquelle il est question, d’un côté, du cycle de l’année, de ses fêtes et de leurs vécus par l’âme humaine, et de l’autre, du mystère des deux garçons Jésus et en particulier du Mystère de l’Ame nathanéenne.

De cette façon toute la conférence dans l’ensemble renvoie non seulement au lien de Widar avec l’impulsion du Christ et avec les forces juvéniles originelles de l’humanité, mais également avec Son lien avec l’Ame nathanéenne elle-même.
Dans une autre conférence tenue trois ans auparavant, le 17 juin 1910 à Kristiania, et achevant le cycle de conférences sous le titre « La mission des âmes particulières des peuples, en liaison avec la mythologie germano-nordique », Rudolf Steiner, exprime ses paroles les plus remarquables au sujet du rapport de Widar à la manifestation éthérique du Christ, et également il parle en détail de l’apparition, à partir de notre temps, d’une nouvelle clairvoyance à laquelle il appartient ensuite de soutenir une lutte difficile avec l’atavique clairvoyance ahrimanienne-luciférienne, inspirée à présent à partir du plan astral par le loup Fenris. Mais pour comprendre de façon correcte le caractère et la particularité de cette nouvelle clairvoyance, et également son rapport à l’impulsion de Widar et à la nouvelle manifestation du Christ, il est nécessaire d’examiner encore quelques faits de l’activité commune, dans l’humanité, de l’individualité du Bodhisattva-Gautama et de l’être angélique qui l’inspire  (de widar).

(Ici il est indispensable de souligner tout particulièrement que la mission de widar dans l’humanité déjà à cette époque est sortie très loin au-delà des frontières de la conduite d’un être humain, même aussi proéminent que Gautama-Bouddha. C’est pourquoi la description ci-dessus ne caractérise que l’un des côté de l’activité de ce haut Esprit.).

L’époque contemporaine est la cinquième époque culturelle dans l’évolution postatlantéenne, dont la tâche fondamentale est la culture de l’âme de conscience. En même temps cette époque, dans certain sens, répète la troisième époque égypto-babylo-assyro-chaldéenne, qui par excellence, cultivait l’âme sensitive. Une puissante ancienne clairvoyance, ayant existé à cette époque parmi les peuples du nord européen, fut à un degré significatif inspirée par l’Archange Wotan, guidant alors ces peuples à travers son représentant et aide terrestre, le futur Gautam-Bouddha. Ultérieurement au cours de la quatrième époque culturelle postatlantéenne, conjointement au développement de l’âme de raison et de cœur, cette ancienne clairvoyance s’éteint progressivement et est remplacée d’abord par le penser inspiré des Grecs, puis toujours plus par le penser plus autonome des hommes pris isolément.

A la frontière des troisième et quatrième époques culturelles advient la dernière incarnation terrestre du Bodhisattva qui s’y éleva au degré du Bouddha. Au cours de cette incarnation il atteint ce but vers lequel, sur l’étendue de ses nombreuses vies, sur Terre, encore en la qualité de Boddhisatva, il fut dirigé par son Ange-gardien. Ce but consistait en l’octroi à toute l’humanité de l’enseignement de la compassion et de l’amour sous forme du « chemin octo-membré ». Néanmoins déjà à cette époque (VIème siècle avant al naissance du Christ), cet enseignement aurait-dû être octroyé à l’humanité non pas à partir des forces de l’âme sensitive ou de raison, mais à partir des forces de l’âme de conscience. Et c’est en cela que résidait la grande, et dans son fondement la profonde action prophétique de Bouddha « … le Bouddha avait pour tâche de plonger, au cinquième jusqu’au sixième siècle avant notre ère, l’âme de conscience dans l’organisation humaine dit Rudolf Steiner.

Et peu de temps auparavant il rend attentif au fait que précisément l’époque contemporaine apportera avec elle une véritable cognition de tout ce que bouddha avait accomplie : « Maintenant, l’homme, par son âme de conscience lorsqu’elle se développera, sera mûr pour reconnaître peu à peu à partir de soi-même ce que Bouddha avait donné en tant que grand dessein. Bouddha devait avoir développé, au temps où les hommes n’avaient développé que l’âme de raison ou de cœur, déjà l’âme de conscience.

Plus loin dans le chapitre Serge O. Prokoffief explique :

Et un sens plus profond dans la victoire remportée par le Loup Fenris sur Wotan, que  nous narre le « crépuscule des Dieux », réside en ceci, qu’une certaine force, qui fut pleinement licite dans le passé, s’étant graduellement détachée de Wotan, à notre époque, sous l’action exercée par les puissance adverses, prend l’aspect du Loup Fenris, et entre en lutte contre les forces de l’évolution juste, ayant à leur tête Michael, entre en lutte contre l’impulsion de la nouvelle clairvoyance qui doit s’étendre dans l’humanité à travers l’imprégnation par la lumière de l’Esprit, de l’intelligence humaine : non pas dans son contournement par l’impulsion du Loup Fenris, mais dans sa spiritualisation par une pleine victoire remportée sur la puissance ahrimanienne du loup par les force de Widar-Michael.  C’est précisément à cette victoire remportée sur le pouvoir du loup que renvoie dans les traditions ésotériques du Nord européen le récit décrivant comment widar le vainc, en lui déchirant la gueule, c-a-d en le privant de la possibilité de parler. Car ce n’est pas l’ancienne clarivoyance, mais la nouvelle qui doit « se mettre à parler » dans l’humanité. Le loup doit être réduit au silence, et widar, jusque là « l’Ase muet » , doit à présent pou la première fois élever sa voix.

Cette victoire de widar sur le loup à notre époque, doit être remportée dans chaque âme humaine. Dans ce cas contraire, l’humanité serait menacée par le danger de succomber entièrement sous les forces de l’intelligence atavique, privée de lumière, d’une clairvoyance dans laquelle le loup Fenris n’est personne d’autre que le premier envoyé du « spectre ahrimanien », dont il a déjà été question dans les pages de cet ouvrage. Ce « spectre ahrimanien » surgit, en attendant, seulement en tant qu’un être éthérique sur le plan astral, où il est le principal adversaire du christ éthérique, et le terrifiant symptôme d’ahriman s’approchant de son incarnation à la frontière des deux millénaires.
(Page 344)
avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Jeu 13 Oct - 21:03

(page 356) On peut suivre de façon particulièrement claire cette activité d’ensemble de Widar et de l’âme nathanéenne, en examinant la métamorphose ultérieure de l’aptitude humaine du souvenir. Nous avons déjà parlé de ce que les forces en vue de l’usage correct de cette aptitude, liées de façon si intime avec l’essence-même de la « Soi-conscience de l’homme ont pénétré dans l’humanité grâce au quatrième sacrifice de l’Ame Nathanéenne, advenu au tournant des âge. En ce temps, le développement correct de l’aptitude au souvenir devait être la condition pour toute l’évolution ultérieure de la Moi-conscience de l’homme. Maintenant toutefois, lorsque cette Moi-conscience est d’une façon significative déjà atteinte par les hommes, la métamorphose suivante doit se dérouler dans l’humanité.

L’homme doit en pleine conscience imprégner son aptitude du souvenir par les forces du Christ, ce qui à son tour est lié de la façon la plus directe avec le développement de la nouvelle clairvoyance éthérique. Et puisque l’aptitude de souvenir est enracinée dans le corps éthérique de l’homme, alors il est question dès le début, par conséquent, de l’union de l’impulsion du Christ avec ces parties de l’homme, dans lesquelles, en chaque homme, séjournent encore les forces apparentées à l’ame nathanéenne, puis de l’extension de son influence également aux autres parties du corps « éthérique. Ces forces, apparentées dans l’homme à l’âme nathanéenne, qui furent dans l’antiquité d’après les buts de la conduite universelle, retenues du péché originel, de la pénétration en elles de l’influence luciférienne et puis ahrimaniennes, sont liées comme cela est connu des communications de Rudolf Steiner, avec une certaine partie de deux aspects de l’éther « de son » et de l’éther « de vie ». ce sont précisément les forces de ces deux aspects de l’éther, non encore touchés par le péché originel, qu’avait apportées avec soi –lors de son incarnation sur terre – l’âme nathanéenne, afin de les plonger dans le courant d’évolution de l’humanité, en tant que forces du plus ancien souvenir originel de l’état initial paradisiaque de l’humanité. Ce qui fait que nous avons dans le corps éthérique de l’homme contemporain la mémoire supérieure, portant les souvenirs de l’existence de l’âme humaine dans les mondes supérieurs avant le péché originel (cette mémoire est enracinée dans les éthers de son et de vie), et la mémoire terrestre habituelle, liée davantage à l’éther de lumière et partiellement aussi à l’éther de chaleur. Et ce processus, qui à notre époque doit, de la façon venant d’être indiquée, se dérouler dans les âmes humaines grâce à l’action conjuguée qui est exercée par Widar et l’Ame nathanéenne consiste en ceci, que lors de l’assistance de Widar , les forces de l’Ame nathnéenne, portant la conscience du Christ doivent être réveillées dans les « régions » de son et de vie du corps éthérique, afin qu’elles puissent ensuite, jusqu’à un certain degré, imprégner également sa partie lumineuse (et à l’avenir pénétrer même jusqu’à la partie de chaleur), ouvrant par cela le chemin vers une pénétration directe à cet endroit-là de l’impulsion du christ.

Rudolf Steiner en parle dans les termes suivants :

« Dans le nouvel évènement du Christ, qui s’approche maintenant non physiquement mais éthériquement, qui est lié avec le premier attisement de l’aptitude du souvenir, avec le premier attisement du devenir-imprégné-du-Christ du souvenir, cet Evènement du christ sera tel, que le Christ s’approchera des hommes en tant qu’être d’espèce angélique. C’est en vue de cela que nous devons nous préparer. »

Comment ?

Ce « Mystère de lumière » intérieur dans l’être humain le Christ, de façon prophétique, l’a autrefois narré dans un cercle restreint de Ses disciples pendant la période des entretiens de quarante jours menés avec eux après sa Résurrection d’entre les morts. Ce dévoilement du « Mystère de la lumière », le Christ ressuscité l’a achevé alors, en communiquant aux disciples le texte mantrique, qui, dans la forme dans laquelle Rudolf Steiner a pu à présent à nouveau le tirer de la Chronique Akasha, est peut-être le mantra le plus significatif, dans lequel le plongement peut favoriser l’éveil chez l’homme contemporain des forces de la nouvelle clairvoyance éthérique, menant vers la contemplation du reflet dans son propre corps éthérique de l’image éthérique du Christ. Ce mantra résonne de la façon suivante :

« O vous, puissances dans le monde spirituel, laissez-moi, sortir de mon corps physique, être en état de connaissance dans le monde de lumière, dans la lumière, afin de d’observer mon propre corps de lumière, et laissez le pouvoir des forces ahrimaniennes ne pas devenir trop fort sur moi, afin qu’elles ne me rendent pas impossible de contempler ce qui se déroule là dans mon corps de lumière."

Où ?

Si l’on se souvient maintenant que la lumière Astrale est dans un certain sens la mémoire astrale du Cosmos et la partie lumineuse du corps éthérique de l’homme la porteuse de sa mémoire terrestre individuelle, alors tout le processus, alors on peut également le définir dans les termes suivants : Dans ce processus, nous avons affaire à la fructification de la mémoire humaine par la Mémoire cosmique, imprégnée de la présence directe du Christ, ce qui est le début du Mystère de la pénétration graduelle de l’impulsion du Christ dans le souvenir humain, menant l’homme vers la nouvelle contemplation de Celui-là dans le monde spirituel le plus proche de la Terre. Sous l’aspect de la conférence examinée, cela correspond au processus de vivification et en même temps d’illumination de l’habituelle mémoire humaine, qui n’est rien d’autre que les mouvements lumineux, plongés dans les ténèbres, du corps éthérique de l’homme. En liaison avec ce dernier état, dans la conférence du 2 janvier, se trouvent également les paroles : « Les démons (ahrimanniens) tiennent constamment le corps de lumière de l’homme dans l’obscurité. Cela est dû aux mesures qu’Ahriman a prises avec le corps physique et d’ailleurs aussi avec le corps éthérique."

De ce qui a été dit il devient maintenant clair que l’entrée décrite de l’impulsion du Christ dans la région lumineuse du corps éthérique de l’homme, dans le processus de vivification de son aptitude de souvenir, favorise non seulement l’éveil de la nouvelle clairvoyance, mais également de quelque chose de bien plus important, ce que Rudolf Steiner met particulièrement en valeur dans la conférence citée. Il est dit plus loin, « nous pouvons de ce fait dire –et je veux écrire cette phrase particulièrement au tableau, car c’est une phrase importante –«  :

« Il est possible à l’âme humaine d’observer, à partir de la lumière, les processus dans son propre corps de lumière, alors cette âme se sera affranchie des forces ahrimaniennes, qui d’ordinaire obscurcissent les processus dans le corps de lumière »

avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Ven 14 Oct - 1:09

Pour continuer : à lire le livre de Rudolf Steiner :

Les Bases occultes de la Bhagavad Gita

PDF
http://gratiut-livres.learobes.com/438589-rudolf-steiner-kobo-telechargement-livres.html

LES BASES OCCULTES DE LA BHAGAVAD GITA
Conférences de R. Steiner . Éditions Anthroposophiques Romandes - GA 146

9 conférences faites à Helsinki du 28 mai au 5 juin 1913

PREMIÈRE CONFÉRENCE Helsinki, le 28 mai 1913

La découverte de la Bhagavad Gita et sa signification aux temps modernes. Ce qu'en dit Wilhelm von Humboldt. Le point de départ de la Bhagavad Gita : le combat fratricide. Le recul d'Arjuna devant son implication dans le monde terrestre du combat. Une image opposée : la mort de Socrate, annonciateur de l'immortalité de l'âme. Arjuna, représentant de l'ancienne âme tribale et Krishna porteur de l'expérience du moi individuel.

DEUXIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 29 mai 1913

Composition artistique de tous les anciens documents occultes. Bouleversement psychique, point de départ de toute expérience occulte. Elargissement de l'intérêt, condition de base de toute formation spirituelle. Développement spirituel d'Arjuna reposant sur ces prémisses. Pensée en concepts généraux, acquisition de l'époque de la Bhagavad Gita. Idées et concepts, germes de la clairvoyance. Enseignement de Krishna : refus de la foi en les Véda et recherche sur le chemin du Yoga. Sentiment de solitude et premier pas vers la connaissance suprasensible.

TROISIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 30 mai 1913

Rapport entre les représentations oniriques et les faits de la vie de veille. Expériences spirituelles lors des rêves suite aux exercices de la science spirituelle. Victoire sur les antipathies et les sympathies usuelles comme condition à l'expérience spirituelle. Exemples des difficultés à s'en déshabituer. L'acquisition d'une nouvelle attitude par rapport à son propre destin. Indispensable renforcement de la conscience de soi pour parvenir aux mondes supérieurs. Le reflets de ces réalités lors de la rencontre entre Arjuna et Krishna.


QUATRIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 31 mai 1913

Derniers restes des forces de clairvoyance chez les hommes de l'époque de la Bhagavad Gita. Le sentiment de l'absurde devant le seul monde physique en tant qu'impulsion de la recherche spirituelle. L'acquisition des connaissances supérieures par l'expérience consciente des contenus ordinairement inaccessibles du domaine du sommeil profond. Le reconnaissance de la nécessité du mal dans le monde. La révolte de la critique publique devant les révélations émanant de la région du sommeil. L'exemple des deux enfants Jésus. Les paroles de Krishna en tant que révélations issues de cette région spirituelle du sommeil.

CINQUIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 1er juin1913.

L'insuffisance de toute définition. Caractérisation du déroulement cyclique des processus de construction et de déconstruction dans le système nerveux entre le sommeil et la veille. Hélène Keller, exemple de résistance héréditaire contre les forces destructives organiques. Loi du déroulement cyclique de l'histoire : alternance entre périodes préparatoires et périodes d'accomplissement. Formation d'un nouvel organe dans le cerveau humain entre les 14ème et 19ème siècles et début de la pensée spirituelle de l'époque présente. Conception wilsonienne de l'Etat. Préparation de la conscience de soi par Krishna à l'époque des castes et du culte des aïeux. Prise de conscience de ce processus par Arjuna.

SIXIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 2 juin 1913

Une erreur de la science abstraite : l'interprétation des anciennes révélations religieuses en tant que systèmes philosophiques. Rencontre entre Arjuna et Krishna, dispensateur de la conscience de soi. Intensification artistique de la Bhagavad Gita jusqu'à son neuvième chant : la compréhension de l'éternel par l'Imagination acquise par l'approfondissement du Yoga. Importance de l'impulsion de Krishna pour l'individu, de celle du Christ pour l'humanité.

SEPTIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 3 juin 1913

Incapacité de l'être humain à reconnaître ses forces cognitives. Action de la force destructrice lors de la veille et de la force constructive lors du sommeil. Particularité de ces forces en l'homme : parenté avec le " moins que rien ". Le sommeil des forces de génération chez l'enfant innocent et leur action avilissante animale à leur réveil dans l'adolescent. Conservation de ces forces créatrices humaines devant les influences lucifériennes dans l'âme soeur d'Adam. Le devenir humain de cette âme dans l'enfant Jésus de Luc. Sa jonction avec l'âme de Zarathoustra dans l'autre enfant Jésus à l'âge de la puberté. L'action de l'âme d'Adam dans l'impulsion de Krishna. Découverte de ces faits par le regard occulte et non par des constructions rationnelles.


HUITIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 4 juin 1913

La Bhagavad Gita, issue du sentiment dans l'ancienne Inde. L'incompréhension de son message profond. Les efforts de renouvellement de l'ancienne sagesse indienne par la philosophie sankhya, le Vedanda et par Sankarâchârya. Parenté des contenus de ces courants spirituels et des philosophies de Soloviev, Fichte et Hegel. Le sentiment dans la Bhagavad Gita exprimé par les concepts sattva, rajas et tamas. La nature vivante de ces concepts et leur application à divers domaines de la vie.


NEUVIÈME CONFÉRENCE Helsinki, le 5 juin 1913

Les applications différentes des concepts sattva, rajas et tamas à l'époque de la Bhagavad Gita et à notre époque. La libération des trois états d'âme comme tâche d'Arjuna. L'impulsion de Krishna pour l'autonomie et le perfectionnement de l'âme humaine. Synthèse entre l'impulsion luciférienne et l'impulsion de Krishna-Jésus dans celle du Christ. Erreur répandue dans la Société théosophique quant à la réincarnation physique du Christ et l'effort de vérité en tant que tâche de l'anthroposophie.

http://www.eurythmiste.be/Librairie/Livres/adulte/1756.htm
avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Dim 16 Oct - 23:12

obsidienne a écrit:
Nouvel Aurore a écrit:Paix,
obsidienne a écrit:Aussi je me dit que quelqu'un qui ne connait pas entièrement le christianisme et lit seulement ce passage peut s'imaginer que s'il passe la mort il va directement dans le royaume du père.
Et c'est là l'erreur ....  dans ce royaume il y a des lois....  
Bien ! Et pourriez-vous nous les rappeler, SVP !

Ft

Quand on devient initié et que l'on peut passer dans les mondes supérieurs (et en revenir aisément) on découvre ces lois car notre âme est déjà dans la vérité.

Dans le royaume du père, le royaume de l'esprit il y a différentes portes à franchir. Devant ces portes il y a les gardiens du seuil ......
avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Mar 18 Oct - 23:41

La terre serait parvenue au terme de son développement si ne lui était pas ajouté les forces des dépouilles des défunts. Ce qui permet aussi aux minéraux de déployer leur pouvoir de cristallisation. Les plantes aussi et même les espèces animales inférieures.

Pourquoi ? Car l’homme transforme les substances qu’il absorbe et ainsi que celles qu’il a reçu à la naissance. Par l’intermédiaire de l’humain, le suprasensible s’insère au physique.

Ces forces de mort agissent aussi en l’humain. Elles lui permettent de produire du système osseux. Nous les affaiblissons en nous ceci construit le système nerveux.

Un nerf veut continuellement devenir os. L’os en l’humain est quelque chose de mort. Ce sont les muscles et le sang, forces opposées qui empêchent les nerfs de s’ossifier.

Les anciens savaient qu’il existe une certaine parenté entre la moelle épinière nerveuse et la moelle osseuse, mais encore, que l’humain pense aussi bien avec son squelette qu’avec ses nerfs.


avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Dim 23 Oct - 11:49

Extrait du livre de Rudolf Steiner : Les hierarchies spirituelles et leur reflet dans le monde physique.

L’ange a développé ses corps physique(1), éthérique(2), astral (3) de telle manière qu’ils forment un tout, tandis que son Moi (4) et ses Manas (5), Bouddhi (6) et Atma (7) ens ont distincts.



Pour comprendre la nature d’un Ange, il faudrait se dire qu’il n’a pas complètement élaboré les constituants supérieurs qu’il possède et vers lesquels tend effectivement son développement. A vrai dire, seul le Manas est pleinement développé chez lui, les deux autres éléments ne le seront que plus tard. Ils sont encore dans un monde spirituel planant au-dessus de ce qui le constitue dans le monde physique.

L’Ange n’a pas comme l’homme un Moi qui vit et agit sur terre dans un corps physique. Au stade d’évolution où il est, il ne développe pas non plus son Manas sur la terre. C’est pourquoi ce qui existe de lui sur la terre ne semble nullement appartenir à un être spirituel. Quand vous rencontrez un être humain, vous constatez qu’il porte en lui ses principes et qu’en raison de cela, tout chez lui est assemblé en un organisme.

Pour rencontrer un Ange, il faut tenir compte du fait qu’ici-bas son corps physique n’est qu’une image, un reflet de ses principes spirituels, lesquels ne peuvent d’ailleurs être vus que dans le monde d l’esprit. C’est dans l’eau qui coule et ruisselle ou s’évapore, dans les vents et courants de l’air et les éclairs sillonnant l’atmosphère qu’il faut chercher le corps physique des êtres angéliques.

L’homme se figure qu’un corps doit nécessairement avoir des contours précis, et il lui est difficile de se dire devant le brouillard qui s’élève ou la bruine, devant la source jaillissante, le vent qui souffle à grand bruit, les éclairs qui sillonnent le ciel, que ce sont là des manifestations d’Anges et que derrière ce corps physique – qui n’est pas limité comme celui de l’homme – il faut voir un élément spirituel.

L’homme doit développer tous ses principes tels qu’ils sont réunis en lui ; c’est pourquoi il lui est difficile de se représenter qu’un corps physique puisse être fluctuant, évanescent, sans limites précises. Il faut penser que quatre-vingts Anges réunis peuvent avoir dans une certaine partie d’une nappe d’eau leur corps physique le plus dense. Ce corps n’a pas nécessairement des contours précis. Il peut se trouver partiellement dans une étendue d’eau, partiellement dans une autre très éloignée de la première. Bref, il faut nous représenter que ce qui nous entoure sur la terre d’eau, d’air et de feu contient les corps de la Hiérarchie immédiatement supérieure à l’humanité. Et c’est dans le monde astral qu’il faut plonger le regard clairvoyant lorsqu’on veut saisir le Moi, le Manas de l’Ange. Il nous regarde d’en haut.

Puis dans le système solaire, le domaine qu’il faut explorer pour trouver les êtres angéliques s’étend jusqu’à l’orbite de la lune. Ce qui concerne les Anges est encore relativement simple. Le clairvoyant qui découvre le corps physique d’un Ange dans une nappe d’eau ou dans le vent y trouve également ses corps éthérique et astral. C’est pourquoi ces trois éléments sont réunis sur notre schéma. Naturellement, le souffle du vent, l’écoulement ou l’évaporation de l’eau ne sont pas seulement ces phénomènes matériels qu’y voit l’entendement obtus ; dans l’eau, l’air et le feu vivent de multiples façons l’élément éthérique et l’élément astral des Anges. Mais si l’on veut trouver leur être psychique et spirituel, il faut ouvrir le regard clairvoyant sur le monde astral.

Il en est autrement pour le degré suivant, celui des Archanges. Chez ceux-ci le corps astral (3) n’est pas lié aux corps physique (1) et éthérique (2). Ces deux éléments inférieurs sont séparés des supérieurs, qui se trouvent, eux, dans un monde plus élevé.

On ne peut donc avoir une image complète de l’Archange qu’en faisant des recherches en deux endroits, ce qui n’est pas le cas pour l’homme, dont tous les principes sont réunis en un seul être. Chez l’Archange, l’élément spirituel est en haut et se reflète en bas. Son corps physique et son corps éthérique ne peuvent s’unir en tant que tels que si le premier n’est qu’air et feu. Aussi ne pourriez-vous pas ressentir, dans un flot rugissant, des Archanges dont il serait le corps physique, alors que vous pourriez percevoir celui-ci dans le vent et le feu ; il vous faudrait chercher par clairvoyance, dans le monde spirituel, la réplique spirituelle à ce feu, à ce vent, réplique qui n’est liée ni au corps physique, ni même au corps éthérique de l’Archange.

Nous en arrivons ensuite aux entités que nous appelons Principautés, Archaï ou Esprits de la personnalité. Chez ces esprits, seul le corps physique se trouve dans le monde matériel ; tout le reste est dans le monde spirituel. Mais ce corps physique ne peut vivre que dans le feu. Ce n’est que dans les flammes qu’on peut saisir le corps physique des Principautés. Chaque fois qu’on voit jaillir l’éclair, on peut se dire qu’il y a là quelque chose du corps de ces esprits, mais il faut s’élever par la clairvoyance dans le monde spirituel si l’on veut trouver ce qui en est la contrepartie spirituelle, laquelle en est séparée dans ce cas. Il est relativement facile au clairvoyant de le faire. Rappelez-vous que les Esprits de la personnalité sont dans la sphère qui s’étend jusqu’au Mercure des astronomes, la Vénus des anciens Mystères. Supposons que quelqu’un soit devenu capable d’observer ce qui se passe dans cette sphère ; il pourra percevoir ces entités hautement développées, les Esprits de la personnalité. S’il dirige son regard clairvoyant sur l’ensemble de ces Esprits et qu’il voit ensuite l’éclair jaillir entre les nuages, il les verra s’y refléter, car c’est là qu’est leur corps.

Les entités spirituelles encore supérieures, les Exousiaï, dont le domaine s’étend jusqu’au Soleil, nous occuperont moins pour le moment. Disons seulement que leurs organes d’exécution sont les entités de Vénus et de Mercure, dont les corps physiques se trouvent dans le feu pour les uns, le feu et le vent pour les autres. Traduisez la chose ainsi : les entités spirituelles qui vivent dans le soleil font, des esprits de vénus dans les flammes du feu et des esprits de Mercure dans le bruissement du vent, leurs intermédiaires, leur subordonnés. « Dieu a fait des flammes ses serviteurs et des vents ses messagers… », est-il dit dans la Bible. Il faut relire ces textes dans les documents religieux, car ils sont inspirés par des faits spirituels et correspondent parfaitement aux observations de la clairvoyance.

Nous avons donc vu que les trois Hiérarchies qui nous sont immédiatement supérieures sont étroitement reliées à notre propre existence. L’homme est ce qu’il est parce qu’il a reçu quelque chose de la terre, l’élément solide. C’est ce qui le distingue de tous les autres êtres ; c’est ce qui fait de lui un être en lequel tous les éléments qui le constituent sont rassemblés.

Sur l’ancienne lune (la ronde précédente), il était semblable à d’autres entités ; il subissait des transformations, exactement comme de grandes masses d’eau forment un corps en perpétuel changement. C’est sur la terre seulement qu’il a été emprisonné pour ainsi dire dans sa peau ; c’est maintenant un être dont on peut dire qu’il réunit en lui un corps physique, un corps éthérique, un corps astral et un Moi. Cet état de séparativité n’existe pas depuis très longtemps. A l’ère atlantéenne, pendant la première période de cette ère, l’homme ne sentait pas encore en lui sont Moi complètement présent ; il attendait pour ainsi dire de le recevoir dans sa totalité. Plus anciennement encore dans l’évolution terrestre, on peut voir que ce qui de l’être humain est descendu sur terre était fait seulement d’un corps physique, d’un corps éthérique et d’un corps astral.

Et l’être humain de l’ère lémurienne, à la manière, est formé sur le plan terrestre, comme les Anges, d’un corps physique, d’un corps éthérique , d’un corps astral. Le Moi humain en devenir s’unit graduellement à lui à partir d’un moment déterminé et au cours de toute l’ère atlantéenne. Pendant l’ère lémurienne, il y avait donc des hommes qui allaient et venaient sur la terre, mais qui n’avaient ici-bas qu’un corps physique, un corps éthérique et un corps astral, et ce n’étaient pas des êtres humains capables de penser, de se développer au sens actuel de ces mots.

Il s’est alors passé sur notre quelque chose de très remarquable. Ces hommes de l’ère lémurienne qui n’ont qu’un corps physique, un corps éthérique et un corps astral ne peuvent pas se tirer d’affaire tout seuls ; ils ne s’orientent pas bien sur la terre, ils ne savent pas ce qu’ils doivent y faire. Vers eux descendent alors du ciel d’abord les habitants de Vénus, qui, ayant pour ainsi dire un certain rapport avec le corps physique, imprègnent et animent ceux des premiers habitants de la terre. Dans la masse des hommes lémuriens circulent d’une façon très particulière des être humains dont le corps est différent des autres. Un homme ainsi favorisé a un corps imprégné, animé par un esprit de Vénus, un Esprit de la personnalité. De ce fait, il exerçait une puissante influence sur tout son entourage.

Extérieurement, les Lémuriens de cette sorte se distinguaient à peine des autres ; mais, du fait qu’ils portaient dans leur corps un Esprit de la personnalité, ils agissaient d’une façon intensément suggestive sur leu milieu. Rien n’est comparable aujourd’hui au respect, à la vénération qu’on leur vouait, à l’obéissance qui en résultait. Toutes les migrations qui ont été entreprises pour peupler les différentes parties de la terre ont été conduites par ces êtres chez qui étaient incarnés des Esprits de la personnalité. Ils n’avaient pas besoin d’un langage – qui d’ailleurs n’existait pas encore – ni de signes ; la seule présence d’une pareille personnalité suffisait. Et quand cet être trouvait nécessaire de conduire d’une région à une autre des grandes masses humaines, celles-ci le suivaient aveuglément, sans réfléchir. Car la réflexion n’existait pas non plus à cette époque. Elle ne s’est développée que plus tard.

Certains esprits de Vénus, des Esprits de la personnalité, sont donc descendus ici-bas au début de l’ère lémurienne. L’action de ceux qui portaient ainsi figure humaine – telle qu’était alors cette figure – avait une importance tout à fait particulière pour l’ensemble du cosmos. S’ils pouvaient conduire des peuples d’un pays à un autre, c’est parce qu’ils savaient ce qu’on peut savoir quand on connait non seulement la terre, mais aussi tout ce qui l’entoure.

L’évolution de l’humanité s’est poursuivie et la nécessité s’est révélée d’une intervention des Archanges, des esprits de mercure, dans cette évolution. Ceux-ci ont dû, à leur tour, douer d’âme et de vie ce qui existait ci-bas. Cela s’est passé surtout pendant l’ère atlantéenne. Des esprits de Mercure, des Archanges, ont pu alors introduire âme et esprit dans les corps physique et éthérique de certains hommes qui ne différaient pourtant pas beaucoup des autres par leur aspect extérieur. Nous avons dit dans la dernière conférence que les Archanges avaient pour mission de diriger des peuples entiers. L’être humain qui portait en lui un Archange pouvait communiquer à toute une race atlantéenne les lois inscrites dans le ciel.

A l’ère lémurienne, où il était encore nécessaire d’agir collectivement, les grands conducteurs de peuples étaient animés par des esprits de Vénus. Ceux chez qui, à l’ère atlantéenne, s’incarnaient des Archanges, avaient à diriger des populations moins nombreuses. Les « prêtres-rois » de l’ère atlantéenne étaient en somme maya. Ils n’étaient nullement ce qu’ils semblaient être extérieurement. Dans leur corps physique et leur corps éthérique vivait un Archange ; c’est lui qui agissait réellement.

Et en remontant jusqu’à cette ère atlantéenne, on peut retrouver les lieux sacrés de ces conducteurs de l’humanité. C’est depuis ces centres secrets qu’ils agissaient, qu’ils cherchaient à sonder les mystères de l’univers. On peut rassembler sous l’appellation d’oracles les recherches et les décisions provenant de ces centres, bien que l’origine de ce terme soit plus tardive. Il convient bien à ces lieux sacrés où enseignaient et d’où régnaient ces hommes atlantéens, porteurs chacun d’un Archange. Ces grands maîtres y attiraient d’autres hommes qu’ils préparaient à devenir des serviteurs, des prêtres de ces oracles.

Il est important de savoir que dans l’ancienne Atlantide, il y avait de ces êtres humains dans les corps physique et éthérique desquels s’incarnait un Archange. Un clairvoyant qui se serait trouvé devant un de ces instructeurs aurait certes vu l’homme physique, mais derrière ce corps physique il aurait vu s’élever une forme gigantesque qui se perdait vers le haut dans des régions imprécises ; c’était l’Archange inspirateur. La personnalité d’un tel être était double : c’est comme si l’Archange inspirateur avait été derrière l’homme physique, dans une brume imprécise. A la mort, le corps physique se dissolvait, bien qu’il eût été le porteur d’un Archange ; mais le corps éthérique ne se dissolvait pas. Dans "l’économie spirituelle », il est nécessaire que se produisent certaines exceptions à la règle qui vaut pour la généralité des cas. Nous disons – et c’est en général parfaitement exact – que lorsqu’un homme meurt, il abandonne tout d’abord son corps physique, puis quelque temps après son corps éthérique, à l’exception d’un faible résidu. Mais il n’en est ainsi que d’une façon générale. Il y a une énorme différence entre le corps éthérique d’un initié des oracles atlantéens, qui était animé par un Archange, et celui d’un homme ordinaire.

Un corps éthérique aussi précieux ne se perd pas, il est conservé dans le monde spirituel. Et c’est ainsi que les sept corps éthérique des sept plus grands Maitres des oracles atlantéens ont été conservés par le guide suprême des oracles atlantéens. Car ces corps éthériques s’étaient formés à l’origine du fait que des Archanges y avaient vécu ; à la mort de l’initié, ceux-ci remontaient naturellement dans les sphères supérieures. La conservation de ces corps éthériques, bien entendu, se faisait non physiquement, mais d’après les lois de l’esprit.

L’initié atlantéen de l’oracle solaire n’est autre que celui qu’on appelle si souvent Manou, celui qui a conduit vers l’Asie les survivants de la population atlantéenne, cela afin d’y fonder les civilisations post-atlantéennes.

Il a instruit plusieurs générations d’hommes, et quand sept de ceux-ci, ont été suffisamment développés, éduqués, il a fait passer dans leurs corps éthériques les sept corps éthériques qui aux temps atlantéens avaient reçu l’empreinte des Archange.

Ces sept envoyés du Manou qui étaient ainsi destinés à fonder la première civilisation post-atlantéenne, ce sont les Saint Richis de la civilisation hindoue primitive. C’est ainsi qu’ont collaboré le passé, le présent et l’avenir. Ces sept hommes qu’on appelle les Saints Rishis nous auraient paru des gens bien simples, car leur corps astral et leur Moi n’étaient pas à la hauteur de leur corps éthérique. Ce qu’ils pouvaient accomplir était dû à ce corps éthérique où l’inspiration agissait à certaines heures ; alors ils parlaient comme ils n’auraient pas pu le faire d’eux-même. De leurs lèvres s’échappait ce que leur inspirait leur corps éthérique. Lorsqu’ils étaient abandonnés à leur propre jugement, c’étaient des hommes simples, mais à l’heure de l’inspiration, ils révélaient, par la vertu de leurs corps éthérique, les plus grands mystères de notre système solaire et de l’univers en général.

avatar
obsidienne

Messages : 3654
Date d'inscription : 21/10/2012
Localisation : hérault

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum