Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

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Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Ven 1 Juil - 22:16

Rappel du premier message :

Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

http://www.triarticulation.fr/AtelierTrad/TDK/DDUD1213.pdf

«Voulons-nous donc, non seulement participer au Christ, mais encore comprendre le Christ,
alors nous ne devons pas commodément considérer seulement ce que le Christ a fait pour nous, mais bien plus encore, nous devons aussi aller à l’école de tous les maîtres de l’Occident et de l’Orient, et cela doit être pour nous une consécration à nous approprier les enseignements de la totalité de l’horizon visible ; et l’autre consécration doit être pour nous de transformer ces enseignement en sorte que nous comprenions totalement le Christ au travers de ses enseignements les plus hauts.»

Dans les contextes anthroposophiques en ce moment même — pour ainsi dire dans la cadence de l’année — on célèbre un centenaire ; une réflexion a lieu sur les origines, la naissance et la transformation du mouvement anthroposophique. À l’occasion, elle saute aux yeux la manière dont les conditions de vie, les circonstances sociales, culturelles et politiques ont changé depuis. Ici se présente une tâche. Au plan de la géopolitique, nous vivons dans un monde multipolaire, la globalisation avec toutes ses répercussions l’a emporté et les religions se rencontrent et se réunissent. Des ouvertures, des contacts, ont lieu et malheureusement aussi — provoqués par des rétrécissements de caractère fondamentaliste et rétrograde —, des conflits extrêmement violents, comparables aux guerres de religion européennes qui ne remontent pas à une époque si lointaine.

Dans cet article, j’entre dans les examens du rapport de l’anthroposophie, du bouddhisme et du christianisme, sous l’aspect de la situation modifiée de l’époque, à laquelle je viens de faire allusion. Il me semble sensé, avec ce thème, d’indiquer le lieu personnel, à partir duquel je pense et je m’exprime ici.

Un anthroposophe bouddhiste abordera autrement le thème du Christianisme, qu’un chrétien anthroposophe, le Bouddhisme — pour ne donner ici que deux variantes du spectre représenté, lors du colloque « Symphonie des religions du monde » de Mannheim.
2

Je me comprends moi-même comme anthroposophe chrétien avec une forte affinité au Bouddhisme, une constellation biographique qui n’est pas bien inhabituelle, même si elle n’est pas toujours déclarée.

Mais à présent, où en sommes-nous donc aujourd’hui relativement à la rencontre entre
Anthroposophie, Christianisme et Bouddhisme ? Il est à constater que le Bouddhisme, entre temps, est arrivé parmi nous. On rencontre tous les courants et formes bouddhiques en Europe etAmérique, depuis le Bouddhisme tibétain en passant par le Bouddhisme Theravada jusqu’au Bouddhisme Mahayana — et chacune de ces orientations avec ses empreintes les plus diverses. Il est intéressant de voir, à l’occasion, que des formes spécifiquement occidentales se sont aussi développées en continuation du Bouddhisme.

D’un autre côté, au 20ème siècle, ont commencé des efforts très actifs en vue d’initier un dialogue chrétien-bouddhiste qui se consacre intensément à cette rencontre jusqu’à aujourd’hui au sein de groupes de travail, séminaires, congrès. Même dans les milieux anthroposophiques, on peut constater une préoccupation renforcée pour les sujets
bouddhistes et champs pratiques, dont maints d’entre eux ont presque adopté un caractère osmotique. J’y reviendrai à la fin de ces exposés.


Dernière édition par obsidienne le Ven 1 Juil - 23:05, édité 1 fois
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Jeu 22 Sep - 23:01

Vous faites quoi là ? De la propagande ? Du prosélytisme islamique ?

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Nouvel Aurore le Jeu 22 Sep - 23:58

Paix,
obsidienne a écrit:Vous faites quoi là ?    

C'est une Information Historique et d'Actualité !

obsidienne a écrit:Du prosélytisme islamique ?
Le mohamadisme est une religion, au même titre que le christianisme, le judaïsme, etc ...

Vous Connaissez la théorie de la Fin des Temps selon Laquelle l'ensemble des religions seront Rassemblées ! Et bien voilà ! C'est le Cas !

Donc, le Rassemblement autour du Christ concerne le mohamadisme aussi ! C'est Logique, non ?
Sinon, Steiner a bien dû expliquer que ce sont toutes les religions qui se Rejoindraient sous l'Egide de jésus Christ, certainement ! Non ?
P-A Explique que le Coran Annonce aussi le Retour de Jésus Christ et une Exégèse plus Complète Explique qu'Il Vient en quelques Sortes Lié, Adombrant Son Avatar Pierre-Ali !

Que Craignez-Vous donc ? Ne Vous affolez pas, mais étudiez toutes choses !

Comprenez comment l'Avatar du Christ Mène une Ahimsa dans laquelle Il s’ Oppose au Mensonge et à l'Iniquité, conformément aux Prophéties !

Il a Capacité à Livrer l'Exégèse Eschatologique des Soutras, mais aussi du Coran, de la Bible ... et à Instaurer le Royaume Christique dés Ici et Maintenant !

A Vos Trompettes ! Bénis sont Ceux Qui Participent à la Résurrection de l'Esprit Christique !

Voici ci-après, la Révélation de l' Hypocrisie Qui Mène ce Monde jusqu'à lors  :

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Nouvel Aurore le Ven 23 Sep - 0:02

INDIGNATION !

Lettre Ouverte à la Présidence ! France, le 14 / 06 /2015

Monsieur le Président de la République,

J’ai quelque peu Écouté puis Relu votre beau discours censé être un temps forts de votre quinquennat, censé vous faire rentrer dans l’histoire par la grande porte …

Afin précisément que le Peuple Sache la Vérité, et pour que la Postérité ait Foi en la Justice, Voici mise à Nue la Réalité de votre face cachée au Peuple, l’envers du décor politique Révélé selon la Vérité, rien que la Vérité, et Toute la Vérité, Monsieur le Président !

J’ai donc choisi pour trame de cette Révélation, quelques passages représentatifs de votre prose, commentés à la lueur de vos sombres secrets  …

Ainsi, quel Étonnement, pour ne pas dire, quel Écœurement,  que vous, vous proclamiez : «L'indifférence, voilà l'ennemi contemporain. » Vous qui l’incarnez si bien, Monsieur le Président  ! ? !

En effet, comment se fait-il que vous puissiez afficher de telles convictions, vous qui en plus de dix ans (et après une multitude d’alertes et de courriers constructifs qui vous ont été adressés) n’avez pas daigné, ne serait-ce qu’une seule fois, à Ma Connaissance,  avoir eu un seul Mot Attentif en Retour !!! Avez-vous une autre Définition de l’Indifférence, Monsieur ? Ou bien faut-il Considérer votre comportement comme une Simple mais Efficace Discrimination … ? ? ?

Pourquoi dites-vous de belles choses par devant, telles que : « La jeunesse est la première qualité que doit savoir garder un vieux pays comme le nôtre. A nous de lui faire la place, la place qu'elle mérite, de lui donner ses chances, de lui offrir l'espoir de la conquête, de la regarder avec bienveillance et de ne jamais distinguer entre nos enfants. » …/... « quand certains rencontrent des difficultés, de ne jamais leur fermer la porte. » … alors  que vous faites strictement le contraire par derrière ?

Dites-Nous donc, Monsieur le Président, Comment ne pas Ressentir de votre part une Malveillance Délibérée, voire Concertée avec toute une élite dirigeante  qui Méprise le Bon Sens Populaire au fond d’elle-même ?  Ne serais-Je donc qu’une sorte de Victime Expiatoire de vos mauvais fantasmes,  Monsieur le Président ? ? Ne serais-Je donc qu’un Citoyen Emblématique de votre profond Mépris des « Gens d’en bas »,  Monsieur le Président ? ? ? Et pourquoi cela, Je vous Prie ! ? ? ?

Expliquez-Nous comment un Homme Doux, Réservé, Sensible, Dévoué, Constructif  et Non-Violent (comme Je M’ Emploie à l’Être) peut-il rassembler contre Lui autant de  haine de la part d’une élite si décalée des Aspirations Profondes du Peuple ?  N’est-ce pas sous couvert d’une bien-pensance qui s’emploie en fait à rétrécir le Champ de la Pensée Humaine, et désanoblir la Politique,  que vous agissez en permanence ? ? Le Peuple et Moi, Nous Aimerions vous entendre, Monsieur le Président, à ce sujet comme sur tant d’autres sous l’Égide non plus de la Fausseté avec Sa langue de bois, mais enfin sous l’Égide de la Vérité, simplement !

Car sur le Fond, les Solutions Innovantes qui vous ont été Offertes au Service de l’Emploi, de l’Environnement et du Bien-Être de nos Concitoyens, ainsi que les Perspectives que Je vous ai Présentées Méritent-elles une  telle Négligence et un tel Ostracisme de votre part ?

Rq : Quand bien même aucune n’aurait été Intéressante, qui que je sois, (n’en faisons pas ou plus une question de personne, mais une question de Principe), un Auteur Sensible à l’Intérêt Supérieur de la Nation qui s’ Adresse à vous en Confiance pour l’Avenir Commun Mérite-t-il d’être traité comme un moins que rien ? Un tel Compatriote Mérite-t-il, de surcroît, d’être Humilié, par un vieux politicien  ambitieux, arrogant et despotique qui se  permet pourtant sans cesse de donner des leçons de morale aux autres en matière de valeur et/ou de vertu,  Monsieur le Président ? ? Un tel Compatriote mérite-t-il d’être rabaissé par un chef d’ État dont on peut constater par ailleurs, jour après jour, les conséquences perverses et néfastes de sa vision sociétale alliée à une efficacité plutôt lamentable en matière d’emploi par exemple, mais aussi dans tant d’autres domaines   … ? ? ?

Serait-ce à cause de l’Âge d’un Anonyme que vous n’êtes pas censé Connaître, que vous fermez la porte à une Fantastique Espérance, que vous faites preuve de tant d’Injustice, d’Iniquité avec la plus grande des Indécences ?  Pourquoi Incarner ainsi  une République fermée, égoïste et sectaire, Monsieur le Président ? ? Pourquoi cultiver ainsi une Faute Morale Collective d’une Ampleur Insoupçonnée, Monsieur le président ? ? ?

Si, comme vous le prétendez, « En République, la compassion s'appelle Fraternité », et (que) « C'est au nom de la Fraternité que Geneviève de Gaulle Anthonioz voulait inscrire dans le marbre la loi, le droit à la dignité » alors, à ce que Je Puis en Témoigner devant le Peuple, de votre part et de la part de ceux qui vous entourent et qui Savent, votre République, Monsieur, est quasiment  Dénuée de toute Fraternité à Sa Tête ! Vous vous êtes mêmes employé avec acharnement à vouloir la déshabiller de toute Égalité et de toute Liberté Citoyenne Participative Désintéressée en violant le Principe d’Isonomie qui est un Principe Fondateur de l’Idéal Démocratique, Lequel doit permettre aux plus Simples Citoyens de Participer, selon Leurs Moyens et dans le Respect des Lois en vigueur, à l’ Élaboration de Nouvelles Lois Justes et Bonnes pour la Cité, voire d’y être encouragés, quelles que soient aussi, comme vous dites, « leurs origines, leurs opinions et leurs parcours ».

C’est d’ailleurs là un Point Important des Droits de l’Homme, avec cet autre Principe Fondamental : Le Respect de la Dignité Humaine dû à Tout Citoyen, même anonyme !

Pourquoi donc bafouez-vous avec autant de zèle ces deux Principes là ? Monsieur … !


Car par vos agissements constants à l’encontre de la Créativité et du Rêve, à ce que Je Puis en Témoigner en Vérité, c’est bien cet Esprit des Lois  que vous Violez !  En fait, c’est comme un Attentat Politique que vous perpétrez en permanence !  Car à travers n’importe quel  Citoyen  qui vous Invite Bienveillamment  à la Noble Politique des Idées, oui, à travers n’importe quelle Noble Pensée Citoyenne  que vous tentez d’étouffer, ce sont les Lumières de la Nation que vous Assassinez aussi, Monsieur le Président ! Et un Crime clandestin n’en n’est pas moins un Crime ;  c’est même l’un des plus vicieux et des plus raffinés selon Jules Amédée Barbey d'Aurevilly (1). Pourtant, tel a été votre choix, Monsieur le Président ! Nieriez-vous cela ?

C’est bien vous qui dites : « C'est le choix qui distingue, qui élève ou qui abaisse. » !

Mais c’est au Peuple Instruit et à Notre Postérité Éclairée d’ Apprécier si votre Attitude Oppressive en la Circonstance vous Honore ou vous fait Honte, Monsieur le Président   !


Rq : A ce titre, cette Lettre ne vous appartient pas, Monsieur le Président ; Elle est Propriété de la Nation et de l’Humanité au moment même où l’ Élysée La Reçoit …

Vous avez aussi raison quand vous dites : « Encore aujourd'hui cette jeunesse qui est toujours combattante réclame qu'on lui fasse confiance ». Quel que soit Mon Age aujourd’hui, Je vous ai fait Confiance inlassablement  plusieurs années durant ! Là sans doute se Niche aussi Mon Innocence, cette Innocence que vous avez si bien su  Outrager !  Voyez comment vous L’avez Dépecée, Piétinée et Laissée pour compte ! ! Et maintenant, après la Silencieuse et Constante Violence Avérée de Votre Mépris, voilà  qu’ Apparait mis en exergue, une Extrême Hypocrisie énoncée dans un hommage solennel. Un discours non seulement Emblématique de votre Duplicité,  mais aussi d’un Cynisme certain vis-à-vis de Tout un  Peuple que vous prenez dès lors pour des demeurés totalement manipulables grâce au puissant pouvoir de la Communication Complice qui sert si bien votre Insatiété de Notoriété, de Pouvoir …, Monsieur le Président ! ! ! Telle est la Réalité ! ! ! !  Et à bien Y Réfléchir, ou avec du recul, puisque  Vous Refusez Obstinément de Considérer les Solutions « anti-système » Offertes, n’est-ce pas  parce qu’au final : Vous êtes du Système, Monsieur le Président ! N’en êtes-vous pas  même devenu un Pilier ? Cela Y Ressemble, à ce que Je puis Témoigner, en Vérité ! ! ! ! !

Alors, par quelle mauvaise schizophrénie Évoquez-vous L’Esprit de Résistance (2) ! ?

Comme c’est bizarre ! On dirait même que vous L’ Invoquez ! Pourquoi donc, dès lors L’ Éviter, Le Méconnaître lorsqu’ Il s’ Adresse régulièrement à vous, Monsieur le Président ? Peut-être ne savez-vous pas davantage Ressentir cet Esprit-là aujourd’hui, en tant que Président de la République, que vous n’avez su Le Subodorer en tant que secrétaire de parti  au travers d’un  Sonneur d’Alerte Pertinent qui s’est maintes fois Adressé à vous ? Regardez mieux, là, de plus près, Monsieur le Président ! Face à l’Humiliation, face à l’Accaparement des pouvoirs, face à l’Obscurantiste Indifférence dont vous Nous Affligez, c’est bien fermement et calmement que Nous vous Demandons de Cesser la Comédie, Monsieur le Président !

Le reste de votre discours est à l’avenant ! Quasiment autant de Postures dans les termes choisis que d’Impostures dans la Réalité. Aussi,  Je me limite là pour ne pas lasser … Cependant,  si vous avez besoin de plus de Développements pour Comprendre, il se peut que vous les Retrouviez Ailleurs, Monsieur le Président !

Ce n’est donc pas en mon nom, mais au Nom de l'Humanité Humiliée que Je M’ Élève ce Jour pour l' Émancipation et  la Dignité !
Tel est le Combat des Justes de tous Temps et Ceux-ci se Réveillent …

En conclusion, pas plus qu’il ne convient qu’un pervers impénitent reste au contact d’enfants, pour leur Sauvegarde, pas plus il ne conviendrait que vous restiez ainsi en l’ État pour la Sauvegarde de la Nation ! Prenez-en enfin Conscience, Monsieur le Président !

Dans cette Nouvelle Espérance Réitérée !

Pour la Liberté ! J’ Agis ! ! Je suis … Pierre-Ali ! ! !



Annexes :
(1) : « Les crimes de l'extrême civilisation sont certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement, de la corruption qu'ils supposent, et de leur degré supérieur d'intellectualité. » Jules Amédée Barbey d'Aurevilly
(2) : «  Quatre grandes Françaises et Français qui incarnent l'esprit de la Résistance, l'esprit de résistance. Face à l'humiliation, à l'Occupation, à la soumission, ils ont apporté la même réponse: ils ont dit non tout de suite, fermement, calmement. » …/…  « Face à l'indifférence, chaque génération a un devoir de vigilance, de résistance. » …/…  « Et chaque individu a le choix d'agir. » …/… « En sachant que l'histoire n'est pas une nostalgie, l'histoire, elle est ce que nous en ferons. L'histoire, elle est notre avenir. » …/…  « Il nous appartient de les suivre, non pas de répéter ou de reproduire - les circonstances ont changé - mais de poursuivre et d'inventer. » …/…  « Ne pas plier, ne pas se replier, espérer et lutter. Tel est l'esprit inextinguible, inépuisable de la Résistance, de l'esprit de résistance. » François HOLLANDE, actuel Président de la République Française …                Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/ceremonie-d-hommage-solennel-de-la-nation-a-pierre-brossolette-genevieve-de-gaulle-anthonioz-germaine-tillion-et-jean-zay-pantheon-3/

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Ven 23 Sep - 0:50

Nouvel Aurore a écrit:Paix,
obsidienne a écrit:
Nouvel Aurore a écrit:Veuillez Trouver ci-après une Oeuvre faite en Dieu : "La Lettre aux NationS", correspondant à la Participation en 2008 pour un Monde Meilleur du Présent Bouddha, Disciple du Christ; c'est là une Partie de Sa "Créaction" Offerte à l'Humanité.

Qu'est ce que veut dire Créaction ?  Ce mot ne donne rien sur google. Où avez vous trouvé ce terme ?
C'est un peu ce que vous appelez la co-création !
Relisez cette Participation Citoyenne Visionnaire (date de 2008), et Comprenez-La en ce Sens.

je ne sais pas d'où vous sortez votre citation ci :
obsidienne a écrit:On va pas guetter jusqu'en l'an 700 de notre ère ! Etre passif n'est pas notre but d'être humain ni vivre dans l'angoisse d'une catastrophe. Le boddhisatva Jésus ben Pandira viendra avant la fin des temps pour réunir toutes les religions...... vers l'an 3500. a écrit: ?
Mais la Réalité, c'est qu'un Homme Oeuvre Ici et Maintenant pour Rassembler les différentes religions (et pas dans 3500 ans) !
Alors Constatez, Comprenez et Soyez Actifs !

Je Vous Invite à Voir cette Vidéo pour Comprendre, et de Lire les liens qui se trouvent dans le Commentaire sous la Vidéo !
https://www.youtube.com/watch?v=03orsCm_kLE

Fraternellement

Ne vous appropriez pas ce qui appartient déjà a une religion. Vous ne pouvez pas changer l'histoire et le vécu des croyants du christ à travers les siècles.

Ce que je crains ? Une guerre civile ; car la colère ne mènera qu'à ça !
Des injustices et des hypocrisies il y en a beaucoup (il y en aura encore) et pas qu'envers ce que vous réclamez. J'en subis la pression mais je ne me plaint pas. Personnellement je ne mèle pas religion et politique. Ma religion je la pratique dans mon foyer et je reste discrète socialement.Je n'ai pas besoin de temple car c'est en mon intériorité que je perçois Dieu.
Je ne cherche pas à changer le monde et à le rendre meilleur car Jésus Christ a dit mon royaume n'est pas de ce monde. Et j'ai compris qu'il serait vain de croire rendre le monde meilleur.
Le président de la politique ne peut pas tout gérer et il a bien dit qu'en rapport des autres gouvernement qui ont une autre façon de gérer le leur il est difficile et long d'arriver à des accords et des contrats.
Si vous voulez ouvrir des portes dans le monde matériel ce n'est pas sur ce forum qu'il faut vous exprimer.
La spiritualité ce n'est pas construire dans ce monde.

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Archange le Sam 24 Sep - 13:59

obsidienne a écrit:Aussi le bouddha était présent activement lors de la présence du christ sur terre et a même préparé sa venue.   etc.....

Très intéressant, Steiner explique cela dans ses livres sur les Evangiles ?

_________________
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Sam 24 Sep - 21:41

Archange a écrit:
obsidienne a écrit:Aussi le bouddha était présent activement lors de la présence du christ sur terre et a même préparé sa venue.   etc.....

Très intéressant, Steiner explique cela dans ses livres sur les Evangiles ?

Oui en effet !

Evangile selon Luc : "L'Évangile de saint Luc, expression des principes d'amour et de compassion. Mission des Bodhisattvas et mission du Bouddha ».

Ces dix conférences sur l'Évangile selon Luc qui furent tenues par Rudolf Steiner à Bâle en septembre 1909 ouvrent la voie à une compréhension moderne, élargie, du christianisme ésotérique. On y trouve une description détaillée de la façon dont deux courants qui ont longtemps progressé séparément, celui du Bouddha et celui de Zarathoustra, viennent converger dans le christianisme. C'est à l'occasion de ces conférences que Steiner parla pour la première fois de l'existence de deux enfants Jésus, une affirmation qui déclencha à l'époque les réactions les plus virulentes, et projette encore aujourd'hui une lumière surprenante sur l'entité de Jésus de Nazareth qui accueillit en elle la force solaire du Christ au moment du baptême dans le Jourdain.

http://www.eurythmiste.com/index.php/philosophie-et-religions/christologie-et-religion/evangile-l-selon-luc-detail

Evangile selon Matthieu : L'influence du bodhisattva. Jésus ben Pandira.

http://www.eurythmiste.be/Librairie/Livres/adulte/2096.htm

Evangile de Marc : Le chemin de Bouddha vers l'esprit intérieur, le chemin de Zarathoustra vers l'esprit de l'univers.

http://www.eurythmiste.be/Librairie/Livres/adulte/1284.htm

Evangile selon Jean : http://www.glbet-el.org/textesfrancais/Evangile%20Jean%20Steiner.pdf

Serges O. Prokofieff l'évoque dans ses livres :

http://www.editions-triades.com/serge-o-prokofieff-art810.html
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Sam 24 Sep - 22:06



Nous savons que l’Évangile de Jean, ce document magistral donné au genre humain, commence par ces mots :

« Au commencement était le Verbe
Et le Verbe était en Dieu
Et le Verbe était Dieu
Celui-ci était au commencement en Dieu. »


Le Verbe, ou Logos, était donc au commencement en Dieu et ensuite on dit
de Lui que la Lumière brilla dans les ténèbres et que les ténèbres ne l’ont point comprise, que cette Lumière était dans le monde, qu’elle se trouvait parmi les hommes
et que parmi eux il n’y eut qu’un petit nombre capable de la comprendre. Alors apparut le Verbe fait chair, sous la forme d’un homme. Celui dont Jean-Baptiste fut le précurseur. Et nous voyons comment ceux qui conçoivent l’importance de l’apparition du Christ sur la terre s’efforcent d’expliquer ce qu’est le Christ en réalité.

L’auteur de l’Évangile de Jean nous montre directement que l’entité si profonde qui a existé dans ce Jésus de Nazareth n’est autre que celle dont sont issus tous les êtres qui vivent autour de nous que c’est l’Esprit vivant, la Parole vivante, le Logos
même.

Les autres évangélistes ont aussi essayé, chacun à sa façon, de nous exposer ce qui est réellement apparu en Jésus de Nazareth. Nous voyons par exemple comment l’auteur de l’Évangile de Luc s’efforce de démontrer qu’une chose toute spéciale eut lieu lorsque l’Esprit s’unit au corps de Jésus de Nazareth, au moment du baptême dans le Jourdain. Il expose que ce Jésus de Nazareth est le descendant d’une longue lignée d’ancêtres qui remontent jusqu’à David, jusqu’à Abraham, jusqu’à Adam et même jusqu’à Dieu.

Remarquons bien que partout dans l’Évangile de Luc on indique distinctement que
Jésus de Nazareth était le fils de Joseph, et que Joseph est le fils d’Héli, donc fils de David et finalement fils d’Adam qui l’était de Dieu ! L’auteur de l’Evangile
de Luc attache une importance particulière au fait que Jésus de Nazareth, auquel l’Esprit s’était uni au moment du baptême dans le Jourdain, descend en droite ligne de celui qu’il appelle le père d’Adam : Dieu. Il faut prendre ces choses à la lettre.

Dans l’Évangile de Matthieu, on essaye de remonter l’ascendance de
Jésus de Nazareth jusqu’à Abraham auquel Dieu s’était révélé.

Par là et par maintes autres paroles dans les évangiles, l’individualité qui porte le
Christ, qui le manifeste, est désignée comme la plus grande apparition spirituelle au sein
de l’évolution humaine.
Si la descente du Christ Jésus est regardée, par ceux qui pressentent sa grandeur, comme l’événement capital survenu au sein de l’évolution terrestre, ce Christ Jésus doit bien se rattacher à ce qu’il y a de plus essentiel et de plus sacré dans l’homme. Il faut donc qu’il existe quelque chose en l’homme qui se rapporte directement à l’événement christique. C’était là justement le point essentiel pour les chrétiens johannites des cercles rosicruciens : que dans chaque âme humaine existe quelque chose qui se rapporte directement aux faits qui ont lieu en Palestine concernant le Christ Jésus. Par conséquent, si le Christ Jésus est le plus grand événement pour l’humanité, ce qui correspond dans l’âme humaine à cet événement christique aura la plus grande importance. Qu’est-ce que c’est ? A cela les Rose-Croix répondent : Chaque âme humaine renferme la possibilité de ce qu’on peut appeler « Éveil », « Renaissance » ou « Initiation ».

. Nous allons voir ce que ces mots signifient ....
http://www.glbet-el.org/textesfrancais/Evangile%20Jean%20Steiner.pdf
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 26 Sep - 14:35

Extrait de l'évangile de Jean (steiner) page 205 :

Le Bouddha Gautama sortit un jour de la demeure royale, où il n'avait  rien d'autre que tout ce qui peut donner le goût de la vie. Or, il rencontra un misérable, puis un malade, et enfin un mort. Et c'est après cette triple expérience que les mots lui vinrent à l'esprit :

Etre malade, c'est souffrir!
Vieillir, c'est souffrir !
Mourir, c'est souffrir !

-Voilà  ce que l'humanité ressentit ; bouddha recueillit en sentiment dans sa grande âme, et l'exprima.

Six cents ans plus tard le Christ venait sur terre. Six cents ans après le Bouddha, des hommes pouvaient contempler la croix et le cadavre qui y était attaché et se dire : Voilà le symbole de cette semence de toute vie ! Ils comprenaient la mort sous sa vraie forme.

Le Christ Jésus s'est donné  la mort qui est l'expression du Père et de cette union du Christ et de la mort, un nouveau soleil de vie est né. Il n'est pas vrai que la mort signifie souffrance. Quand les hommes, dans l'avenir, sauront laisser la mort venir à eux comme elle est allée au Christ, elle sera un germe de vie. Et ils contribueront à former un système planétaire nouveau, lorsque, ayant reçu l'impulsion du Christ, ils donneront de leur propre moi pour nourrir ce soleil de vie.
On pourrait objecter : voilà ce que dit la science spirituelle !

Mais comment concilier cette cosmologie avec l’évangile.

Le Christ a instruit ceux qui furent ses disciples d’après la méthode qui était nécessaire pour leur faire comprendre l’évènement capital qui allait se passer : il leur a parlé en paraboles. Mais un moment vient où les disciples sont assez préparés pour recevoir les vérités sans ce vêtement. Le Christ alors leur parle sans métaphores, car ils veulent entendre le nom de celui qui l’a envoyé dans ce monde, ce nom si important (ch. XVI, v.21)

« Jusqu’à maintenant vous n’aurez rien demandé en mon nom : demandez et vous recevrez afin que votre joie soit parfaite.
« Je vous ai dit ces choses en paraboles. L’heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement de mon Père. »

Le moment est venu où il va parler du Père à ses disciples.

« En ce jour-là, vous demanderez en mon nom. Et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous.
« Car le Père vous aime lui-même, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.
« Je suis sorti du Père. »

Il provient naturellement du Père, non pas sous une forme trompeuse et altérée, mais sous une forme véritable.

« Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; je quitte de nouveau le monde et je vais auprès du Père. »

C’est à ce moment que la lumière se fait dans l’esprit des disciples ; ils se sont développés et comprennent que le monde qui les entoure est la manifestation extérieure du Père, et que ce qui est le plus important dans ce monde, là aussi où il est le plus maya, illusion, c’est la mort, l’un des noms du Père. Tout s’éclaire pour les apôtres. Lisons le texte.

« Ses disciples lui dirent : voici que maintenant vous parlez ouvertement et ne dites plus de paraboles.

« Maintenant nous savons que vous savez toutes choses, et que vous n’avez pas besoin que personne vous interroge ; voilà pourquoi nous croyons que vous êtes sorti de Dieu. Jésus leur répondit « Vous croyez à présent.

« Voici que l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés, chacun de son coté et où vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi.
« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez des afflictions ; mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde »

Les apôtres savaient-ils où il allait maintenant ? Oui, ils savent désormais qu’il va vers la mort, s’unir à elle. – Relisez ce qu’il leur dit après qu’ils eurent compris ces paroles :

« je suis sorti de la mort, sous sa véritable forme, du Père de vie et je suis venu dans le monde ; je quitte de nouveau ce monde, et je vais vers le Père. »
Ils lui disent alors :
« Nous savons maintenant que vous savez toutes choses, et vous n’avez pas besoin que personne vous interroge ; voilà pour quoi nous croyons que vous êtes sorti de Dieu. »
Les apôtres savent que le vrai visage de la mort repose dans l’esprit du Père. Ainsi le Christ dévoile à ses disciples le nom de la mort, derrière laquelle se trouve la source de la vie suprême. Le nouveau soleil de vie ne serait jamais apparu si la mort n’était venue dans le monde pour y être vaincue par le christ.

Le Christ est descendu sur terre parce que le visage du Père était défiguré et il l’a rétabli dans sa vérité. Le Fils est vraiment sorti du Père pour en révéler la vraie face, pour en manifester la vraie nature, à savoir la vie éternelle cachée sous les apparences éphémères de la mort.

Il ne s’agit pas ici d’une cosmologie créée par la science spirituelle, mais de l’explication qu’il faut posséder pour tirer de l’évangile toute la profondeur qu’il contient. Celui qui a écrit cet évangile y a enclos des vérités dont l’humanité pourra se nourrir pour tous les temps à venir ; plus elle les comprendra, plus elle acquerra une sagesse nouvelle, puis elle remontera vers le monde spirituel. –Mais la chose ne se fera que progressivement. C’est pourquoi ceux qui dirigent l’évolution chrétienne ont permis qu’il y ait des livres annexes. Ces livres ne sont pas là seulement pour les hommes de bonne volonté, comme l’évangile de Saint Jean, qui est un héritage du Christ pour toue l’éternité, mais ils sont là pour les temps actuels……
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 26 Sep - 14:49

Aussi je me dit que quelqu'un qui ne connait pas entièrement le christianisme et lit seulement ce passage peut s'imaginer que s'il passe la mort il va directement dans le royaume du père.
Et c'est là l'erreur .... dans ce royaume il y a des lois....
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Nouvel Aurore le Mer 28 Sep - 21:30

Paix,
obsidienne a écrit:Aussi je me dit que quelqu'un qui ne connait pas entièrement le christianisme et lit seulement ce passage peut s'imaginer que s'il passe la mort il va directement dans le royaume du père.
Et c'est là l'erreur ....  dans ce royaume il y a des lois....  
Bien ! Et pourriez-vous nous les rappeler, SVP !

Ft

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Mer 28 Sep - 23:01

Nouvel Aurore a écrit:Paix,
obsidienne a écrit:Aussi je me dit que quelqu'un qui ne connait pas entièrement le christianisme et lit seulement ce passage peut s'imaginer que s'il passe la mort il va directement dans le royaume du père.
Et c'est là l'erreur ....  dans ce royaume il y a des lois....  
Bien ! Et pourriez-vous nous les rappeler, SVP !

Ft

Quand on devient initié et que l'on peut passer dans les mondes supérieurs (et en revenir aisément) on découvre ces lois car notre âme est déjà dans la vérité.
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 3 Oct - 18:27

Extrait de l'Evangile selon Luc de Rudolf Steiner
Huitième conférence, Bâle 24 septembre 1909.

Nous avons essayé de nous faire une idée de ce qui se trouve réellement à la base du premier chapitre de l’évangile selon Luc. Seule la connaissance des évènements qui se sont déroulés dans l’évolution humaine et dont l’étude nous a occupés si longuement peut permettre de déchiffrer ce que l’auteur de cet Evangile a exposé comme une sorte de « préhistoire » du grand évènement du Christ. On est alors à même de comprendre qui était celui qui, dans sa trentième année, a pris en lui ce principe cosmique que nous avons caractérisé comme étant le principe du Christ.

Pour comprendre ce que l’auteur de l’Evangile selon Luc, dit de la personnalité et de l’activité du Christ Jésus – c’est-à-dire de celui qui, pendant trois ans, a exercé une activité dans le monde sous l’aspect du Christ dans un corps humain -, il est nécessaire que nous revenions maintenant en quelques mots sur certaines particularités de l’évolution humaine dont, à notre époque, on peut se faire qu’une vague idée. A bien des points de vue, notre époque est singulièrement myope. Elle croit que ce qui s’est passé depuis deux ou trois siècles ou qui se passe aujourd’hui obéit aux mêmes lois d’évolution qu’un passé plus lointain et notamment que ce qui n’a pas d’importance aujourd’hui n’en a jamais eu. Delà vient la difficulté qu’a l’homme moderne à comprendre et à admettre objectivement les récits qui se rapportent à l’époque où le Christ a vécu sur terre.

Ce sont les faits et gestes du Christ sur la terre que nous raconte l’auteur de l’Evangile selon Luc. Il nous les raconte de telle façon que si nous pénétrons vraiment le sens de ces descriptions, nous aurons une idée de plus en plus claire du point où en était alors l’évolution de l’humanité. Il nous faut d’abord revenir sur des choses qui ont souvent été dites au cours de nos études d’anthroposophie. Notre humanité actuelle remonte directement à la catastrophe atlantéenne ; nos ancêtres, c’est-à-dire nos propres âmes en d’autres corps, ont vécu dans l’ancienne Atlantide, sur un continent situé entre l’Europe et l’Afrique d’une part et l’Amérique de l’autre. Puis vint la grande catastrophe atlantéenne qui changea la face de la terre. Les masses humaines émigrèrent de l’Atlantide vers l’est et l’ouest et peuplèrent ainsi la terre, comme nous l’avons explique. Alors naquirent les différentes civilisations post-atlantéennes : celle de l’Inde antique, celle de l’ancienne Perse, celles de l’Egypte et de la Chaldée, celles de la Grèce et de Rome, enfin celle dans laquelle nous vivons actuellement.

Or on se fait une idée très fausse de l’évolution humaine lorsqu’on croit que, pendant toute cette ère post-atlantéennne, l’homme a toujours été tel qu’il est aujourd’hui. De grandes transformations se sont accomplies dans la nature humaine, et celle-ci n’a pas cessé de changer. Les documents historiques ne remontent pas au-delà de quelques millénaires. Seule cette source d’information qui est inaccessible à la science officielle et que nous appelons la chronique de l’Akasha peut nous expliquer l’évolution de la catastrophe atlantéenne. D’après cette chronique dont nous avons déjà parlé, la première des civilisations qui s’est développée après la catastrophe atlantéenne est celle de l’Inde antique, pendant laquelle les hommes, qui n’étaient pas entrés aussi complètement dans leur corps physique que ce fut ensuite le cas, vivaient surtout dans leur corps éthérique. N’ayant pas encore développé la conscience du « Je » que nous avons aujourd’hui, la plus grande partie des populations de l’Inde était encore douée d’une clairvoyance nébuleuse, crépusculaire. L’état de conscience était alors semblable à celui du rêve, mais on avait par contre accès aux profondeurs de l’existence, au monde spirituel. Or nous avons souvent fait remarquer combien il est important pour l’homme actuel de savoir ce qu’il en est de la connaissance et des formes qu’elle prend, car cela peut l’aider à progresser vers l’avenir. Nous insistons toujours sur la manière dont nos ancêtres de l’Inde antique connaissaient et considéraient l’univers et sur le fait qu’ils étaient beaucoup plus clairvoyants que leurs descendants. Mais si nous voulons comprendre l’Evangile selon Luc, il faut que nous parlions maintenant d’une autre faculté de nos ancêtres.

A cette époque où le corps éthérique dépassait encore de tous côtés le corps physique et n’était pas aussi étroitement lié à lui qu’il l’est aujourd’hui, toutes les forces et les facultés de l’âme exerçaient un pouvoir beaucoup plus grand sur le corps physique. Plus le corps éthérique a pénétré dans le corps physique, plus il s’est affaibli et moins il a eu d’influence sur celui-ci. Chez les anciens Atlantes, la partie du corps éthérique qui correspond à la tête physique et c’était encore le cas, jusqu’à un certain point, chez les habitants de l’Inde antique. Cela leur permettait d’une part de développer la conscience clairvoyante et d’autre part d’avoir une grande maîtrise des phénomènes qui ont leur siège dans le corps physique.

Bien qu’ils soient très éloignés l’un de l’autre, nous pouvons comparer un ancien corps indien (de l’inde antique) avec un corps de notre époque. C’est à notre époque que le corps éthérique est descendu le plus profondément dans le corps physique, qu’il s’est vraiment lié au fonctionnement de ce corps. Mais nous avons presque atteint le moment où le corps éthérique va sortir de nouveau, se libérer du corps physique, devenir plus indépendant, et plus l’humanité ira vers l’avenir, plus cette indépendance augmentera ; aujourd’hui, l’humanité a même un peu dépassé le point où l’union du corps éthérique et du corps physique était la plus totale.

En comparant un corps de l’Inde antique à un corps actuel, on peut donc dire que le corps éthérique du premier étant relativement libre, l’âme pouvait développer des forces qui agissaient sur le corps physique. Le corps éthérique qui s’imprégnait des forces de l’âme parce qu’il n’était pas encore très lié au corps physique ; cela lui donnait une certaine maîtrise du corps physique, ce qui avait pour conséquence que les influences qui s’exerçaient sur l’âme atteignaient aussi fortement le corps physique. A cette époque, lorsqu’un homme qui en détestait un autre lui disait une parole haineuse, cette parole piquait l’autre en quelque sorte, elle produisait de l’effet jusque sur son physique. L’âme agissait encore sur le corps éthérique et celui-ci sur le corps physique. En revanche, quand une parole d’amour était prononcée, elle épanouissait, elle réchauffait celui auquel elle était adressée, et cela jusque dans son corps physique. C’est pourquoi le fait qu’une parole fût inspirée par l’amour ou par la haine avait une grande importance, car elle agissait sur toutes les fonctions de l’organisme.

Tous ces effets ont diminué au fur et à mesure que le corps éthérique a pénétré plus profondément dans le corps physique. Tout est différent aujourd’hui. A présent, un mot n’a tout d’abord de l’effet que sur l’âme et rares sont les êtres auxquels un mot haineux donne l’impression qu’on les étrangle ou un mot affectueux un sentiment de bien-être. Les curieux effets que nous ressentons aujourd’hui encore dans notre cœur physique à la suite d’une parole d’amour ou de haine avaient une intensité énorme au début de l’évolution post-atlantéenne, si bien qu’on pouvait se servir de ces impressions pour agir sur l’âme tout autrement qu’on peut le faire de nos jours. Car aujourd’hui, peu importe comment on prononce une parole. Elle peut être inspirée par l’amour le plus ardent ; lorsqu’elle se heurte à l’organisme humain actuel, elle est plus ou moins repoussée, elle ne pénètre pas, car il ne s’agit plus seulement de la façon dont elle est dite mais aussi de celle dont elle peut être reçue.

Il n’est donc pas possible de nos jours d’agir directement sur l’âme humaine au point que l’organisme physique s’en ressente vraiment. Cela n’est pas possible directement, mais cela va le redevenir d’une certaine façon, car nous nous approchons d’un temps où le spirituel aura de nouveau son importance. Aujourd’hui, nous pouvons déjà dire que cela se produira dans l’avenir.

Pendant le cycle que parcourt l’humanité actuelle, nous pouvons faire peu de chose pour que ce qui vit en nous d’amour, de bienveillance, de sagesse, passe directement dans l’âme d’autrui et y prenne assez de force pour agir jusque sur le corps physique. Il faut nous dire que nous n’obtiendrons ces effets que peu à peu. Mais ils commencent à se faire sentir, et cela surtout là où se répand la science de l’esprit, car celle-ci est à l‘origine d’un renforcement des facultés de l’âme. Rares sont aujourd’hui les cas où une parole produit des effets physiques. Mais il est possible à certains de se réunir pour ouvrir leur âme aux vérités spirituelles. Ces vérités vont se consolider peu à peu et prendre force dans les âmes au point qu’elles en arriveront à exercer sur l’organisme physique une action formatrice. Ainsi, dans l’avenir, le principe spirituel et psychique reprendra un grand pouvoir sur le physique et le formera à son image.

Dans l’inde antique, ce qu’on entendait par exemple aussi par « guérir » était tout autre chose qu’aux époques postérieures, car cela tient également à ce que nous venons de dire. Du fait que ce qui agissait sur l’âme avait aussi un effet considérable sur le corps, on pouvait au moyen d’une parole chargée d’une juste impulsion de volonté, agir sur l’âme d’autrui qui, à son tour, transmettait cette impulsion qu’on avait une idée de l’effet que l’on voulait obtenir sur une âme, on pouvait provoquer l’action adéquate sur celle-ci et agir ainsi sur l’organisme malade et provoquer la guérison. Représentez-vous maintenant le médecin comme étant parfaitement maître de ces activités de l’âme et vous comprendrez que tout ce qui, du temps de l’Inde ancienne, se rapportait à la thérapeutique, était infiniment plus spirituel que ce ne peut l’être aujourd’hui. Je dis expressément : que ce ne peut l’être aujourd’hui. Mais nous allons revenir dans l’avenir à ce genre de pratiques.
Ce qui des hauteurs spirituelles, nous vient sous la forme d’une conception du monde, d’un ensemble de vérités conformes à la réalité spirituelle de l’univers se déversera dans les âmes et deviendra un véritable moyen de guérison, issu des profondeurs mêmes de l’être humain. A l’avenir, la science de l’esprit sera le grand remède des âmes dans la vie. Mais il nous faut comprendre que l’humanité a été en descendant sur la voie de l’évolution, que les effets de l’esprit ont été en diminuant, que nous en sommes arrivés au point le plus bas, et que c’est peu à peu seulement que nous pourrons remonter vers les hauteurs sur lesquelles nous nous trouvions autrefois.

C’est très lentement que se sont effacés certains effets qui existaient encore dans une si large mesure au temps de l’Inde antique. La possibilité d’une action s’exerçant d’une âme à une autre subsistait encore par exemple dans l’ancienne civilisation égyptienne. Plus on remonte dans cette civilisation, plus on voit qu’une influence directe se faisait sentir d’âme à âme et pouvait ensuite se transmettre à l’organisme physique. Mais c’était bien moins le cas au temps de la Perce antique. Car celle-ci avait une autre mission : elle était appelée à donner une première impulsion dans le sens d’une intervention de l’être humain dans le monde physique. Pour ce qui touche ce que je viens de caractériser, la civilisation égyptienne se rapproche bien plus de la civilisation de l’Inde que celle de la Perse. Dans la Perce primitive, l’âme commença déjà à s’enfermer pour ainsi dire en elle-même, à perdre son pouvoir sur l’organisme extérieur, parce qu’elle devait acquérir peu à peu la conscience du soi.

C’est pourquoi il a fallu qu’un autre courant de civilisation vînt confluer avec celui qui avait conservé la maitrise du spirituel, un courant qui tendait de préférence vers la concentration intérieure, vers l’acquisition de la conscience du soi. Et ces deux courants trouvent une sorte d’équilibre dans ce que nous appelons la civilisation gréco-latine la quatrième époque post-atlantéenne. L’humanité était tellement plongée dans le monde physique qu’un équilibre s’est alors établi entre le physique d’une part, l’âme et l’esprit de l’autre. C’est-à-dire que dans cette quatrième époque de civilisation, l’esprit et l’âme avaient à peu près autant de pouvoir sur le corps que celui-ci en avait sur l’âme. Une sorte d’équilibre s’est établi entre eux ; l’humanité est descendue jusqu’à un état d’équilibre.

Mais maintenant cette humanité doit passer de nouveau par une sorte d’épreuve cosmique afin de pouvoir remonter vers les hauteurs spirituelles. C’est pourquoi depuis l’époque gréco-latine, elle est descendue encore plus profondément dans la matérialité physique. Tout ce qui touche au corps, au physique, est descendu encore plus profondément. A l’époque où nous vivons, dans la cinquième époque de civilisation post-atlantéenne, l’homme a été entrainé au dessous de la ligne d’équilibre ; il n’a pu tout d’abord s’élever que par sa vie intérieure, et la conscience qu’il peut acquérir du monde spirituel a pris un caractère plutôt théorique. Il devait se fortifier intérieurement.

Alors que, à l’époque gréco-latine, régnait un état d’équilibre relatif. C’est le physique qui à notre époque a pris le dessus et qui domine l’âme et l’esprit. On peut constater que ceux-ci sont devenus relativement impuissants ; ils ne peuvent plus être compris qu’en théorie. Pendant des siècles, l’âme humaine a dû se borner à développer ses forces intérieures, développement qui ne s’effectue pas en pleine conscience. Mais elle doit devenir toujours plus forte, toujours plus vigoureuse afin qu’une conscience nouvelle puisse être acquise. Et lorsque l’âme et l’esprit auront acquis une certaine force – ce qui sera le cas dans la sixième époque post-atlantéenne – une force qui sera due à ce que l’humanité aura pris de plus en plus de nourriture spirituelle, l’âme et l’esprit tireront de cette nourriture une sagesse non plus théorique mais vivante. Alors l’esprit sera si puissant qu’il retrouvera –mais par une autre voie – son pouvoir sur le corps.

Et comment pouvons-nous nous expliquer la mission de la science de l’esprit de ce point de vue ? Si, à notre époque, la science de l’esprit devient de plus en plus vivante dans l’âme et qu’elle en arrive non seulement à stimuler la raison et l’intelligence mais à ranimer la chaleur de l’âme, celle-ci deviendra capable de dominer le physique. D’ici là il se produira naturellement des états transitoires dont certains pourront donner l’impression d’un recul, d’un mal. Mais ce ne seront là que des formes passagères que viendra remplacer un état futur où la vie spirituelle aura fécondé les idées humaines, un état auquel participera toute l’humanité et qui correspondra à la domination de l’âme et de l’esprit sur le physique, sur la matière. Celui qui non seulement s’intéresse aux enseignements de la science de l’esprit parce qu’ils stimulent sa vie intellectuelle, mais qui peut s’enthousiasmer à leur sujet, celui qui peut en éprouver une satisfaction profonde et vivante, est le précurseur des hommes qui vont reconquérir la véritable maîtrise de l’âme sur le corps.

Dès aujourd’hui nous pouvons répandre d’importantes vérités au sujet des évènements dont nous avons parlé ces jours derniers, ces évènements considérables qui concernent la fusion du courant du Bouddha avec celui de Zarathoustra et tout ce qui est arrivé en Palestine au début de notre ère. Nous avons pu exposer comment la sagesse qui règle le progrès du monde a créé ces deux enfants Jésus des lignées de Salomon et de Nathan, provoquant ainsi l’union de deux courants spirituels qui suivaient jusque là sur terre des chemins séparés.

Or il y a deux façons d’envisager tout ce que nous avons dit ces jours derniers. On peut dire : tout cela semble un peu fantastique pour l’esprit moderne mais si l’on met dans la balance les phénomènes extérieurs, cela parait très plausible et les Evangiles en particulier ne s’expliquent que si l’on admet ce que raconte la chronique de l’Akasha. On peut par exemple s’intéresser à l’histoire des deux enfants Jésus, satisfaire sa curiosité et se dire ensuite : maintenant je m’explique bien des choses que je ne comprenais pas jusqu’ici.
D’autres diront : lorsque je considère d’un côté tous ces événement, et tout ce que nous apprend l’investigation occulte sur l’extraordinaire intervention du nirmanakaya du Bouddha qui est derrière l’annonciation faite aux bergers, etc… lorsque je vois d’un autre côté comment l’étoile a guidé les frères en esprits de Zarathoustra lorsque leur guide est revenu sur la terre, lorsque je réfléchis sur la manière dont ces deux courants spirituels, allant à la rencontre l’un de l’autre, ont fini par confluer après avoir agit chacun de son côté, j’éprouve surtout l’impression que tout est d’une indescriptible beauté dans le devenir universel ! Cette impression de beauté, de puissance, de grandeur, on peut en effet l’éprouver. Elle peut en vérité allumer dans notre âme de l’enthousiasme pour la réalité des événements cosmiques.

Et c’est là ce que la connaissance des grandes vérités peut nous donner de meilleur. Les petites vérités peuvent satisfaire notre besoin de connaissance, mais les grandes nous réchauffent l’âme et nous font voir que ce qui prend forme dans les événements cosmiques est d’une incomparable beauté. Quand nous en ressentons ainsi la beauté, la splendeur, cela commence à prendre racine en nous, cela va au-delà d’une compréhension purement théorique. Que dit en effet le Christ Jésus d’après l’Evangile selon Luc ?

« Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin ; elle fut foulée aux pieds et les oiseaux du ciel la mangèrent. Une autre tomba sur le roc ; quand elle poussa, elle sécha, parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Une autre partie tomba au milieu des épines ; les épines poussèrent avec elle et l’étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre ; quand elle poussa, elle donna du fruit au centuple » (Luc 8,5-8).

Il en est de même de la conception anthroposophique du monde. On peut lui appliquer l’explication de cette parabole du semeur donnée à ses disciples par le Christ Jésus. La semence, c’est le royaume des dieux, le royaume du ciel, le royaume de l’esprit. Ce royaume de l’esprit doit pénétrer la façon d’une graine dans les âmes humaines et devenir actif sur la terre. Or certains ont l’âme ainsi faite qu’ils repoussent cette conception du monde, c’est-à-dire ce royaume des entités divines. Celui-ci se heurte aux obstacles dressés dans l’âme humaine ; avant même de pouvoir germer, il est refoulé. Telle est aujourd’hui l’attitude de nombreuses personnes vis-à-vis des paroles du Christ. Et telle est aussi l’attitude de certains devant ce que l’anthroposophie doit apporter au monde : son enseignement est repoussé ; les oiseaux le dévorent en quelque sorte et l’empêchent de s’enraciner dans la terre. Il peut aussi se faire que cet enseignement soit entendu par une âme –soit comme venant du Christ Jésus, soit comme venant de la sagesse spirituelle -, mais que cette âme n’ait pas la profondeur nécessaire. Elle est assez disposée à admettre qu’il est plausible, mais elle n’en fait pas sa propre substance, sa propre vie. Il peut lui arriver de le répandre autour d’elle mais elle ne s’y est pas identifiée ; c’est la graine qui est tombée sur le roc et qui ne peut germer. Une troisième graine est tombée dans les épines : elle y germe mais ne peut croître. Cela signifie, nous dit le Christ, que certaines âmes sont tellement absorbées par les soucis et les intérêts de la vie quotidienne qu’elles ont beau comprendre la vérité spirituelle, il y a en elles comme des épines qui lui font toujours obstacle. Il y a aussi de nos jours des âmes –et elles sont nombreuses – qui aimeraient bien élaborer en elles les vérités de la science de l’esprit si la vie extérieure ne les absorbait pas, ne les alourdissait pas. Enfin rares sont celles chez qui les vérités spirituelles se développent librement, telle la quatrième catégorie de graines. Ces âmes-là commencent à ressentir l’élément de l’anthroposophie comme une vérité vivante, à en faire le noyau de vie de leur être, et ce sont elles qui sont les précurseurs de l’action des vérités spirituelles dans l’avenir. Quand à celui qui ne trouve pas dans sa propre vie intérieure une judicieuse confiance dans la sagesse spirituelle et la légitime conviction que ses moyens d’action sont efficaces, il n’en sera jamais persuadé par des moyens extérieurs.

Est-ce en effet une preuve de l’inefficacité de la sagesse spirituelle si elle n’a pas encore d’effets physiques sur un grand nombre de personnes ? Bien au contraire. On pourrait même dire qu’une preuve des effets salutaires qu’a la sagesse spirituelle réside dans le fait qu’elle agit souvent d’une façon négative sur les corps physiques robustes avec lesquels elle entre en contact. Prenez par exemple quelqu’un de faible constitution physique, un enfant de la ville qui depuis ses premières années n’a jamais respiré que l’air d’une grande ville et doit à cela d’être délicat ; il peut très bien, une fois transporté à l’air vif et sain de la montagne, non pas retrouver la santé, mais tomber vraiment malade. Cela ne prouve pourtant rien contre la salubrité de l’air de montagne. De même n’est-ce pas un argument contre les effets des vérités spirituelles lorsqu’elles ont des inconvénients passagers dans le cas de certaines personnes. Car elles pénètrent alors dans ce qui constitue pour le corps humain l’héritage de centaines de milliers d’années ; elles s’y rencontrent avec quelque chose qui ne s’accorde pas avec elles.

Dans ce cas, ce n’est pas encore dans le monde extérieur que nous pouvons chercher des preuves ; il faut approfondir les vérités en question et établir solidement notre conviction. Quels que soient les indices qui peuvent se trouver dans le monde extérieur, il faut que nous élaborions nous-mêmes notre conviction et que nous sachions reconnaître que si parfois l’anthroposophie a des effets fâcheux, c’est parce qu’elle a trouvé un terrain défavorable. La sagesse spirituelle n’en est pas moins saine ; ce sont les hommes qui ne le sont pas toujours. On peut donc comprendre que toute la sagesse spirituelle ne soit pas encore révélée aujourd’hui, mais que l’humanité pourra la recevoir dans l’avenir. On a veillé à ce que le dommage ne soit pas trop grand, car on n’envoie pas brusquement les enfants de la ville à l’air trop vif de la montagne. Il faut donc ne communiquer que de temps en temps ce que la moyenne des hommes peut supporter. Si des vérités encore plus profondes étaient entièrement dévoilées, il se pourrait que certaines personnes s’effondrent sous leur poids comme s’effondre physiquement une santé trop ébranlée par l’air de la montagne. C’est peu à peu seulement que les grandes vérités pourront être dévoilées à l’humanité, car elles le seront et cela au bénéfice de la santé générale.
Tout cela se trouve contenu dans l’idée que nous nous faisons du mouvement de la science de l’esprit. Les hommes doivent lentement reconquérir ce qu’ils ont dû perdre : la souveraineté de l’âme et de l’esprit sur la matière qui a peut à peut disparu depuis la civilisation de l’Inde antique jusqu’à l’époque gréco-latine. Mais pendant cette époque gréco-latine, il y avait encore des hommes qui avaient hérité du passé une certaine indépendance de leur corps éthérique et dont toute l’organisation était encore réceptive à l’action de l’âme et de l’esprit. C’est pourquoi le Christ Jésus devait venir précisément à cette époque-là. S’il était venu de nos jours il n’aurait pas pu agir comme il l’a fait, ni être le grand modèle qu’il a été. A notre époque, il aurait eu à faire à des organismes humains beaucoup plus profondément ancrés dans la matière physique sur lequel l’effet des influences spirituelles ne se serait pas fait sentir comme c’était encore possible à l’époque.
Cela ne vaut d’ailleurs pas seulement pour le Christ Jésus ; cela s’applique également à toutes les apparitions du même genre et l’on ne comprend l’évolution humaine que lorsqu’on l’éclaire de ce point de vue. Cela s’applique aussi au Bouddha et à sa venue sur la terre. Nous avons vu quelle a été la mission du Bouddha. Il a d’abord répandu le grands enseignement de l’amour et de la compassion et tout ce qui s’y rattache, enseignement qu’il a condensé dans le Sentier octuple. Croyez –vous que si le Bouddha apparaissait aujourd’hui, il pourrait agir de la même manière ? Non, car aujourd’hui aucun organisme physique ne permettrait au Bouddha de se développer comme il l’a fait à son époque. Les organismes humains se transforment continuellement. C’est exactement à l’époque du Bouddha qu’a pu se former l’organisme modèle dans lequel il est descendu et qu’il a utilisé pour tracer ce magistral Sentier octuple dont l’action doit se prolonger en imprégnant l’humanité de spiritualité. Aujourd’hui l’humanité n’a pas d’autre ressource que s’approprier peu à peu les éléments intérieurs du Sentier Octuple.

Cela paraît étrange mais c’est ainsi : tout ce que l’humanité a produit jusqu’ici de doctrines morales et philosophiques n’est qu’un faible début dans la voie qui tend vers ce que le Bouddha a un jour exposé. On a beau se pâmer d’admiration devant toutes sortes de philosophies, s’enthousiasmer pour le kantisme ou d’autres théories, tout cela n’est que peu de chose par rapport aux grands principes du Sentier octuple. Et l’humanité ne s’élèvera que lentement vers la compréhension de ce qui se trouve derrière les termes du Sentier octuple. Ce genre de chose naît d’abord au moment voulu sous la forme d’un événement important. Puis l’évolution se poursuit ; l’humanité part de là et ne parvient que bien plus tard à ce qui a d’abord été posé à la façon d’un exemple. Ainsi le Bouddha a apporté dans le monde de son temps l’enseignement de l’amour et de la compassion comme un indice de vérité pour les générations futures qui sauront peu à peu découvrir au fond d’elles-mêmes ce que contient le Sentier octuple.

Dès la sixième époque de civilisation, bon nombre d’hommes seront capables de le faire. Mais ce ne sera pas de sitôt qu’on pourra dire : ce que six siècles avant notre ère le Bouddha a posé en exemple, nous le retrouvons en nous-mêmes ; nos propres âmes sont maintenant devenues semblables au Bouddha.

L’humanité doit donc s’élever peu à peu vers les sommets. Les premiers disciples sont ceux qui entrent avec l’individualité en question dans une grande époque et qui apportent avec eux de quoi comprendre ce genre de chose. Le reste de l’humanité avance lentement et ne parvient que beaucoup plus tard au but qui lui a été proposé. Lorsque les hommes seront parvenus en grand nombre à posséder le Sentier octuple comme une profonde expérience personnelle et non comme quelque chose qui vient du bouddhisme et dont on a entendu parler, ces hommes auront déjà beaucoup avancé à un autre point de vue. Relisez dans « l’initiation ou comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs « comment le développement de la fleur de lotus à seize pétales (5ème chakras de la gorge ou laryngé) est en rapport avec le Sentier Octuple. Les hommes parviendront à développer cette fleur de lotus, justement au moyen du Sentier octuple ; car tout cela se tient. Pour quiconque sait observer l’évolution humaine, il y a un signe qui montre le point auquel l’humanité est parvenue : c’est le point où elle en est dans le développement de la fleur de lotus à seize pétales qui va devenir l’un des premiers organes dont se serviront les hommes de l’avenir. Et quand cet organe sera développé, l’âme et l’esprit seront capables d’exercer une certaine maîtrise sur le physique. Seul celui qui se décide aujourd’hui à entreprendre un travail de développement spirituel, au sens ésotérique du mot, peut se considérer comme étant sur la voie d’une véritable assimilation du Sentier octuple. Les autres l’ »étudient », ce qui est bien entendu aussi très utile, car cela apportera un stimulant.

Nous voyons donc que l’âme et l’esprit ne peuvent agir que chez ceux qui commencent déjà à unir organiquement avec leur propre âme la connaissance de l’esprit qui leur a été donnée. Le sentier octuple réagit sur le physique dans la mesure où il devient vraiment l’expérience même de l’âme. Certes les gens si intelligents qui s’en tiennent au matérialisme peuvent venir nous dire : nous avons fait de curieuses expériences ; nous avons constaté que tel ou tel qui avait entrepris de se développer spirituellement, c’est-à-dire de rendre vivante dans son âme la connaissance spirituelle, est mort à cinquante ans. Cela ne lui a donc pas servi à prolonger sa vie. C’est là un raisonnement tout à fait « intelligent », car on peut souvent faire cette expérience. Ce qui est dommage, c’est qu’on ne peut faire la contre-épreuve en cherchant combien de temps la personne en question aurait vécu si elle n’avait pas suivi une méthode de développement spirituel ; peut-être que dans ce cas, elle n’aurait atteint que l’âge de quarante ans ? Il faudrait d’abord trancher cette question. On ne constate jamais que ce qui est, et l’on ne tient aucun compte de ce qui n’est pas. Or ce qui importe, c’est justement de voir ainsi les choses.
La domination de l’âme et de l’esprit sur la physique s’est donc peu à peu atténuée dans l’humanité, cela jusqu’à la quatrième époque de civilisation où le Christ est apparu et pendant laquelle il y avait encore un certain nombre de personnes chez qui on pouvait voir que l’esprit agissait sur le physique. C’est alors que le Christ a dû apparaître. S’il était venu plus tard, tout ce qui a été révélé à cette époque n’aurait pas pu l’être. Cette grande figure devait apparaître dans le monde à son heure.

Mais que signifie donc la venue du Christ dans le monde ? Elle signifie que l’être humain, lorsqu’il comprend vraiment le Christ, apprend à se servir de la pleine conscience de son soi, qu’il apprend à imprégner de cela toute la conscience qu’il a de son « Je », de telle sorte que son « Je » prend entièrement possession de ce qui compose cet être humain. C’est cela que signifie la venue du Christ dans le monde. Ce « Je », ce « Je » conscient de lui-même reconquerra tout ce que l’humanité a perdu au cours des âges. Mais de même que le Sentier octuple a dû être tout d’abord instauré par le Bouddha, ainsi la domination du principe du Je sur les processus du corps physique a dû être tout d’abord instauré par le Bouddha, ainsi la domination du principe du « Je » sur les processus du corps physique a dû être visiblement établie avant l’expiration des temps anciens. Car de nos jours, il ne serait plus possible que du principe du « Je » apparaissant dans le monde rayonne sur son entourage cet extraordinaire pouvoir de guérison qui s’est manifesté à l’époque. Pour cela, il fallait qu’il y ait encore des hommes dont le corps éthérique fût assez indépendant pour qu’ils pussent ressentir les puissants effets d’une simple parole, d’un simple attouchement, effets dont il ne subsiste plus aujourd’hui que de faibles traces.



LE SENTIER OCTUPLE

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 3 Oct - 18:28

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Nouvel Aurore le Lun 3 Oct - 23:19

PAix,
obsidienne a écrit:Extrait de l'Evangile selon Luc de Rudolf Steiner
Huitième conférence, Bâle 24 septembre 1909.
Et c’est là ce que la connaissance des grandes vérités peut nous donner de meilleur. Les petites vérités peuvent satisfaire notre besoin de connaissance, mais les grandes nous réchauffent l’âme et nous font voir que ce qui prend forme dans les événements cosmiques est d’une incomparable beauté. Quand nous en ressentons ainsi la beauté, la splendeur, cela commence à prendre racine en nous, cela va au-delà d’une compréhension purement théorique. Que dit en effet le Christ Jésus d’après l’Evangile selon Luc ?

« Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin ; elle fut foulée aux pieds et les oiseaux du ciel la mangèrent. Une autre tomba sur le roc ; quand elle poussa, elle sécha, parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Une autre partie tomba au milieu des épines ; les épines poussèrent avec elle et l’étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre ; quand elle poussa, elle donna du fruit au centuple » (Luc 8,5-8).

On peut lui appliquer l’explication de cette parabole du semeur donnée à ses disciples par le Christ Jésus. La semence, c’est le royaume des dieux, le royaume du ciel, le royaume de l’esprit. Ce royaume de l’esprit doit pénétrer  la façon d’une graine dans les âmes humaines et devenir actif sur la terre. Or certains ont l’âme ainsi faite qu’ils repoussent cette conception du monde, c’est-à-dire ce royaume des entités divines.
Face à un Homme qui se présente à Vous et Qui Suit de Son Mieux le Chemin Octuple, ayant Soif de Paix, d' Équité et de Justice, comment Jésus Christ aurait Souhaité que Vous Réagissiez ?

N'est-ce pas en l'Aidant dans le cadre du Chemin Octuple afin de Contribuer à la Victoire de la Justice que l'On Témoigne que la Graine Christique Pousse bien "en" Soi  ?


obsidienne a écrit:L’humanité doit donc s’élever peu à peu vers les sommets. Les premiers disciples sont ceux qui entrent avec l’individualité en question dans une grande époque et qui apportent avec eux de quoi comprendre ce genre de chose. Le reste de l’humanité avance lentement et ne parvient que beaucoup plus tard au but qui lui a été proposé. Lorsque les hommes seront parvenus en grand nombre à posséder le Sentier octuple comme une profonde expérience personnelle et non comme quelque chose qui vient du bouddhisme et dont on a entendu parler, ces hommes auront déjà beaucoup avancé à un autre point de vue. Relisez dans « l’initiation ou comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs «  comment le développement de la fleur de lotus à seize pétales (5ème chakras de la gorge ou laryngé) est en rapport avec le Sentier Octuple. Les hommes parviendront à développer cette fleur de lotus, justement au moyen du Sentier octuple ; car tout cela se tient. Pour quiconque sait observer l’évolution humaine, il y a un signe qui montre le point auquel l’humanité est parvenue : c’est le point où elle en est dans le développement de la fleur de lotus à seize pétales qui va devenir l’un des premiers organes dont se serviront les hommes de l’avenir. Et quand cet organe sera développé, l’âme et l’esprit seront capables d’exercer une certaine maîtrise sur le physique. Seul celui qui se décide aujourd’hui à entreprendre un travail de développement spirituel, au sens ésotérique du mot, peut se considérer comme étant sur la voie d’une véritable assimilation du Sentier octuple. Les autres l’ »étudient », ce qui est bien entendu aussi très utile, car cela apportera un stimulant.

obsidienne a écrit:Mais que signifie donc la venue du Christ dans le monde ?  Elle signifie que l’être humain, lorsqu’il comprend vraiment le Christ, apprend à se servir de la pleine conscience de son soi, qu’il apprend à imprégner de cela toute la conscience qu’il a de son « Je », de telle sorte que son « Je » prend entièrement possession de ce qui compose cet être humain. C’est cela que signifie la venue du Christ dans le monde.

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Que la Venue du Christ se Fasse "en" Vous, par et dans l'Action Juste et Solidaire avec Ses Saints Présents Prédestinés !
Telle est la Volonté Divine au Temps Béni Présent !

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Mar 4 Oct - 13:20

Nouvel Aurore a écrit:PAix,
obsidienne a écrit:Extrait de l'Evangile selon Luc de Rudolf Steiner
Huitième conférence, Bâle 24 septembre 1909.
Et c’est là ce que la connaissance des grandes vérités peut nous donner de meilleur. Les petites vérités peuvent satisfaire notre besoin de connaissance, mais les grandes nous réchauffent l’âme et nous font voir que ce qui prend forme dans les événements cosmiques est d’une incomparable beauté. Quand nous en ressentons ainsi la beauté, la splendeur, cela commence à prendre racine en nous, cela va au-delà d’une compréhension purement théorique. Que dit en effet le Christ Jésus d’après l’Evangile selon Luc ?

« Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin ; elle fut foulée aux pieds et les oiseaux du ciel la mangèrent. Une autre tomba sur le roc ; quand elle poussa, elle sécha, parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Une autre partie tomba au milieu des épines ; les épines poussèrent avec elle et l’étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre ; quand elle poussa, elle donna du fruit au centuple » (Luc 8,5-8).

On peut lui appliquer l’explication de cette parabole du semeur donnée à ses disciples par le Christ Jésus. La semence, c’est le royaume des dieux, le royaume du ciel, le royaume de l’esprit. Ce royaume de l’esprit doit pénétrer  la façon d’une graine dans les âmes humaines et devenir actif sur la terre. Or certains ont l’âme ainsi faite qu’ils repoussent cette conception du monde, c’est-à-dire ce royaume des entités divines.
Face à un Homme qui se présente à Vous et Qui Suit de Son Mieux le Chemin Octuple, ayant Soif de Paix, d' Équité et de Justice, comment Jésus Christ aurait Souhaité que Vous Réagissiez ?

N'est-ce pas en l'Aidant dans le cadre du Chemin Octuple afin de Contribuer à la Victoire de la Justice que l'On Témoigne que la Graine Christique Pousse bien "en" Soi  ?


obsidienne a écrit:L’humanité doit donc s’élever peu à peu vers les sommets. Les premiers disciples sont ceux qui entrent avec l’individualité en question dans une grande époque et qui apportent avec eux de quoi comprendre ce genre de chose. Le reste de l’humanité avance lentement et ne parvient que beaucoup plus tard au but qui lui a été proposé. Lorsque les hommes seront parvenus en grand nombre à posséder le Sentier octuple comme une profonde expérience personnelle et non comme quelque chose qui vient du bouddhisme et dont on a entendu parler, ces hommes auront déjà beaucoup avancé à un autre point de vue. Relisez dans « l’initiation ou comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs «  comment le développement de la fleur de lotus à seize pétales (5ème chakras de la gorge ou laryngé) est en rapport avec le Sentier Octuple. Les hommes parviendront à développer cette fleur de lotus, justement au moyen du Sentier octuple ; car tout cela se tient. Pour quiconque sait observer l’évolution humaine, il y a un signe qui montre le point auquel l’humanité est parvenue : c’est le point où elle en est dans le développement de la fleur de lotus à seize pétales qui va devenir l’un des premiers organes dont se serviront les hommes de l’avenir. Et quand cet organe sera développé, l’âme et l’esprit seront capables d’exercer une certaine maîtrise sur le physique. Seul celui qui se décide aujourd’hui à entreprendre un travail de développement spirituel, au sens ésotérique du mot, peut se considérer comme étant sur la voie d’une véritable assimilation du Sentier octuple. Les autres l’ »étudient », ce qui est bien entendu aussi très utile, car cela apportera un stimulant.

obsidienne a écrit:Mais que signifie donc la venue du Christ dans le monde ?  Elle signifie que l’être humain, lorsqu’il comprend vraiment le Christ, apprend à se servir de la pleine conscience de son soi, qu’il apprend à imprégner de cela toute la conscience qu’il a de son « Je », de telle sorte que son « Je » prend entièrement possession de ce qui compose cet être humain. C’est cela que signifie la venue du Christ dans le monde.

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Je ne suis pas d'accord sur ce fait que  vous revenez sur un principe d'aide avec des Saints Présents Prédestinés.
Vous faites le petit malin à modifier des termes mais je sais que vous faites référence aux prophéties.

Croire aux Saints de l'église catholique n'est pas la voie que le Christ a donné. Cette vision est illusoire et appartient à lucifer. (correspond à Eblis chez les musulmans ; ce n'est pas satan)*.

La religion musulmane est bourré de prophéties et cela donne une croyance qui ne va pas dans le même sens que le message du Christ.

C'est dans la solitude que l'âme individuelle va progresser.

Le Christ est déjà là avec l'âme de la terre. Il suffit de l'accueillir en nous. Aucun être humain n'a la prétention d'aider son prochain à accueillir le Christ dans un autre corps. Pour accueillir le christ il faut avoir un corps sain et un esprit sain (chemin octuple). Cela ne s'obtient pas là sur le champ momentanément mais s'acquiert dans le temps. Il faut d'abord s'aider soi-même avant d'aider les autres. Personne ne peut être parfait car il a du karma. Et dans le social il y a le malin et sa horde satanique qui oeuvre plus vite que vous car eux déjà ils n'ont pas de corps et n'ont que leur travail répétitif de semer la discorde. Donc dés lors que vous pensez à faire le bien autour de vous, eux ont déjà mis en place un plan pour vous mettre des bâtons dans les roues. C'est pourquoi dans la société  vous ne trouvez que le mal. Et plus il y a un grand nombre d'acteurs alors plus puissant est le mal. Désolée !

Le Christ ne fait pas de la politique.

Tant que vous resterez dans l'interprétation, Nouvel Aurore c'est que vous n'avez pas prit la décision de vous sauvez vous même.

* Iblis (déesse) est une sorte de variante féminine d'Eblis  ; Eblis le Lucifer Musulman. C'est avec elle que s'allia un magicien noir (Klingsor) du moyen âge pour s'opposer aux forces du bien. Voir le livre : "les mystères de l'Orient et du Christianisme" Rudolf Steiner. Ed Triades.
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Mar 4 Oct - 14:59

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Archange le Mer 5 Oct - 15:35

obsidienne a écrit:
Archange a écrit:
obsidienne a écrit:Aussi le bouddha était présent activement lors de la présence du christ sur terre et a même préparé sa venue.   etc.....

Très intéressant, Steiner explique cela dans ses livres sur les Evangiles ?

Oui en effet !

Evangile selon Luc :  "L'Évangile de saint Luc, expression des principes d'amour et de compassion. Mission des Bodhisattvas et mission du Bouddha ».

Ces dix conférences sur l'Évangile selon Luc qui furent tenues par Rudolf Steiner à Bâle en septembre 1909 ouvrent la voie à une compréhension moderne, élargie, du christianisme ésotérique. On y trouve une description détaillée de la façon dont deux courants qui ont longtemps progressé séparément, celui du Bouddha et celui de Zarathoustra, viennent converger dans le christianisme. C'est à l'occasion de ces conférences que Steiner parla pour la première fois de l'existence de deux enfants Jésus, une affirmation qui déclencha à l'époque les réactions les plus virulentes, et projette encore aujourd'hui une lumière surprenante sur l'entité de Jésus de Nazareth qui accueillit en elle la force solaire du Christ au moment du baptême dans le Jourdain.

http://www.eurythmiste.com/index.php/philosophie-et-religions/christologie-et-religion/evangile-l-selon-luc-detail

Evangile selon Matthieu : L'influence du bodhisattva. Jésus ben Pandira.

http://www.eurythmiste.be/Librairie/Livres/adulte/2096.htm

Evangile de Marc : Le chemin de Bouddha vers l'esprit intérieur, le chemin de Zarathoustra vers l'esprit de l'univers.

http://www.eurythmiste.be/Librairie/Livres/adulte/1284.htm

Evangile selon Jean : http://www.glbet-el.org/textesfrancais/Evangile%20Jean%20Steiner.pdf

Serges O. Prokofieff l'évoque dans ses livres :

http://www.editions-triades.com/serge-o-prokofieff-art810.html


Super merci obsidienne

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Jeu 6 Oct - 23:36

Rudolf Steiner et le Boddhisatva du XX e siècle

Adolf Arenson (*)

http://jf.bizzart.biz/ArticlesHTM/Art_SA_Steiner/Aar28430.html

Conférence tenue le 30 mars, le 28 avril et en octobre 1930 à Dornach devant les membres de la Société anthroposophique.

Mes chers Amis,

En ce jour, commémorant le départ du plan physique de notre grand maître et guide, l’exigence, que celui-ci avait commencé à placer devant notre âme, se présente de nouveau à nous d’une manière toute particulière. En cette période de Noël 1923, et en vertu de sa parole qui annonçait la volonté des dirigeants spirituels de notre mission terrestre, une unité s’instaurait entre ce que nous connaissons comme le mouvement anthroposophique et notre société anthroposophique, qui n’était jusqu’alors que le cadre extérieur de ce mouvement. Mais avec cela, chaque membre se trouvait placé devant l’exigence de revoir son appartenance à la société sous un autre éclairage ; Nous étions en effet jugés dignes de partager la responsabilité vis-à-vis des puissances spirituelles, une responsabilité que Rudolf Steiner avait portée seul jusqu’à ce moment. Et comme un signe de cette unité nouvelle du mouvement et de la société, qui n’était pas seulement un signe, mais en même temps aussi une réalité conséquente, il se plaça lui-même à la tête de la société. Nous pouvions accepter son cadeau en pleine confiance car Il était effectivement celui qui nous avait conduits et qui nous avait préservés de faire des faux pas.

Tout cela a pris subitement une tournure différente dans l’instant où il ne fut plus en personne parmi nous. Notre responsabilité prenait dès lors une dimension incommensurable – pour pouvoir oeuvrer sans le conseil sage, amical et attentionné de notre guide, nous devions désormais rechercher la sagesse et l’amour uniquement chez nous-mêmes – et nous savions dans quelle mesure parcimonieuse nos âmes recelaient ces biens si précieux. Nous étions donc dans cette situation difficile il y a cinq ans, et nous le sommes encore aujourd’hui. On peut ressentir cette description de notre situation comme décourageante. Mais, mes chers amis, on peut aussi adopter un autre point de vue en face de celle-ci : Celui de reconnaître que cela vaut justement la peine de s’atteler de toutes nos forces pour maintenir sans taches l’oeuvre de Rudolf Steiner et la rendre accessible à l’humanité. Alors une grande allégresse peut s’emparer de nous, un sentiment de bonheur devant la tâche qui nous est ainsi confiée. Et l’énergie qui se dégage de ce bonheur peut nous aider à surmonter la douleur de ne plus voir notre grand guide parmi nous.

Mais, si nous voulons répandre l’oeuvre de Rudolf Steiner dans le monde, il est indispensable que nous la connaissions nous-mêmes, et que nous la comprenions nous-mêmes !

Lorsque je dis « comprendre », j’utilise naturellement ce mot avec une certaine réserve. Car nous savons effectivement tous que notre compréhension dans l’état présent ne peut être que limitée. Dans la mesure où notre penser actuel est précisément en état de le faire, nous devrions avoir appréhendé intérieurement ce que nous voulons apporter aux autres ! Le bien spirituel, qui a été consigné dans des milliers de conférences, propose en effet des énigmes innombrables à la pensée actuelle. Nous nous heurtons à des contradictions manifestes, et plus encore : Nous passons devant les profonds mystères, qui se dissimulent derrière les paroles de Rudolf Steiner, sans nous douter de rien. C’est pourquoi je crois agir dans le sens de la pensée de Rudolf Steiner en tentant, aujourd’hui, en ce jour commémorant sa mort physique, d’éclairer un domaine anthroposophique qui reste encore passablement obscure.

Depuis le début de son oeuvre, Rudolf Steiner a parlé de ces messagers qui, depuis les mondes spirituels, agissent en préparant les grandes étapes de notre évolution afin qu’elle puisse s’accomplir de manière correcte. Ils ont donc dû agir de manière préparatoire, dans le passé, pour amener l’humanité dans un état de maturité qui lui permette de recevoir le Christ ; et c’est de nouveau leur tâche présente et future de préparer celle-ci à recevoir en son sein ce que doit apporter le Christ (1) . Dans la dénomination, orientale, ces messagers sont appelés « Bodhisattvas », et Rudolf Steiner insiste : « Ce n’est qu’à partir du moment où on s’oriente sur eux, que s’élève d’une manière correspondante la connaissance de ce que le Christ a été, est et sera constamment pour l’humanité » (2) .

Vous trouverez désormais compréhensible qu’avec nos représentations et pensées terrestres, l’investigateur de l’esprit ne trouve que difficilement les mots pour nous procurer une image de ces hautes entités. C’est ce qu’on éprouve vivement lorsqu’on se met à ordonner les déclarations de Rudolf Steiner. À première vue justement, elles semblent souvent se contredire ; l’expression est souvent si subtile, si difficile à comprendre, qu’on ne comprend qu’après avoir lu les phrases individuellement, les unes après les autres, parfois après des semaines et des mois seulement. Il est donc tout à fait impossible, pour cette raison, de donner brièvement ici une image claire et exhaustive de la nature des Bodhisattvas – seul le travail personnel de l’individu peut y parvenir pour lui-même.

Mais il est possible de faire autre chose. On peut réunir les grands traits caractéristiques qui peuvent permettre de rendre compréhensible la manière dont ces entités interviennent dans notre évolution terrestre, c’est-à-dire la façon dont elles s’efforcent de faire entrer à un moment donné un élément nouveau dans notre évolution humaine.

C’est ce que j’ai tenté de faire, et il en résulte l’image suivante : Un Bodhisattva n’est pas quelque être humain hautement évolué, mais un Bodhisattva est une entité spirituelle supérieure, qui n’a jamais cheminé comme nous sur la terre – et qui n’est pas non plus comme le Christ, qui a en effet réellement habité dans les enveloppes de Jésus. Dans la neuvième conférence du cycle 9 , Rudolf Steiner dit qu’un Bodhisattva est une partie de l’entité que l’on peut caractériser comme le grand Maître de l’humanité (au sens d’enseignant, et non de « gourou », la nuance est importante en cette fin de siècle ! N.D.T. ) ; Une entité qui s’est manifestée dans les époques diverses et de manières les plus variées et qu’on aurait désignée dans la conception chrétienne comme « l’Esprit Saint ». Rudolf Steiner décrit cela de manière grandiose dans la première conférence du cycle 17 (et aussi dans la neuvième conférence du cycle 9 ) :

« Douze Bodhisattvas appartiennent donc au Christ ; ils ont préparé et continuent d’édifier ce qu’il a apporté à notre développement culturel et qu’on peut considérer comme la plus grande impulsion qui soit. Nous découvrons alors les 12 – et au milieu d’eux, le Treizième. Nous nous sommes ainsi élevés dans la sphère des Bodhisattvas et nous sommes entrés dans le cercle des douze corps stellaires– et au milieu le Soleil, qui les illumine et les réchauffe, dont ils tirent cette source de vie qu’ils répandent ensuite sur la terre ».

Et dans la cinquième conférence du cycle 15 , Rudolf Steiner déclare que les Bodhisattvas sont les instructeurs de l’humanité, mais que la source de vie, c’est le Christ.

Plus loin (3) , il dit : « Chaque Bodhisattva a une mission déterminée dans l’évolution terrestre. Lorsque cette mission est accomplie, il n’a plus besoin de s’incarner dans un corps physique. Il devient alors un « Bouddha », c’est-à-dire que l’individualité, qui ne s’est jamais tout à fait incarnée dans une forme humaine, se retire complètement lors de sa dernière incarnation ; elle se retire alors aussi dans certains plans spirituels supérieurs et peut, de-là, continuer de diriger les affaires de l’humanité. Ce fut, par exemple, le cas du Bodhisattva qui s’éleva en tant que Bouddha dans sa dernière incarnation de Gautama Bouddha. Ce sera aussi le cas un jour pour le Bodhisattva actuel, mais dans 3000 ans seulement, et qu’on désigne comme le Maïtreya-Bouddha (4) .

On peut être extraordinairement désorienté maintenant par le fait que, très fréquemment, Rudolf Steiner appelle simplement les hommes, dans lesquels le Bodhisattva se manifeste, par le terme de Bodhisattva. Il évoque par exemple très souvent le « Bodhisattva réincarné ». Il désigne aussi Jeshu ben Pandira, comme le successeur de ce Bodhisattva, qui s’est élevé à la dignité de Bouddha lors de sa dernière incarnation de Gautama Bouddha. Il s’exprime à vrai dire avec une parfaite précision, par exemple dans la quatrième conférence du cycle 15 , où il déclare : « Jeshu ben Pandira se trouvait sous la protection du successeur du Bouddha, le nouveau Bodhisattva. »

C’est qu’il faut dire qu’il est très important de savoir ce qu’il en est ; car la conception vague, qui est passablement répandue parmi nos membres aujourd’hui, de ce qu’est un Bodhisattva à proprement parler, est issue de cette façon de s’exprimer souvent imprécise ; qui ne se produit pourtant pas « par hasard » chez Rudolf Steiner – nous le comprendrons encore dans la suite de cet exposé.

Mais en tout cas, il a veillé à ce que cette confusion de l’homme inspiré avec le Bodhisattva soit impossible pour celui qui connaît exactement le contenu de ses cycles de conférences.

Il déclare ainsi, dans la dixième conférence du cycle 9, que nous ne devons pas concevoir de telles « incarnations » d’une façon routinière. « On peut », dit-il, « parler d’une incarnation toujours répétée des Bodhisattvas ; mais on doit savoir que le Bodhisattva, qui s’est trouvé derrière tous ces hommes dans lesquels il s’est incarné, est une partie de cette entité qui est elle-même la sagesse personnifiée de notre monde ». Et auparavant, il dit (5)  : « C’est seulement lorsqu’on comprend la chose de cette manière , qu’on peut aussi désigner d’autres individualités, qui sont à leur tour de grands instructeurs, comme autant d’incarnations du Bodhisattva.

Le 13 avril 1910, à Rome, il dit : « Son entité (celle du Bodhisattva) est pour ainsi dire trop vaste pour trouver place dans un corps humain. Seule une partie de cette entité peut descendre dans les enveloppes terrestres ; La partie la plus importante reste dans les mondes supérieurs ».

N’est-ce pas, mes chers amis, après ces explications valables une fois pour toutes, on peut accorder le droit à Rudolf Steiner, si je peux m’exprimer ainsi, de parler désormais des « incarnations » du Bodhisattva, car on ne peut plus désormais tomber dans l’erreur mentionnée à leur sujet.

Oui, mais ! Mes chers amis, qui connaît justement ces quelques passages répandus dans de si nombreuses conférences ? Et qui plus est, combien oublie-t-on facilement ces précisions dont on ne perçoit pas l’importance dans l’instant !

Nous devons donc constamment les avoir à l’esprit dans les exposés qui suivent, sinon nous ne nous comprendrons pas.

Nous en arrivons maintenant à la considération du Jeshu ben Pandira, dont Rudolf Steiner dit qu’il était le guide de ce mouvement, apparu 105 ans avant le Christ, sous le nom d’Esséniens et de Thérapeutes, et dont l’âme était habitée par le Bodhisattva successeur du Bouddha (6) .

Rudolf Steiner déclare dans la cinquième conférence du cycle 15 que Jeshu ben Pandira a préparé la venue du Christ sous l’influence du Bodhisattva qui l’a inspiré ; Car il avait la mission d’éveiller, au moins chez quelques hommes peu nombreux, la compréhension de ce que le Christ aurait à être, en ce qui concerne l’individualité de Zarathoustra, qui aurait à s’incarner dans un descendant de la lignée de Salomon de la Maison de David (7) .

Et plus loin, Rudolf Steiner précise que le Bodhisattva, qui était l’inspirateur, le protecteur de Jeshu ben Pandira, s’est sans cesse incarné et que l’une de ses incarnations est fixée pour le 20ème siècle (8) . C’était en octobre 1911. Dans une conférence de branche à Leipzig, le 5 novembre 1911, il dit d’une manière catégorique, que « Jeshu ben Pandira, s’est à peu près incarné une fois tous les cent ans depuis, et qu’il est encore à présent incarné pour devenir celui qui annoncera le Christ dans son vêtement éthérique, tout comme à l’époque il avait annoncé le Christ dans sa présence physique ».

Et maintenant, mes chers amis, nous en arrivons à une caractérisation importante quant à la manière dont cette incarnation du Bodhisattva se manifeste dans l’individualité de Jeshu ben Pandira. Rudolf Steiner dit que constamment, lorsque le Bodhisattva apparaît réincarné, (je cite à présent textuellement (9) ), « les hommes ferons l’expérience de voir vivre ici où là, un enfant doué, qu’on ne remarquera pas et qui doit s’acquitter d’une tâche particulière dans l’évolution à venir de l’humanité ».

Ensuite, en comparaison avec l’événement du Christ, où l’individualité de Jésus abandonne ses enveloppes corporelles dans lesquelles le Christ vient s’établir, Rudolf Steiner dit plus loin : « Il en sera ainsi avec le Bodhisattva, qu’il se produira certes une sorte d’échange – mais l’individualité reste d’une certaine manière. Et cette individualité, qui apparaît alors..., en amenant des forces nouvelles dans l’évolution de l’humanité, s’immerge dans cet homme qui éprouve de ce fait une violente transformation. Celle-ci intervient particulièrement entre 30 et 33 ans. Et il en est toujours ainsi qu’on ne peut jamais savoir, avant que cette transformation apparaisse, que ce corps sera appréhendé par le Bodhisattva ».

« C’est le trait caractéristique », dit Rudolf Steiner.

Nous trouvons la même chose exprimée d’une manière aussi chargée de sens dans une conférence tenue par Rudolf Steiner à Bâle, le 1er octobre 1911.

Il appert maintenant nettement, mes chers amis, que si l’on disait par exemple d’un homme, qui n’a pas encore éprouvé cette transformation – donc au plus tôt à partir de 30 ans – qu’il serait le Bodhisattva à venir, on devrait donc savoir très exactement qu’il ne l’est assurément pas. À Milan, le 21 septembre 1911, il déclare : « Et on reconnaîtrait au mieux, qu’il n’est pas juste de dire d’un homme, n’ayant pas encore atteint la trentaine, que le Bodhisattva se manifeste en lui. On reconnaîtrait justement là ce qui n’est pas juste ».

Mes chers amis ! Tout cela est d’une importance extraordinaire ! Car, si Rudolf Steiner n’avait pas exprimé cette caractéristique aussi clairement, nous nous trouverions encore devant le danger de chercher le Bodhisattva là où il n’est pas. Et ce danger dissimulerait encore en lui un danger bien plus grand. Je vous rappelle les paroles de Rudolf Steiner, que je vous ai citées tout à l’heure, à savoir qu’on ne peut s’élever à la compréhension de l’acte du Christ qu’après s’être d’abord orienté sur le Bodhisattva. Mais cela ne signifie rien de moins que ceci : Sans la connaissance du messager du Christ au 20ème siècle, le danger existe de ne pas reconnaître non plus le Christ Lui-même, lorsqu’Il apparaît dans sa forme éthérique.

Et que le danger existe, du moins – dirons-nous – la possibilité d’un tel danger, c’est ce dont témoigne ce qui suit :

Mes chers amis, je n’accorde pas trop de valeur aux bizarreries qui surgissent de temps à autre dans notre société ! Vous savez que Rudolf Steiner a lui-même traité ces choses, aussi longtemps qu’elles restaient anodines, avec un certain humour. Il raconta, par exemple une fois, qu’il avait fait la connaissance, je crois, de 12 ou 20 « Vierges Marie » réincarnées et autres singularités semblables. Mais lorsqu’une rumeur de ce genre perdure des années durant, avec opiniâtreté, on ne peut plus simplement l’ignorer. Car, n’est-ce pas, une telle rumeur pourrait aussi renfermer une part de vérité ! Et un bruit de ce genre circule déjà depuis quelques années. On dit en effet que le Bodhisattva, dont Rudolf Steiner a annoncé la venue au 20ème siècle, a réapparu récemment. On dit qu’il serait à tel ou tel endroit, et on cite même plusieurs noms. Et cette rumeur est soutenue par une soi-disant parole de Rudolf Steiner. À la question concernant ce qu’il en était du Bodhisattva à venir, Rudolf Steiner a dû répondre que le Bodhisattva serait né au début de ce siècle et qu’il porterait un intérêt particulier à la Société Anthroposophique. On a rapporté de tels propos, non seulement à moi, mais aussi à d’autres amis de Stuttgart et d’ailleurs.

Considérons d’un peu plus près ces propos qui, comme on l’a dit, circulent depuis pas mal de temps.

La version selon laquelle on parle d’une personnalité qui doit être le prochain Bodhisattva, est naturellement, d’après la teneur de tout ce qu’on en dit, une contradiction en elle-même ! Puisque la nature d’un tel Bodhisattva est effectivement de celle qu’on ne peut pas connaître, tant qu’il n’a pas saisi la personnalité humaine qu’il veut inspirer et vivifier. Parler d’un « futur » Bodhisattva dans le sens où il s’agit de caractériser une personnalité humaine, dans laquelle le Bodhisattva s’empare du corps, c’est en effet justement parler de quelque chose que Rudolf Steiner donne pour impossible !

Je pense que je n’ai pas besoin de vous le prouver en m’appuyant encore une fois sur les citations.

On peut maintenant me rétorquer l’objection suivante : Oui, mais un initié d’un rang très élevé fait toujours exception ! Il peut néanmoins le savoir, même si Rudolf Steiner affirme que personne ne pourrait le savoir avant. Oui, effectivement, voyez-vous, mes chers amis, c’est là une objection qui ne peut que prouver que celui qui la fait n’a absolument aucun pressentiment de ce qu’est un initié. Quant à savoir si l’initié peut savoir d’avance, je le passe sous silence. Mais qu’il le sache et qu’il ne puisse pas en parler , c’est là quelque chose que sait celui qui est familier de l’occultisme. Rudolf Steiner déclare dans la dixième conférence du cycle 9  : qu’une loi entre en vigueur à ce propos, qu’il traitera dans les conférences à venir – il parle même de la loi selon laquelle personne ne peut reconnaître d’avance le Bodhisattva. À présent, mes chers amis, un initié n’enfreint aucune loi qui provient du monde spirituel. Nous ne devons pas juger les initiés à l’aune de la morale terrestre !

Vous voyez que cette rumeur s’effondre d’elle-même. Seule une méconnaissance de ce que Rudolf Steiner a dit sur la nature des Bodhisattvas peut véritablement en arriver à des propos grotesques d’après lesquels telle ou telle personnalité humaine serait le Bodhisattva à venir.

Il en est autrement du propos que Rudolf Steiner a dû tenir devant un de nos membres. Je suis en général vraiment sceptique, quand j’entends dire que : « Le Dr. Rudolf Steiner a dû dire que... » Mais je pourrais bien penser quant à moi, que ces paroles ont été effectivement prononcées par lui ; à savoir que le Bodhisattva du 20ème siècle est déjà « réincarné », (vous savez bien, à présent, comment il faut comprendre le mot « réincarné ») ; Paroles qu’il a effectivement prononcées le 5 novembre 1911, à Leipzig. Je vous en ai cité l’intégralité plus haut. Mais Rudolf Steiner ne voulait pas parler alors d’un homme jeune, mais plutôt d’un homme plus âgé, qui est déjà habité par le Bodhisattva. Si on les conçoit de cette manière, ces déclarations sont absolument compréhensibles ; elles ne se heurtent en aucune façon aux lois spirituelles. Rudolf Steiner a tout simplement déclaré par ces mots : l’homme, qui est inspiré par le Bodhisattva, est déjà là, il séjourne parmi nous.

Par contre la rumeur selon laquelle « le Bodhisattva serait né au début de ce siècle » n’est pas si facile à comprendre. Elle est même, du point de vue de la logique terrestre, une absurdité complète.

Réfléchissez donc seulement, mes chers amis, Rudolf Steiner dit un jour : « Lorsque quelqu’un caractérise un homme âgé de moins de 30 ans comme étant un Bodhisattva, c’est justement un signe pour dire qu’il ne l’est assurément pas  ! » Et ensuite, Rudolf Steiner caractériserait, lui-même, comme un Bodhisattva un homme qui est âgé de moins de trente ans ? Car, n’est-ce pas ? Rudolf Steiner n’a pu faire cette déclaration qu’au plus tard, au début de l’année 1925. Née au début du siècle, la personne concernée ne pourrait pas avoir dépassé l’âge de 24 à 25 ans – et donc moins de 30 ans, la caractéristique qui permet précisément de dire qu’elle n’ est pas inspirée par le Bodhisattva ; c’est parfaitement clair, ! N’est-ce pas ?

Si j’ai dit plus haut que je pouvais bien me représenter que Rudolf Steiner a fait cette déclaration, vous me comprendrez aussitôt, si vous admettez un peu le fait que l’initié utilise un langage particulier. Vous savez qu’on appelait Héraclite (540-480) « l’obscur », parce que ces paroles étaient marquées du sceau de ce langage plein de mystère. L’Apocalypse est remplie de ces paroles obscures – il suffit seulement de se souvenir du nombre 666 ou du livre que Jean doit avaler.

Rudolf Steiner a fait le sacrifice de se soumettre au langage ordinaire dans ses écrits et ses conférences, afin que le monde extérieur soit en mesure de le comprendre. Mais il a aussi utilisé fréquemment ce langage caché, qui est incompréhensible au matérialisme de notre époque et souvent même l’induit en erreur. C’est le cas de ses mantras, ses paroles de vérité, etc. Et aussi lorsqu’on lui posait des questions auxquelles il ne pouvait pas répondre dans des termes habituels. Celui qui, dans la méconnaissance de ces faits, lui posait de telles questions (et qui d’entre nous, ayant eu une relation personnelle avec Rudolf Steiner, ne lui a pas posé des questions de ce genre ?), sait dans quelle incertitude et dans quel doute les réponses de Rudolf Steiner pouvaient souvent le plonger.

Si donc cette parole de Rudolf Steiner, transportée par la rumeur, est vraie, c’est qu’en tout cas la question posée était celle qui a amené Rudolf Steiner à répondre que le Bodhisattva était né au début du siècle. Si celui qui a posé la question connaissait tout ce que Rudolf Steiner avait dit sur la nature du Bodhisattva, il devait donc reconnaître aussitôt que la réponse donnée était une absurdité, si on la prenait au sens commun. Mais il devait dès lors tenter d’en rechercher la signification profonde.

Quelle peut être cette interprétation profonde ? Mes chers amis ! Demandons-nous une fois ce que signifie le concept de naissance lorsque nous l’appliquons à un Bodhisattva ? La naissance du Bodhisattva ne se produit effectivement qu’à partir de la trentième année de la personne qui y est prédestinée. Nous avons vu cela !

Utilisons-le en établissant un parallèle avec la naissance humaine. Dans la naissance humaine, le nombre « trois » joue un rôle important – conception, développement embryonnaire, naissance.

Nous avons aussi à faire à une triade d’événements en ce qui concerne l’inspiration d’un être humain par le Bodhisattva.

1) Vers la trentaine, le Bodhisattva s’empare quelque peu du corps de l’être humain élu.

2) Une transformation profonde s’ensuit, une sorte de révolution.

Et 3) Lorsque le Bodhisattva descend jusqu’à inspirer le corps éthérique, il apparaît alors publiquement devant l’humanité avec la mission qu’il a à réaliser ; Alors, mes chers amis, il est reconnaissable par tous ceux qui connaissent cette mission. Vous comprenez pourquoi il est absolument correct de dire, dans un certain sens, que le Bodhisattva est né alors au monde.

Et quelle est donc cette mission du Bodhisattva ?

Rudolf Steiner le dit distinctement et clairement.

Dans la 10ème conférence du cycle 15, il dit : « Ce Bodhisattva, qui a agi autrefois (au sein de la personnalité de Jeshu ben Pandira) pour préparer le christianisme, s’est réincarné sans cesse. »

Dans la conférence du 4 novembre 1911 : « Il est déjà incarné à notre époque » et « il sera l’annonciateur authentique du Christ dans son vêtement éthérique, tout comme il fut autrefois celui qui annonça la venue du Christ physique. »

Plus loin, Rudolf Steiner précise : « Si Jeshu ben Pandira (c’est-à-dire, en fait, le Bodhisattva à travers lui) est appelé à révéler l’apparition du Christ à notre époque, c’est qu’il attirera l’attention sur le Christ, qui ne peut réapparaître dans un corps physique, mais doit apparaître dans un vêtement éthérique ; exactement de la manière dont il est apparu à Paul devant Damas ». Et il ajoute : « C’est justement à cela qu’on pourra le reconnaître ». Et comme autre caractéristique certaine, Rudolf Steiner indique que ce Bodhisattva ne se fera pas lui-même passer pour le Christ.

Et à présent, nous pouvons demander : Où devons-nous chercher cette individualité, par laquelle le Bodhisattva, qui a agi effectivement déjà parmi nous, comme Rudolf Steiner le souligne, et a accompli sa mission ?

Je pose la question inverse : Qui est donc celui qui, le premier et le seul dans l’humanité, a annoncé l’apparition du Christ dans le corps éthérique ? : Rudolf Steiner.

« C’est justement à cela qu’on le reconnaîtra », dit Rudolf Steiner, « au fait qu’il annoncera le Christ éthérique. »

Prenez ces paroles complètement au sérieux, mes chers amis ! Elles signifient qu’ un seul peut annoncer le Christ éthérique ! Car s’il y en avait eu deux ou plus, de ces hommes, pour l’annoncer, Rudolf Steiner n’aurait pas pu dire : « C’est justement à cela qu’on reconnaîtra le Bodhisattva, qui a agi au travers de la personnalité de Jeshu ben Pandira, au fait qu’il annonce le Christ éthérique. Puisque autrement toutes les portes seraient ouvertes au doute et à l’erreur !

Il ne peut y en avoir qu’un. Et ce seul et unique, était Rudolf Steiner :

Rudolf Steiner, qui dans les années 90 du siècle dernier, traversa cette transformation profonde de son être, à laquelle il consacre un chapitre entier dans sa biographie (10) , et qui par la suite, inspiré progressivement par le Bodhisattva, se présenta au monde publiquement, par l’Anthroposophie créée par lui, et se fit connaître en tant qu’annonciateur et préparateur de la venue du Christ dans l’éthérique.

Vous voyez bien que l’on peut dire dans un sens transposé : ce fut la vraie naissance du Bodhisattva, lorsque, au début du 20ème siècle, Rudolf Steiner révéla sa mission en tant qu’Anthroposophe et avec cela en tant qu’annonciateur du Christ éthérique à l’humanité.

Car en effet, que l’Anthroposophie, la création de Rudolf Steiner, ait la mission d’annoncer le Christ éthérique, c’est ce qui nous est dit à nouveau clairement : « C’est la tâche de l’ Anthroposophie , d’annoncer le Christ dans sa forme éthérique », comme Rudolf Steiner l’a déclaré à Leipzig, le 4 novembre 1911. Et le lendemain, il précisait « L’Anthroposophie est là pour préparer cela ».

Le 21 septembre 1911, à Milan, il disait : « Dans cette époque matérialiste, je ne fais pas appel à la foi dans l’autorité, mais à une mise à l’épreuve scientifique. Et le Bodhisattva du 20ème siècle n’en appellera pas non plus à je ne sais quelle sorte d’annonciateur, qui le proclamerait Maïtreya-Bouddha, mais à la vigueur de sa propre parole . Et en tant qu’homme, il se dressera seul dans le monde pour ce faire ».

Je dois sans cesse répéter les paroles de Rudolf Steiner : « C’est à cela qu’on le reconnaîtra ». Mes chers amis, reconnaissons-le ! Ne cherchons pas plus loin parmi les vivants le fameux Bodhisattva, c’est-à-dire l’homme au travers duquel le Bodhisattva veut annoncer le Christ éthérique. Le Christ éthérique a été effectivement annoncé ! Dans plus de cent conférences et aussi dans des ouvrages publiés, on l’a annoncé déjà depuis plus de 20 ans, depuis l’année 1908 ! Et celui qui l’a annoncé, a séjourné parmi nous ; nous l’avons vu, nous l’avons entendu, et nous étions du nombre de ses auditeurs ! Examiner avec votre intellect, comme Rudolf Steiner nous l’a chaudement recommandé, tout ce qui en lui s’unit pour nous permettre de le reconnaître comme le Bodhisattva du 20ème siècle (11) .

Et cette connaissance jette son éclat jusque dans les éléments les plus discrets de son oeuvre !

À l’époque où l’on faisait courir l’accusation de jésuitisme sur Rudolf Steiner, depuis Adyar (siège social de la Société Théosophique, N.D.T.), celui-ci tint une conférence de deux heures à Berlin pour expliciter l’évolution de sa biographie. Il fut amené à décrire sa jeunesse. Mais, chose étrange, il ne s’exprima jamais à la première personne, mais uniquement à la troisième en disant « Rudolf Steiner » : « Rudolf Steiner fit ceci et cela », « Rudolf Steiner avait eu une longue formation » etc. Cela doit nous apparaître frappant que Rudolf Steiner lui-même ait ajouté la phrase : « Je vous prie de ne pas prendre le fait que je parle toujours de Rudolf Steiner pour une sorte de coquetterie ».

Mes chers amis, nous comprenons pourquoi aujourd’hui ! C’était du Bodhisattva dont parlait Rudolf Steiner. Il parlait de l’être humain au travers duquel il s’adressait à son auditoire !

Et l’autre fait, c’est que Rudolf Steiner n’a jamais été membre de la société anthroposophique. Il ne fut qu’enseignant ! Il transmit aux hommes les richesses de sagesse qui lui avaient été confiées et considérait en observateur l’évolution de la société, qui plus tard se détacha effectivement de Adyar. Et lorsqu’en 1923, il apparut que les membres eux-mêmes n’avaient pas la force de porter d’une manière correcte le mouvement anthroposophique, Rudolf Steiner s’identifia lui-même à la société, en prenant une décision héroïque, et il la transforma par cette démarche dans une communauté (d’engagement, N.D.T.) ésotérique. C’est d’une manière solennelle qu’il déposa la Pierre de fondation spirituelle de cette création renouvelée. Et comment inaugure-t-il cette pose spirituelle de la pierre de fondation ?

Mes chers amis ! Ce n’est pas par des mots, mais par des impulsions mystérieuses, que Rudolf Steiner déclara ouvert le Congrès de Noël. C’étaient des impulsions symboliques, qui n’étaient connues que par ceux qui appartenaient à un certain grade de l’école ésotérique, fondée à l’époque précédant la guerre, dont Rudolf Steiner fait mention au 36ème chapitre de son Autobiographie . Et ces impulsions parlaient un langage clair. Elles disaient : « L’élément nouveau, que je veux vous donner, je le relie présentement à ce qui existait précédemment, en agissant fidèlement avec la loi de l’ésotérique ». Telles étaient les paroles qu’exprimaient ces impulsions dont Rudolf Steiner confirma par la suite à divers membres qu’elles provenaient de cette institution d’avant guerre.

Mes chers amis ! Lorsque je contemple la discorde – avec une tristesse vraiment profonde – que la fiction de « l’ancien et du nouvel ésotérisme » a provoqué dans notre société, je ressens alors la prodigieuse vérité de cette très ancienne parole de sagesse : « l’ignorance est la racine du mal ». L’inauguration du Congrès de Noël fut justement, pour chacune des personnes averties, une protestation prophétique contre cette fiction !

À présent, mes chers amis, laissez-moi vous récapituler ce que j’ai dit dans ces explications ; sinon maintes méprises pourraient encore en surgir.

Je n’ affirme pas que Rudolf Steiner est le Bodhisattva du 20ème siècle. Car cette haute entité, qui appartient à la communauté du Saint Esprit, ne fut jamais incarnée (en tant que telle, N.D.T.) dans un être humain. Cette entité, le Bodhisattva, a vivifié, inspiré ces hommes qu’elle avait choisis comme instruments de sa révélation.

Je ne dis pas non plus  : Rudolf Steiner est Jeshu ben Pandira réincarné ; ni non plus qu’il deviendra le Maïtreya-Bouddha dans 3000 ans. Je n’ai rien dit de tout cela. Ce n’est pas l’heure de montrer cela.

Ce que je voulais vous exposer, pour que vous puissiez vous-mêmes le vérifier dans les paroles de Rudolf Steiner, c’est ceci : Rudolf Steiner a été cette personnalité qui a été inspirée par le Bodhisattva du 20ème siècle, et par laquelle cette mission du Bodhisattva du 20ème siècle a été accomplie :

· D’une part, parce que Rudolf Steiner a annoncé et préparé pendant vingt ans la venue du Christ au plan éthérique.

· Et d’autre part, parce qu’il a créé la Société Anthroposophique et l’a élevée par le Congrès de Noël à une union avec le mouvement anthroposophique, afin qu’elle en devienne l’instrument, lorsque le temps de son action terrestre (celle de Rudolf Steiner, N.D.T.) sera passé.

Ce n’est pas sans raison qu’il déclarait à Leipzig, le 4 novembre 1911 : « C’est la tâche de l’Anthroposophie, d’annoncer la présence du Christ sous sa forme éthérique ». C’est le legs qu’il nous a fait, par lequel il est resté, même après sa mort, l’annonciateur du Christ éthérique. Et, mes chers amis, cette tâche, qui est la nôtre, est inscrite dans le cosmos éthérique et elle attend de nous sa réalisation. C’est ce que nous ne devons pas oublier à tout moment.

Naturellement, nous pouvons encore soulever toutes sortes de questions. Par exemple : Pour quelle raison cette cachotterie pleine de mystère ? Rudolf Steiner ne pouvait-il pas tout simplement expliquer ouvertement : Oui, je suis cet homme, par lequel s’exprime le Bodhisattva du 20ème siècle ?

Non, mes chers amis ; à l’époque de l’intellectualité et de la liberté, cela aurait constitué un manquement vis-à-vis de ces qualités.

C’est à notre intellect , formé à l’étude de son oeuvre, qu’il devait laisser la liberté de comprendre correctement le sens de ses paroles obscures, afin que l’autorité de sa personnalité ne nous fît pas violence !

« Mais pourquoi donc nous égarer ? Il ne suffit pas que ces paroles soient obscures, elles peuvent aussi directement nous induire en erreur ! »

Eh bien ! Mes chers amis, pas plus que nous ne pourrions jamais choisir le bien, si nous n’avions pas la possibilité de faire le mal – cette vérité ne peut pas davantage être conquise de haute lutte dans l’âme, si à l’autre bout de l’effort de vérifier soigneusement toute connaissance, ne se trouvait pas la possibilité de l’erreur.

Mais il a donné assez d’indications, pour nous guider dans la bonne voie. Ainsi dans la 10ème conférence du cycle 19 , où il nous dit à quoi on peut reconnaître l’être humain inspiré par le Bodhisattva. Et dans la 9ème conférence de « l’Évangile de Luc », où il précise textuellement : « Il est bien connu de ceux qui sont versés dans la science spirituelle, et le temps viendra même un jour où l’on pourra évoquer ces faits en détail, et où aussi on pourra prononcer le nom de ce Bodhisattva » (À la page 171, aux Éditions Triades, avec une légère variante, N.D.T.).

Ne dit-on pas ainsi d’une manière irrécusable : Le Bodhisattva est là, il est déjà parmi nous. Il est même bien connu par ceux qui sont ferrés en science spirituelle. Et un jour, vous en connaîtrez le nom !

Je me laisserais aller à insérer ici un vécu personnel qu’il me semble important de vous faire part.

On peut « logiquement » concevoir mes développements d’aujourd’hui. Logiques, il le sont aussi. Mais ces paroles ont une saveur étrange pour mainte personne. C’est pourquoi je crois qu’il est juste que j’ajoute ceci :

Certes, mes exposés relèvent purement du monde des idées. Mais la connaissance, que Rudolf Steiner était l’instrument du Bodhisattva du 20ème siècle, elle vit en moi depuis 1911. Ce n’était pas une connaissance intellectuelle. C’était une expérience vécue. Si j’ai fait le silence sur cette connaissance jusqu’à aujourd’hui – et même encore cinq ans après la mort de Rudolf Steiner –, c’est parce que je n’étais pas auparavant en situation de l’exposer parfaitement sous une forme idéelle, comme Rudolf Steiner l’exige de nous. Et c’est ici que je voudrais insérer une parole directrice de Rudolf Steiner.

Un jour, alors que le Dr. Unger et moi-même, nous demandions à Rudolf Steiner jusqu’où nous pouvions aller dans nos conférences de branche et aussi dans nos conférences publiques, en ce qui concerne toute la connaissance ésotérique qu’il nous avait déjà donnée à l’époque, il rétorqua : « Vous pouvez transmettre tout ce qui sort du plus profond de vous-mêmes, si vous le développer sous une forme idéelle et si cela reste soumis à la pure logique  ». Ce fut dès lors, pour nous deux, l’élément directeur de nos conférences – et cela jette peut-être une lumière sur les quatre dernières conférences ésotérique de Carl Unger.

Mais c’est précisément pour cette raison que je n’ai pu aujourd’hui vous exposer qu’une partie de mes expériences d’alors – Je dois patiemment attendre de parvenir à une forme idéelle pour en exposer le reste.

Mes chers amis ! Il n’est pas possible d’épuiser ce thème dans une conférence. Je pourrais encore signaler maintes contradictions apparentes. Mais que signifieraient de si petites contradictions vis-à-vis des faits grandioses que je viens de vous donner en exemple !

1) Le fait que Rudolf Steiner a sans cesse répété : La mission du Bodhisattva du 20ème siècle, c’est d’annoncer le Christ éthérique, tout comme la mission de Jeshu ben Pandira était d’annoncer le Christ physique – et on reconnaît l’homme inspiré par le Bodhisattva à cette proclamation.

2) Le fait que Rudolf Steiner a accompli cette mission, en étant, pendant vingt ans, le seul et unique annonciateur du Christ éthérique. Et ensuite :

3) Il existe encore un passage où il laisse entrevoir qu’il est lui-même cet homme inspiré par le Bodhisattva.

Oui, mes chers amis, il a exprimé cela une fois, même si c’est, comme toujours, sous une forme cachée, déguisée – et sans doute dans la 10ème conférence du cycle 15 , « L’Évangile de Matthieu ».

Ce chapitre commence par un bref résumé de ce qui avait été dit les jours précédents. La récapitulation s’achève par ces mots : « C’est ce que nous avons expliqué dans les heures précédentes ». Et plus loin : « C’est de ce point de vue que nous avons caractérisé les neuf béatitudes qui se trouvent au commencement du Sermon sur la Montagne. Nous pouvons encore poursuivre notre étude » etc..

Quel est donc ce « nous » ? Rudolf Steiner, naturellement ; il utilise là justement la forme oratoire qui consiste à s’exprimer au pluriel, en associant les auditeurs. Vous trouvez donc fréquemment dans ses conférences ce « nous », qu’on doit naturellement comprendre comme un « je ».

Lisons à présent la conclusion de la 10ème conférence du cycle édité récemment, «  Matthaüs-Evangeliums »  ( Évangile de Saint Matthieu, Éditions Triades, p.184. N.D.T.) :

« Si la doctrine essénienne doit être renouvelée à notre époque, si nous voulons vivre – non pas selon l’esprit de la tradition d’un ancien Bodhisattva, mais dans l’esprit vivant du nouveau Bodhisattva, nous devons aussi nous laisser inspirer par le Bodhisattva qui, un jour, deviendra le Maïtreya-Bouddha. Et ce Bodhisattva nous inspire d’une manière telle qu’il attire notre attention sur le fait suivant : le temps approche où le Christ, sous une forme nouvelle, éthérique, sera une grâce pour les hommes. Par une sorte de sagesse essénienne renouvelée, ces hommes auront développé de nouvelles forces revivifiées dans l’époque où se produira le retour du Christ dans son vêtement éthérique. Nous voulons tenir ce discours tout à fait dans l’esprit de ce Bodhisattva qui nous inspire et qui deviendra un jour le Maïtreya-Bouddha. Nous savons ensuite que nous ne parlons pas du Christ à la façon d’une quelconque confession religieuse, selon laquelle Il devrait redevenir perceptible au plan physique, et nous ne craignons pas d’affirmer qu’il nous serait absolument égal de prétendre autre chose si nous n’avions pas reconnu ce fait comme une vérité ; nous n’avons pas non plus de préférence pour une doctrine religieuse orientale de quelque nature que ce soit, mais nous ne vivons que pour la vérité. Nous disons comment sera la nouvelle apparition du Christ à partir de la forme d’inspiration que nous avons apprise à connaître du Bodhisattva lui-même » .

Vous voyez, ici aussi, Rudolf Steiner s’exprime sous la forme du « Nous », qui ne peut être pourtant qu’une circonlocution de la forme du « je ».

Et maintenant, s’il vous plaît, considérez tout cela en relisant bien les quatre passages dont il est question dans la conclusion qu’on vient de lire :

1) « ... nous devons aussi nous laisser inspirer par le Bodhisattva qui, un jour, deviendra le Maïtreya-Bouddha ».

2) « Et ce Bodhisattva nous inspire d’une manière telle qu’il attire notre attention sur le fait suivant : le temps approche où le Christ, etc. ».

3) «  Nous voulons tenir ce discours tout à fait dans l’esprit de ce Bodhisattva qui nous inspire et qui deviendra un jour le Maïtreya-Bouddha ».

4) « Nous disons comment sera la nouvelle apparition du Christ à partir de la forme d’inspiration que nous avons apprise à connaître du Bodhisattva lui-même » .

Remplacez maintenant les « Nous », par le « Je », qui était sous-entendu, et vous avez la solution.

Oui, les choses sont déjà très sérieuses. Car chercher aujourd’hui le Bodhisattva, alors que celui-ci a réalisé sa mission, a vécu et agi parmi nous – rechercher donc de nos jours le « futur » Bodhisattva – que signifierait cela ?

Cela voudrait dire recommencer la tragédie du Judaïsme.

Mes chers amis ! Le Messie, que les Prophètes avaient annoncé, a vécu et agi parmi le peuple juif. Et aujourd’hui, deux mille ans après sa venue, les descendants de ce peuple attendent encore le Messie. De nos jours, parmi les Juifs orthodoxes, il existe encore des hommes dont le premier geste le matin, consiste à regarder par la fenêtre, vers l’est, pour voir si le Messie n’est pas arrivé pendant la nuit. Certes, dans notre époque éclairée, nous sourions à l’évocation de tels rites surannés – mais un tragique infini se reflète en eux.

Et préserver d’un tragique analogue, c’est ce qui m’apparaît comme un devoir sacré.

Vous exhorter, mes chers amis, vous renvoyer à une mise à l’épreuve sans préjugé, avec l’aide de l’oeuvre même de Rudolf Steiner, tel est selon moi l’engagement dont je suis redevable à l’esprit de Rudolf Steiner – un devoir digne de ce jour qui commémore la mort de Rudolf Steiner.

Adolf Arenson

(Traduction Daniel Kmiécik , Deuxième rédaction non modifiée. )

Texte paru, pour la première fois en France, dans Anthroposophie & Liberté , N°23, de Mai 1999.

(*) Adolf Arenson, musicien et ésotériste, fut un très proche collaborateur de Rudolf Steiner ; il composa la musique accompagnant les Drames-Mystères, et participa de près à la tenue des conférences de Steiner et à leur diffusion.

Notes :

(1) Cycle 10/1. GA 114 L’Évangile de Luc

(2) Cycle 30/1. GA 124 Esotérisme de l’Évangile de Marc

(3) Cycle 10/2.

(4) Cycle 19/10. GA 131 De Jésus au Christ

(5) Cycle 19/9.

(6) Cycle 15/4 GA 123 L’Évangile de Matthieu

(7) Cycle 15/6.

(8) Cycle 19/10. GA 131 De Jésus au Christ

(9) Cycle 19/10.

(10) Autobiographie Mein Lebensgang , Ch. 22.
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Message par obsidienne le Ven 7 Oct - 0:09

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Nouvel Aurore le Dim 9 Oct - 21:56

Paix,
obsidienne a écrit:
Depuis le début de son oeuvre, Rudolf Steiner a parlé de ces messagers qui, depuis les mondes spirituels, agissent en préparant les grandes étapes de notre évolution afin qu’elle puisse s’accomplir de manière correcte. Ils ont donc dû agir de manière préparatoire, dans le passé, pour amener l’humanité dans un état de maturité qui lui permette de recevoir le Christ ; et c’est de nouveau leur tâche présente et future de préparer celle-ci à recevoir en son sein ce que doit apporter le Christ (1) . Dans la dénomination, orientale, ces messagers sont appelés « Bodhisattvas », et Rudolf Steiner insiste : « Ce n’est qu’à partir du moment où on s’oriente sur eux, que s’élève d’une manière correspondante la connaissance de ce que le Christ a été, est et sera constamment pour l’humanité » (2) .

Vous trouverez désormais compréhensible qu’avec nos représentations et pensées terrestres, l’investigateur de l’esprit ne trouve que difficilement les mots pour nous procurer une image de ces hautes entités. C’est ce qu’on éprouve vivement lorsqu’on se met à ordonner les déclarations de Rudolf Steiner. À première vue justement, elles semblent souvent se contredire ; l’expression est souvent si subtile, si difficile à comprendre, qu’on ne comprend qu’après avoir lu les phrases individuellement, les unes après les autres, parfois après des semaines et des mois seulement. Il est donc tout à fait impossible, pour cette raison, de donner brièvement ici une image claire et exhaustive de la nature des Bodhisattvas – seul le travail personnel de l’individu peut y parvenir pour lui-même.

Mais il est possible de faire autre chose. On peut réunir les grands traits caractéristiques qui peuvent permettre de rendre compréhensible la manière dont ces entités interviennent dans notre évolution terrestre, c’est-à-dire la façon dont elles s’efforcent de faire entrer à un moment donné un élément nouveau dans notre évolution humaine.
Voici ce qui est à peu-prés juste dans ceci ...

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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 10 Oct - 19:32

Nouvel Aurore a écrit:Paix,
obsidienne a écrit:
Depuis le début de son oeuvre, Rudolf Steiner a parlé de ces messagers qui, depuis les mondes spirituels, agissent en préparant les grandes étapes de notre évolution afin qu’elle puisse s’accomplir de manière correcte. Ils ont donc dû agir de manière préparatoire, dans le passé, pour amener l’humanité dans un état de maturité qui lui permette de recevoir le Christ ; et c’est de nouveau leur tâche présente et future de préparer celle-ci à recevoir en son sein ce que doit apporter le Christ (1) . Dans la dénomination, orientale, ces messagers sont appelés « Bodhisattvas », et Rudolf Steiner insiste : « Ce n’est qu’à partir du moment où on s’oriente sur eux, que s’élève d’une manière correspondante la connaissance de ce que le Christ a été, est et sera constamment pour l’humanité » (2) .

Vous trouverez désormais compréhensible qu’avec nos représentations et pensées terrestres, l’investigateur de l’esprit ne trouve que difficilement les mots pour nous procurer une image de ces hautes entités. C’est ce qu’on éprouve vivement lorsqu’on se met à ordonner les déclarations de Rudolf Steiner. À première vue justement, elles semblent souvent se contredire ; l’expression est souvent si subtile, si difficile à comprendre, qu’on ne comprend qu’après avoir lu les phrases individuellement, les unes après les autres, parfois après des semaines et des mois seulement. Il est donc tout à fait impossible, pour cette raison, de donner brièvement ici une image claire et exhaustive de la nature des Bodhisattvas – seul le travail personnel de l’individu peut y parvenir pour lui-même.

Mais il est possible de faire autre chose. On peut réunir les grands traits caractéristiques qui peuvent permettre de rendre compréhensible la manière dont ces entités interviennent dans notre évolution terrestre, c’est-à-dire la façon dont elles s’efforcent de faire entrer à un moment donné un élément nouveau dans notre évolution humaine.
Voici ce qui est à peu-prés juste dans ceci  ...

Ft

Rudolf Steiner dit :

"L'occultisme peut montrer comment depuis 1909 à peu près, et de façon clairement perceptible, se prépare ce qui doit advenir ; que depuis 1909 nous vivons intérieurement à une époque toute particulière. Et il est possible aujourd'hui, si seulement cela est recherché, d'être tout proche du Christ, de trouver le Christ de façon toute différente de la façon qui fut celle des époques antérieures."

"Ainsi en l'année marquant le début de l'apparition du christ éthérique dans la sphère suprasensible la plus proche du monde physique, certains cercles occultes ont fait sur Terre l'essai d'une falsification de cet évènement le plus important du XXième siècle."


Extrait du livre de Serge O. PROKOFIEFF "Rudolf Steiner et les Mystères angulaires de notre temps" Ed. Société Anthroposophique Branche Paul de Tarse.
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 10 Oct - 22:27

Si l’on pouvait extraire le cerveau physique d’un homme et si on le regardait avec la vision
occulte de façon à bien distinguer chaque circonvolution et ses prolongements, on constaterait que chaque homme a un cerveau différent. Il n’y a pas deux cerveaux qui se ressemblent. Supposons maintenant   que   l’on   photographie   la   structure   de   ce   cerveau   de   façon   à   obtenir   une   sorte d’hémisphère dont tous les détails seraient visibles, cette image serait différente pour chaque individu. Et si l’on photographiait le cerveau d’un homme au moment même où il naît, et que l’on photographiât ensuite la partie du ciel qui s’étend exactement au - dessus du lieu de sa naissance,
cette image céleste correspondrait exactement au cerveau humain. Les constellations sont disposées dans le ciel exactement comme certaines parties dans le cerveau. Chaque homme à ainsi en soi une image du firmament qui diffère suivant le lieu et le moment de sa naissance. C’est là la preuve que l’homme est l’enfant du Cosmos, tout entier.

Si  l’on   conserve   la   vue   claire   de   ces   faits   on   parvient   à  se   représenter   comment   le Macrocosme se manifeste dans chaque homme, et, partant de là, on peut imaginer comment il se manifeste dans le Christ. Ce serait une idée tout à fait erronée de croire qu’après le baptême de Jean, le Macrocosme s’est exprimé dans le Christ comme chez un autre homme. Considérons Jésus de Nazareth.   C’était   un   être   soumis   à   des   conditions   d’existence   tout   à   fait   particulières.  Au commencement de notre ère sont nés deux enfants Jésus, tous deux descendant de David, l’un par Nathan, l’autre par Salomon. Ces deux enfants naquirent approximativement à la même époque.

Dans   l’enfant   descendant   de   Salomon,   celui   dont   parle   l’évangile   de   Matthieu,   s’incarna l’individualité même qui avait autrefois vécu sur la terre dans Zarathoustra, et elle s’y épanouit, jusqu’à l’âge de douze ans. À cet âge, Zarathoustra abandonne le corps de cet enfant et passe dans le corps de l’autre enfant Jésus, celui que nous décrit l’évangile de Luc. Aussi ce dernier enfant change -t-il soudainement, et quand ses parents le retrouvent dans le temple de Jérusalem, pénétré de l’esprit de Zarathoustra, ils sont étonnés.

L’Évangile fait allusion à cet événement, en racontant que l’enfant, après avoir été perdu par ses parents et retrouvé dans le temple, parlait une langue que ses parents ne comprenaient pas. Ils ne connaissaient en effet cet enfant  –le descendant de Nathan  
– que tel qu’il était auparavant.

Lorsqu’il commença à parler avec les docteurs dans le temple, c’est que l’esprit de Zarathoustra était entré en lui. Ainsi l’individualité de Zarathoustra vécut dans ce Jésus Nathanéen et y acquit un plus haut degré de perfection jusqu’à l’âge de trente ans. Il faut encore remarquer que dans ce corps, le corps astral était imprégné des effluves que le Bouddha y avait déversés du haut du monde spirituel.

On sait que, d’après la tradition orientale, très exacte dans ce cas, le Bouddha naquit avec le rang de Bodhisattva et ne fut élevé à la dignité de Bouddha que pendant la vingt
- neuvième année de sa vie terrestre. Asita, le grand sage Indien, vint en pleurant dans le palais royal du père de Bouddha lorsque Gautama Bouddha n’était encore qu’un petit enfant. Sa clairvoyance lui avait appris que cet enfant de roi deviendrait un jour Bouddha, et comme il se sentait vieux, il s’affligeait en songeant qu’il ne verrait pas ce jour. Or, ce sage s’était réincarné au temps de Jésus de Nazareth et c’est lui
qui, comme prêtre du temple reçut à sa présentation l’enfant Jésus, dont nous parle l’évangile de Luc. Il vit alors dans cet enfant le Bouddha se manifester, et il s’écria : «
Laisse, Seigneur, aller ton serviteur en paix, car j’ai vu mon Maître."

Ce qu’il n’avait pu voir autrefois dans les Indes, il le vit à travers le corps astral de cet enfant : le Bodhisattva devenu Bouddha. Tout cela était nécessaire pour que pût se constituer le corps qui reçut au Jourdain le baptême de Jean. À ce moment
l’individualité de Zarathoustra abandonna la triple enveloppe, physique, éthérique et astrale de ce Jésus, qui avait grandi de façon si compliquée, pour pouvoir abriter l’esprit de Zarathoustra. Il fallait que Zarathoustra réincarné passât à travers deux voies évolutives données dans les deux Jésus. En face du Baptiste se tenait le corps de Jésus de Nazareth et dans ce corps agissait l’individualité cosmique du Christ. Chez tout autre homme les lois spirituelles du Cosmos agissent pour déterminer son entrée dans l’existence
; ensuite, ce sont les conditions de la vie terrestre qui interviennent.  

Chez   Jésus-Christ,   les   forces   cosmiques   demeurèrent   seules   actives   après   le
Baptême ; à l’exclusion de toute influence terrestre.


Tandis que Jésus de Nazareth, devenu Jésus-Christ, parcourait la Palestine entre trente et
trente-trois ans, l’entité cosmique du Christ tout entière vivait en lui, et le Christ résumait en lui les influences de tout le Cosmos ; il ne faisait pas un pas sans que les forces cosmiques l’y déterminent.
Ce qui se passait ainsi chez Jésus de Nazareth était une vérification constante de l’horoscope. À chaque moment se manifestaient chez lui les forces qui n’agissent chez les autres hommes qu’au moment de la naissance. Il ne pouvait en être ainsi que parce que le corps du Jésus Nathanéen était demeuré   réceptif   vis-à-vis   de   toutes   les   forces   hiérarchiques   qui   gouvernent   notre   terre.

Lorsqu’ainsi l’Esprit du Cosmos entier se déversait en Jésus-Christ, quel était l’être qui allait, par exemple, à Capernaum. C’était un être qui avait l’aspect d’un autre homme, et dont le corps était dirigé par les forces cosmiques émanées du Soleil et des étoiles, et tout ce que faisait Jésus-Christ se produisait en harmonieuse correspondance avec la totalité de l’organisme cosmique. C’est pourquoi les évangélistes font si souvent allusion à la constellation des étoiles pour situer dans le temps les actions de Jésus. Quand il trouve ses premiers disciples, nous lisons : « Or, c’était environ la dixième heure.» C’est qu’à ce moment, l’esprit du Cosmos se manifestait dans cette action en conformité avec l’heure. Parfois l’allusion est moins précise, mais on la trouve dans tous les passages des Évangiles.

C’est de ce point de vue qu’il faut considérer, par exemple, les miracles des guérisons.
Rappelons-nous le verset où il est écrit: «Lorsque le soleil  fut couché, ils lui amenèrent les
malades et il les guérit.» Le sens de ce passage, c’est que l’évangéliste veut nous montrer que cette guérison est en correspondance avec un certain aspect des forces cosmiques qui n’existait qu’au coucher du soleil et qui dégageait à ce moment des forces de guérison. Jésus-Christ est ainsi l’intermédiaire qui rapproche les malades des forces cosmiques au moment où celles-ci ont la vertu de guérir. Ces forces étaient celles qui, en tout temps, animaient Jésus à travers le Christ. La présence du Christ apportait la guérison parce que, grâce à elle, le malade était exposé aux forces de
guérison qui ne pouvaient agir que dans les conditions de temps et de lieu données à ce moment.

Les forces du Cosmos ne pouvaient agir ainsi par le Christ, leur représentant, qu’au moment où il a vécu sur la terre. C’est alors seulement qu’il exista entre la constellation cosmique et les forces de l’organisme humain une correspondance qui permettait à Jésus
-Christ de guérir certaines maladies. Ces conditions terrestres et cosmiques ne peuvent pas davantage se reproduire que le Christ ne peut se réincarner une deuxième fois dans un corps humain. La présence terrestre du Christ exprime un rapport défini entre l’homme et le Cosmos, et la présence d’un malade à ses côtés signifie que par lui ce malade tirait du Cosmos les forces qui lui rendaient la santé.


http://anthroposophie.doc.pagesperso-orange.fr/pdf/Guides_Spirituels_RS_JS_1922.pdf
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 10 Oct - 22:57

suite :

Ces aperçus nous montrent comment la conduite de l’évolution humaine est ainsi venue se
soumettre à la suprématie du Christ. Mais les autres forces, celles qui étaient demeurées en arrière pendant la période égypto-chaldéenne, continuent à agir à côté des êtres que le Christ a imprégnés de son essence. Nous en trouvons la preuve dans la position que prend souvent notre époque à l’égard des Évangiles. Il est paru des œuvres littéraires qui s’efforcent avec un zèle singulier de démontrer   que   tout   dans   les   Évangiles   est   susceptible   d’une   interprétation   astrologique.   Les adversaires les plus ardents de l’Évangile se rangent à cette interprétation astrologique ; d’après laquelle, par exemple, le chemin parcouru par l’archange Gabriel d’Élisabeth à Marie représente le passage du soleil du signe de la Vierge à un autre signe. C’est là une explication qui, d’un certain
point de vue n’est pas inexacte ; mais ces pensées sont inspirées à notre temps par les entités arriérées de la période égypto-chaldéenne. On veut de la sorte faire croire que les évangiles ne sont qu’un tissu d’allégories qui symbolisent des événements astronomiques.

La vérité est que le Cosmos tout entier s’exprime dans le Christ, et que l’on peut à tout instant dans la vie du Christ citer les événements cosmiques qui se manifestent dans la moindre de ses démarches. La vraie compréhension de ces correspondances conduit à la connaissance du Christ terrestre vivant, tandis que l’erreur signalée plus haut tend à supposer que, du moment que la vie du Christ répond à certains aspects célestes, c’est qu’elle les représente allégoriquement et que, par suite, il n’existe pas
de Christ terrestre réel.

Pour nous servir d’une comparaison, nous pourrions dire : Imaginons chaque homme sous la
forme d’une boule où se reflètent tous les objets environnants. Supposons que, nous prenions avec un crayon le décalque des contours qui se reflètent ainsi dans ce miroir. On pourrait ensuite enlever le miroir et transporter partout le décalque du reflet. Cette comparaison exprime l’état de l’homme qui au moment de sa naissance réfléchit en lui-
même l’aspect du Cosmos et porte ensuite pendant sa vie entière la copie de ce reflet.

Mais on peut aussi imaginer que le miroir subsiste et que partout où on le transporte il reflète à nouveau la réalité environnante, de sorte qu’à tout moment on trouve en
lui tous les objets d’alentour. Ce serait là l’image du Christ entre le baptême de Jean et le mystère du Golgotha. Ce qui se déverse en tout homme au moment de la naissance se déversait en Jésus à tout instant. Et lorsque s’accomplit le mystère de Golgotha, alors les forces rayonnées du Cosmos passèrent dans la substance spirituelle de la terre et elles sont depuis cette époque unies avec l’esprit de la terre.

Lorsque   Paul  devint   clairvoyant   sur  le   chemin   de   Damas,  il   perçut   que   ce   qui  était auparavant dans le Cosmos avait passé dans l’esprit de la terre. C’est ce dont pourra se convaincre quiconque saura reproduire en soi la vision de Damas en soumettant son âme à la discipline nécessaire. C’est au XXe siècle qu’apparaîtront les premiers hommes capables de marcher ainsi sur les traces de Paul.

Jusqu’à ce moment, cette vision ne pouvait exister que chez les hommes qui s’étaient
assimilé par l’ésotérisme les forces de la clairvoyance. Dans l’avenir, au contraire, c’est le progrès normal des forces de l’âme humaine qui permettra la vision du Christ dans l’être spirituel de la terre. Cette vision normale sera le partage de quelques -
uns, à partir d’un point déterminé dans le XXe siècle et le nombre de ces hommes s’augmentera par la suite, jusqu’à ce que cette faculté soit le partage de l’humanité entière.
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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par Nouvel Aurore le Lun 10 Oct - 23:31

Paix,
obsidienne a écrit: Ces conditions terrestres et cosmiques ne peuvent pas davantage se reproduire que le Christ ne peut se réincarner une deuxième fois dans un corps humain.
Il ne s'agit pas d'une "réincarnation", puisque Jésus Christ  Demeure à la Droite de Notre Père (cf Evangile), mais d'une "Descente" de l'Esprit Christique sur Son Principal Avatar, P-A !

Hindouisme et le  bouddhisme expliquent cela, tout comme certains mystiques que j'ai vu cités dans ce forum.

Vous n'avez jamais entendu parler du Bodhisattva Mahasthamaprapta Qui devient Le Bouddha Maitreya (P-A), tout comme Le Boddhisatttva Avalokitechvara (Jésus) est Devenu Le Bouddha Amithaba  ?

" S'ils (les hommes et les femmes de bien) pensent au Bouddha, il faut savoir que, au milieu des humains, ils sont comme des lotus blancs, Le Boddhisatttva Avalokitechvara et Le Boddhisatttva Mahasthamaprapta sont leurs amis de bien. Ils iront s' assoir sur la terrasse de l'Illumination et renaîtront dans la famille de tous les Bouddhas" Soutra de la Contemplation de la Vie Infinie


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Re: Anthroposophie — Bouddhisme — Christianisme

Message par obsidienne le Lun 10 Oct - 23:55

Nouvel Aurore a écrit:Paix,
obsidienne a écrit: Ces conditions terrestres et cosmiques ne peuvent pas davantage se reproduire que le Christ ne peut se réincarner une deuxième fois dans un corps humain.
Il ne s'agit pas d'une "réincarnation", puisque Jésus Christ  Demeure à la Droite de Notre Père (cf Evangile), mais d'une "Descente" de l'Esprit Christique sur Son Principal Avatar, P-A !

Hindouisme et le  bouddhisme expliquent cela, tout comme certains mystiques que j'ai vu cités dans ce forum.

Vous n'avez jamais entendu parler du Bodhisattva Mahasthamaprapta Qui devient Le Bouddha Maitreya (P-A), tout comme Le Boddhisatttva Avalokitechvara (Jésus) est Devenu Le Bouddha Amithaba  ?

" S'ils (les hommes et les femmes de bien) pensent au Bouddha, il faut savoir que, au milieu des humains, ils sont comme des lotus blancs, Le Boddhisatttva Avalokitechvara et Le Boddhisatttva Mahasthamaprapta sont leurs amis de bien. Ils iront s' assoir sur la terrasse de l'Illumination et renaîtront dans la famille de tous les Bouddhas" Soutra de la Contemplation de la Vie Infinie


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Si vous lisez bien c'est Jésus-christ qui a prit les forces des Boddhisatvas depuis le sein du monde spirituel car le siège des boddhisatvas se trouve sur la planète Mercure....

Selon votre croyance tout le monde doit se retrouver en contemplation je vois ; alors dites moi qui est actif dans notre monde ?
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