Près de 40 substances trouvées sur des pommes vendues en grandes surfaces

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Près de 40 substances trouvées sur des pommes vendues en grandes surfaces

Message par Archange le Jeu 22 Oct - 17:44





Près de 40 substances trouvées sur des pommes vendues en grandes surfaces



Nous avons tous pu voir l’effet que cela a pu faire sur Blanche-Neige, imaginez l’effet sur nous à long terme? Le gros souci, c’est que cela ne concerne pas uniquement les pommes, mais l’ensemble de notre alimentation, une grande majorité des fruits et légumes, ainsi que l’ensemble des produits transformés. Des pesticides? Ajoutez à cela certains déchets, du sucre et du sel à outrance, des graisses plus que douteuses dont de palme, hydrogénées, et j’en passe des plus fantaisistes, ce n’est pas les pommes que nous devons sélectionner, mais l’ensemble de notre alimentation.



Après avoir mené un test dans des supermarchés de 11 pays européens, dont la Belgique, Greenpeace affirme mercredi avoir trouvé des résidus de pesticides dans 83% des pommes commercialisées par ces grandes surfaces. La moitié des pesticides détectés sont toxiques pour les organismes aquatiques, les abeilles et d’autres insectes, affirme Greenpeace, qui ajoute que l’on connaît peu l’impact potentiel de ce cocktail de pesticides sur notre santé. Greenpeace a également testé les pommes bio sans pesticide. L’organisation appelle à promouvoir leur production.
« Nous avons travaillé sur 126 échantillons: 106 issus de l’agriculture conventionnelle et 20 issus de l’agriculture biologique », détaille Greenpeace. Ces pommes ont été achetées dans 23 supermarchés différents et envoyées à des laboratoires indépendants pour y tester leur taux de pesticides.

Parmi elles, quatre pommes belges ont été testées: une issue de l’agriculture biologique et trois issues de l’agriculture conventionnelle. Ces pommes ont été achetées chez Bioplanet, Carrefour, Colruyt et Delhaize. Dans les autres pays, des pommes ont été achetées dans d’autres enseignes parfois également présentes en Belgique comme Aldi, Lidl, Albert Heijn et Spar.

« Au total, 39 substances différentes ont été répertoriées. Certains pesticides retrouvés sont très résistants et peuvent avoir des conséquences néfastes pour l’écosystème », conclut Greenpeace, qui promeut dès lors la pomme issue de l’agriculture biologique.

Article en intégralité sur 7sur7.be

Comme expliqué plus haut, une grande majorité des fruits et légumes sont concernés, mais il est possibles d’avoir plus de précisions sur le sujet:



L’Environmental Working Group (EWG), une ONG environnementale de Washington, publie chaque année une étude sur la contenance en résidus de pesticides de 47 fruits et légumes, basée sur 87.000 tests réalisés entre 2000 et 2009 puis en 2013 et 2014(5).  Une autre étude publiée par l’association Pesticide Action Network PanEurope (fondée sur les données de l’Autorité européenne de sécurité sanitaire) souligne que la la majorité des pesticides contaminants les fruits et légumes sont des perturbateurs endocriniens néfastes pour le système hormonal. L’association en a déduit une liste des 18 fruits et légumes les plus pollués !

  • Les plus affectés selon l’étude européenne : Aubergine, carotte, Laitue, chou, concombre, épinard tomate, fraise,  chou-fleur, pêche, petits pois, poivre, pomme, pomme de terre, poireau, raisin.

Pas de chance, ce sont parmi les légumes les plus consommés !
La conclusion tirée par l’étude de l’EWG sur les fruits et légumes permet de mieux cerner ce phénomène (voir tableau ci-dessous) et les risques d’exposition :

  • Une personne qui consomme les 12 fruits et légumes les plus contaminés ingurgiterait en moyenne 10 pesticides par jour !
  • Alors que manger les 15 fruits et légumes les moins contaminés exposerait une personne à moins de 2 pesticides par jour en moyenne.

 Le classement des fruits et légumes contaminés




Le classement suivant est basé sur un score global établi à partir de 6 mesures de contamination différentes. Il permet au consommateur de savoir quels fruits et légumes privilégier pour réduire le nombre de pesticides dans son alimentation.
Selon ce classement, voici les 12 fruits et légumes les plus contaminés :

  • pêche, pomme, poivron, céleri, nectarine, fraises, cerises, chou frisé, laitue, raisins importés, carotte, poire.

Voici les 15 fruits et légumes les moins contaminés :

  • oignon, avocat, maïs doux, ananas, mangue, asperge, petits pois, kiwi, chou, aubergine, papaye, pastèque, brocoli, tomate, patate douce.

Le palmarès 2015 du  groupe de recherche sur l’environnement Environmental Working Group ne bouleverse pas celui des années précédentes.

Les fruits et légumes les plus traités – palmarès 2014




Dans la liste des “Dirty Dozen”, certains fruits ou légumes ont  jusqu’à 15 résidus de pesticides différents (raisin), ou 13 (pommes).

  • Pommes – Fraises – Céleri  – Épinards – Nectarines – Concombres – Myrtilles – Laitue – Pèches –   Petits pois – Pommes de terre – Piments – Poivrons – Raisin  – Tomates cerises

Les moins traités




Les “Clean fifteen” sont les fruits ou légumes présentant de moindres doses de pesticides Selon l’EWG, la plupart de ces végétaux ne présentaient pas de traces de pesticides, ou alors très peu.

  • Ananas – Asperges – Aubergines – Avocat – Champignons – Chou –  Chou-fleur – Maïs doux – Oignons – Mangue –  Papaye – Kiwi –  Pamplemousse – Melon –  Patates douces –

Article en intégralité+conséquences sur l’organisme des pesticides sur Consoglobe


Alors, comment faire pour échapper aux pesticides? Soit en achetant des produits bios, ce qui est initialement la meilleure solution, sinon en réduisant le nombre de pesticides au maximum, en lavant les fruits et légumes avant utilisation, avec de l’eau mélangé à du vinaigre, c’est encore mieux.


Nettoyez votre espace de travail : les surfaces de comptoir, les couteaux et les planches à découper que vous envisagez d’utiliser doivent d’abord être nettoyés. Lavez-vous aussi les mains avec du savon.
Éviter d’entreposer vos fruits et légumes : achetez des produits cultivés localement et accordez-vous 5 jours pour les consommer.
Lavez-les au bon moment : évitez de laver vos fruits et légumes dans le but de les manger plus tard, car cela ne fait qu’accélérer la croissance des bactéries et le processus de dégradation. Lavez-les lorsque vous êtes prêt à les consommer.
Rincez à grande eau : la meilleure façon de réduire le nombre de microorganismes sur un produit, c’est de le laver à grande eau (l’eau doit être plus froide que le produit d’environ 10 degrés). Frottez énergiquement la surface du fruit (ou légume) pour en débarrasser les saletés et les germes. Vous n’avez besoin d’aucun produit chimique pour y arriver.
Procédez de la bonne manière : chaque type de produit exige une méthode de lavage particulière.
Source: Plaisir Santé


Quand à l’épluchage, ce n’est pas la solution miracle, malheureusement…


Des études montrent que souvent les pesticides se concentrent dans ou sur la peau. De fait, peler ses fruits ou légumes non bio peut ôter en partie les résidus de pesticides. Cependant, se pose la question des pesticides systémiques qui pénètrent au cœur de la plante. En effet dans ce cas, une étude a montré que le pelage de concombres traités avec du thiométon ne permettait pas d’éliminer la présence du pesticide (Sheikhorgan et al, 1994).
A noter en outre que lorsqu’on pèle un fruit ou un légume, on se prive alors des vitamines contenues dans la peau.
De plus certains fruits et légumes ne se pèlent pas ? Dans ce cas comment fait-on pour les fraises, les framboises ou les salades ? ( étude faites sur ces questions)

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Message par Archange le Jeu 22 Oct - 17:47






Liens et infos utiles



Vous trouverez ci-dessous des conseils pour éviter ces molécules et des informations pour aller plus loin. Pour obtenir des données d'ordre général sur ces subtances rendez-vous ici.

 
Pesticides

Lavez, épluchez ou cuisinez vos fruits et légumes ?


Dans les recommandations habituelles qui sont faites pour se débarrasser des pesticides contenus dans les végétaux conventionnels, il est coutume de dire que le lavage ou le pelage des fruits et des légumes permettent de réduire (voire d’éliminer) les résidus de pesticides. 

Pour affirmer cela il faudrait que des études soient faites, or certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes ou voire qu’elles sont inutiles.


Laver un fruit ou un légume qui contiendrait des pesticides ne peut garantir de l’élimination partielle ou totale de ces résidus, simplement parce que cela dépend des propriétés physico-chimiques des pesticides (telles que la solubilité dans l’eau par exemple). Laver les végétaux permettra probablement de réduire les pesticides hydrophiles situés à la surface. En outre, la température de l’eau de lavage aura une influence sur le niveau de résidu. Une étude  a montré que le lavage à l’eau chaude avec un détergent (sic !) sera plus efficace qu’un lavage à eau froide. En outre, une autre étude a montré que le lavage couplé avec le frottement du végétal pouvait réduire plus significativement la présence de résidu (Barooah et Yein, 1996). 
Mais il faut savoir que les lavages  ne réduisent pas significativement la présence des pesticides systémiques et lipophiles dans les végétaux.



Peler alors ?


Des études montrent que souvent les pesticides se concentrent dans ou sur la peau. De fait, peler ses fruits ou légumes non bio peut ôter en partie les résidus de pesticides. Cependant, se pose la question des pesticides systémiques qui pénètrent au cœur de la plante. En effet dans ce cas, une étude a montré que le pelage de concombres traités avec du thiométon ne permettait pas d’éliminer la présence du pesticide (Sheikhorgan et al, 1994). 

A noter en outre que lorsqu’on pèle un fruit ou un légume, on se prive alors des vitamines contenues dans la peau.

De plus certains fruits et légumes ne se pèlent pas ? Dans ce cas comment fait-on pour les fraises, les framboises ou les salades ? ( étude faites sur ces questions)



Consommer des produits issus de l'agriculture biologique.


L'AFSSA Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments
reconnait, dans l'un de ses rapport, que: " Le mode de production biologique en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à  ces produits, pour la santé humaine."


Cette alimentation sans résidus de pesticides a un impact très favorable sur le niveau de contamination corporel et donc la santé. Le fait de passer à une alimentation biologique élimine très rapidement les résidus de pesticides les moins persistants de nos organismes.


Ainsi, une étude conduite sur des dizaines de groupes d'enfants montre que le passage à une alimentation bio fait disparaitre les résidus d'insecticides organophosphorés de leur organisme, le diagramme de gauche montre la disparition des métabolites de ces insecticides dans les urines des enfants pendant les 5 jours d'alimentation biologique !


Autre conseil de bon sens


Consommez des fruits et légumes de saison ?

L’intérêt réside dans le fait que vous pourrez éviter les aliments produits sous serre qui peuvent « bénéficier » de traitement fongiques importants.


Privilégiez les produits locaux ?

Cela peut éviter notamment certains insecticides et fongicides qui sont mis dans les lieux de stockage, notamment pour la conservation. Ainsi, il est courant que les oranges ou des bananes, voyageant par cargos, sont traitées par des solutions de Thiabendazole ou autre fongicide.



Pour aller plus loin


Les textes réglementaires


Il y a deux textes européens socles de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et de leur utilisation (durable). Il s’agit:

- du Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil.

- de la Directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

Suivre le lien : pour en savoir plus 


 Cette directive doit désormais être transposée en droit français. Elle est retranscrite via notamment la loi Grenelle 1 et la loi Grenelle 2. Son application pratique prend corps au travers du plan Ecophyto 2018.


Les sites et livres intéressants


http://www.mdrgf.org/ 
http://www.pesticides-etudes.mdrgf.org/ 
http://www.pesticides-non-merci.com/

Fabrice NICOLINO et François VEILLERETTE -" Pesticides, révélations sur un scandale français", 1er mars 2007, Fayard


Additifs, arômes et colorants alimentaires

Si vous désirez limiter la quantité d'additifs dans votre alimentation, l’idéal est de manger frais et/ou bio. En général, manger des fruits et des légumes, des œufs et du lait frais, plutôt que des aliments transformés, réduit la quantité d'additifsalimentaires ingérés.

A noter que dans les produits transformés en bio, le nombre d’additifs alimentaires est considérablement plus restreint que ceux autorisés pour les aliments conventionnels. Si certains de ces additif posent des questions en terme de risque allergique aucun à notre connaissance ne sont suspectés d’être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien.


Pour aller plus loin


Les additifs alimentaires répondent à des directives européennes qui définissent :
– une liste « positive » des additifs autorisés (tout ce qui n’est pas expressément autorisé est interdit) ;
– une liste des aliments auxquels ils peuvent être ajoutés ;
– leur dose maximum autorisée ;
– les critères de pureté de ces produits.


En France, le contrôle des additifs dans les produits alimentaires est assuré par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Les teneurs maximales d’additifs dans les aliments sont fixées de façon à ne pas dépasser la dose journalière admissible (DJA) : quantité d’un additif qui peut être ingérée quotidiennement sans risque pour la santé (en mg/kilo de poids corporel).


Les additifs, les arômes alimentaires et les préparations enzymatiques font l'objet d'une procédure d'autorisation harmonisée à l'échelle européenne dans le cadre d'un règlement commun CE/1331/2008 et de règlements spécifiques (respectivement règlements CE/1333/2008, CE/1334/2008, CE/1332/2008) fixant les listes de substances autorisées et leurs conditions d'utilisation.

Textes réglementaires

Décret n° 89-674 du 18 septembre 1989 relatif aux additifs pouvant être employés dans les denrées destinées à l'alimentation humaine


Arrêté du 2 octobre 1997 relatif aux additifs pouvant être employés dans les denrées destinées à l'alimentation humaine

Plus d’infos sur
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/documentation/fiches_pratiques/fiches/c05.htm
http://www.codexalimentarius.net/gsfaonline/index.html?lang=fr 
http://www.afssa.fr/PNE201.htm 
legifrance


Autres chimiques dans la chaîne alimentaire


PCB, Dioxines, furanes et PCB de type dioxine, Métaux lourds


Les aliments les plus riches en PCB sont les aliments d'origine animale, riches en graisses tels que les poissons gras en contact avec les sédiments contaminés mais aussi le lait et les produits laitiers ou les œufs.

En ce qui concerne les dioxines et furane, d'une façon générale, les poissons et autres produits de la mer sont plus contaminés que les produits animaux terrestres mais la variabilité de la contamination entre les différents échantillons est particulièrement importante pour les produits de la pêche.

Les poissons gras sont les poissons " bleus " :  maquereau, hareng, sardine, saumon, thon. 

Les poissons maigres sont les poissons " blancs " :  cabillaud, lieu, merlan, limande, sole…

Principales sources de métaux lourds dans l'alimentation (voir source):

  • Plomb :  Fruits et légumes (contamination aérienne) ; Boissons (réseaux de distribution au plomb) ; Abats – Crustacés (biocencentration)

  • Cadmium : Fruits et légumes (contamination aérienne et eaux polluées) ; Boissons ; Crustacés (bioconcentration)

  • Méthylmercure : Poissons et crustacés (bioaccumulation)


Les substances en contact avec les aliments

Phtalate

Pour éviter les phtalates, évitez les plastiques n°3 en PVC pour vos usages alimentaires. Toute fois nos analyses montre qu’un contenant en plastique alimentaire n°5 (PP) peut aussi relarguer des phtalates. La prudence est donc de mise.


Bisphénol A


Pour l’alimentation du bébé : lait de substitution en poudre de préférence vendu dans des emballages en carton, biberon en verre ou en plastique sans Bisphenol A (BPA).

Les mamans qui allaitent devraient limiter au maximum leur exposition au Bisphenol A... (voir dossier BPA sur le site du RES).


Faire les choix les plus sûrs en matière d’emballage et de stockage des aliments :

  • Préférez autant que possible pour les contenants ou le stockage de la nourriture les matériaux en l'état actuel les plus sûrs : gré, verre, inox ou acier inoxydable, terre cuite, céramique.

  • Eviter de chauffer de la nourriture ou des liquides dans des contenants en plastique.


Le réseau environnement santé vous propose un Guide rapide des codes de recyclage des plastiques si vous ne trouvez pas d'alternative au plastique :
Eviter :
N° 3 – PVC (Chlorure de Polyvinyle)
N° 6 – PS (Poly Styrène)
N° 7 – PC (Poly Carbonate)

En l’état de nos connaissances, les plastiques qui sembleraient les moins problématiques :
N° 2 – HDPE (Polyéthylène de haute densité)
N° 4 – LDPE (Polyéthylène de basse densité)
N° 5 – PP (Polypropylène) – à nuancer la lumière de nos analyses

Composés perfluorés (PFC) : le cas du PFOA (teflon)

Vous pouvez choisir des poêles sans PFOA dont certaines marques font déjà un argument de vente et qui portent le logo « No PFOA ». Le meilleur ustensile de cuisson semble être ceux en acier inoxydable qui certes attache plus mais sont facilement nettoyable.


Pour aller plus loin


Sur le BPA voir le dossier du Réseau Environnement Santé : http://www.reseau-environnement-sante.fr/dossier-par-themes/bpa.html

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