Conserver et transmuter ses énergies

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Conserver et transmuter ses énergies

Message par Admin le Mer 8 Aoû - 21:15

Un extrait de l'ouvrage "Voyage dans l'inconnu" de Claude Deplace





Conserver et transmuter ses énergies




"Le problème n'est pas d'emmagasiner une énergie, qui en s'entassant devient négative. Ce qu'il faut, c'est que l'énergie nous remplisse et qu'en débordant, elle trouve son chemin, sa destination, son lieu de rendez-vous. L'énergie qui penche vers le bas est dangereuse; elle doit monter, trouver son chemin naturel et ouvrir les centres supérieurs!


Sur le chemin, il arrive un moment où l'on n'a plus envie de dilapider son énergie. On voudrait vraiment la conserver et c'est là que va commencer une lutte de tous les instants. En nous, l'énergie s'évacue surtout par les centres inférieurs. Vouloir garder l'énergie afin de la faire monter pour ouvrir les centres supérieurs est extrêmement difficile. Il faut ici faire preuve d'un grand discernement car retenir l'énergie, alors que l'on se trouve encore lié à de nombreux désirs demandant à être connus et expérimentés, peut s'avérer très dangereux et nous faire tomber dans des pièges dont peut-être on ne se remettra pas. D'un autre côté, dilapider notre énergie sans aucune retenue amène l'obsession, l'angoisse. Le désir en nous doit être connu sous son véritable nom. Avant de monter vraiment, l'énergie en nous cherche a moindre faille, la moindre fissure ou brêche, par laquelle elle pourra s'évacuer. Ces failles, ces fissures sont l'agressivité, la parole méchante, le geste brutal, le jugement hâtif et haineux, la critique acerbe contenant une charge négative. Il ne convient pas non plus de refouler dans le subconscient l'énergie, qui va susciter des rêves, des fantasmes, des images, des fixations, des manies, qui seront autant de chapelles ardentes! Il faut toujours agir avec modération et tolérance sinon l'énergie se venge parfois cruellement... Ce n'est qu'à la longue, à force de patience, de compréhension du désir que l'énergie montera d'elle-même. La contraindre est toujours très dangereux.


Il faut ici faire preuve non seulement d'une grande vigilance mais aussi d'une compréhension constante envers les situations, les événements, les circonstances, les comportements liés à nos désirs. L'énergie, avant de monter vraiment et de trouver sa sortie par le Haut, va se répandre partout et donner une nouvelle vie à ces états, à nos comportements les plus secrets et les plus intimes. Il faut pouvoir chaque fois lâcher prise, appliquer le non-agir, la non-résistance. L'énergie qui s'accumule réveille les vieilles douleurs profondes, les vieilles blessures et il arrive un moment où les images et les pensées, auxquelles on est relié, prennent vie et se matérialisent! On tourne alors en rond, sans trouver d'issue. Mais un jour, sans trop savoir comment, on découvre la sortie. Ce jour-là est jour de triomphe: le désir est vaincu. Tant que les centres inférieurs dominent, l'énergie en nous veut s'évacuer d'une façon ou d'une autre mais elle a besoin de notre participation.


Si l'énergie s'écoule par le sexe, il ne sert à rien de lutter, de se culpabiliser, de se tourmenter. Le mieux est de n'offrir aucune résistance mais il faudra en même temps participer de moins en moins, prendre du recul. C'est l'importance excessive que l'on accorde au sexuel qui rend la tâche si difficile. Or l'énergie qui veut s'évacuer attend toujours notre participation, ce qui déclenchera la jouissance. Si l'énergie veut s'évacuer, qu'elle le fasse... Mais avec une participation de plus en plus désintéressée. Vouloir lutter de front avec une telle force est voué à l'échec! Il faut mettre en place toute une stratégie. En développant la non-participation, l'énergie est rendue à elle-même et d'elle-même elle s'engagera dans un processus de transformation car tel est le chemin qu'elle doit suivre! Pour toutes les autres forces, il en est de même. Par exemple, si on est violent, on ne cherchera pas à lutter de front en refoulant en nous avec force des impulsions de violence. Mais quand notre violence sortira, il faudra l'observer avec attention. Dans l'opposé, on développera une compréhension de soi-même et des autres si bien qu'il arrivera un jour où notre violence n'étant plus provoquée ou alimentée, se comprendra d'elle-même. Dès lors, elle cessera d'exister et l'énergie se transformera...".
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Re: Conserver et transmuter ses énergies

Message par merrymimi le Mar 26 Nov - 12:11

très interessant !

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Re: Conserver et transmuter ses énergies

Message par Archange le Mar 26 Nov - 18:10

Very Happy Je trouve en effet que Claude Deplace donne ici la meilleure approche qu'on puisse avoir pour "contrôler sans vraiment contrôler" son énergie, en étant attentif aux moindres petits comportements, attitudes engendrés par une mauvaise orientation de cette énergie: ne pas réprimer mais être attentif sans participer, afin de ne plus nourrir ces attitudes et comportements négatifs, et de permettre enfin à cette énergie de s'écouler autrement.

C'est un extrait de son livre "Voyage dans l'inconnu" que j'ai vraiment apprécié, un livre qui donne beaucoup de clés, un livre qu'on lit et relit par l'inspiration qu'il transmet, par la façon particulière et saisissante dont les forces et énergies sont décrites et les expériences assez extraordinaires de l'auteur! Il y décrit aussi les pièges et forces négatives parasitaires dont il faut triompher... je vais sans doute poster un autre petit extrait prochainement... sunny

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Re: Conserver et transmuter ses énergies

Message par Archange le Jeu 12 Déc - 21:27

Voici un nouvel extrait du même ouvrage concernant la maîtrise des énergies:


Je découvrais la véritable identité du spasme sexuel ; il est la courbure, l’étranglement de la vie qui pleure sa servitude, son emprisonnement millénaire à l’ego. (...) la véritable identité, le  vrai nom du spasme, est un lieu psychique en soi. Le spasme sexuel vole certaines énergies substances subtiles, qui engendrent dans l’instant un grand plaisir mais laisse vide de toute apparence et identité. Le spasme est le Grand Vieillard du Temps agité de frissons et de sensations, jamais rassasié...

Le spasme est la tension physique et astrale dont la Mort a besoin pour se nourrir et se régénérer sans cesse. Tout se résume à ceci : pouvoir identifier l’identité secrète du spasme mais celui-ci ne veut pas être identifié, pour pouvoir se perpétuer. Il veut encore moins être découvert dans son mystère, pour ne pas être nommé et ainsi maîtrisé ! Je le sus et il avait très peur de voir le jour, d’être éclairé par une vraie connaissance car le double inférieur l’habitait.

Vu en dédoublement, le processus intérieur du spasme est une activation de l’esprit conscient par la tension des énergies physiques, astrales, magnétiques et mentales non contrôlées. Il est une activation du désir qui prend forme et qui commence à pointer et à assaillir. Ce spasme est entretenu par nombre de pensées, d’idées, de symboles suggestifs. On le laisse prendre forme alors éparpille, annihile, dissout tout le reste. La vibration devenue très sensible se tend irrésistiblement telle une corde de guitare que l’on accorde. La vibration n’attend qu’un rythme, qu’un son, qu’une ardeur, qu’un toucher, qu’un goût, qu’une vision, qu’une image ou pensée pour se déclencher, pour passer sur le plan physique et devenir active. (...) à partir de ce moment, l’individu n’a plus de recul et il s’engage dans son désir dont il prend l’identité car il participe ; il en est prisonnier !

Ceci est le même phénomène que celui de l’orage, de la colère, de la violence. Il se produit une ouverture, une brêche, et tout cet apport d’énergie, que polarise le désir, toutes ces forces regroupées s’oublient, se perdent en se déversant dans l’immédiat de l’instant du spasme. Ces forces deviennent une sorte de couronne de sensations qui règnent en maîtresses. (...) C’est bien une opération de colère, de chaos de l’homme contre lui-même qu’inconsciemment il dirige contre le Créateur, auquel il en veut d’être si misérable et esclave de sa nature inférieure. Alors il lui faut bien une compensation ; il expulse dans le spasme une plénitude contenue dans la vie qui lui a été donnée. Il la rejette, la refuse car elle l’encombrait. Sa tension en lui était trop forte. Il lui faut évacuer cette verticalité et le message trop vivant, trop puissant qu’elle contient. En rejetant cette plénitude, l’individu renie sa vie mais on lui a appris à prendre cela pour du bonheur, de l’épanouissement, une libération ! (...) C’est cet oubli du Tout en lui, cette déperdition de ses énergies, qui en lui provoquera tellement de plaisir car après la motivation, l’actualisation du plaisir et de toutes les énergies qui l’incarnent, il se produit cet oubli de tout contenant le Tout, devenant une sorte de Néant où la Créature en nous donne à manger à un Inconnu qu’elle ignore ; cet inconnu est l’ennemi millénaire de la Créature, qui goulûment absorbe ce qui lui est offert. Néant jamais identifié. Il y a là un grand mystère à redécouvrir : celui de la neutralisation du Feu Noir !

La compréhension réelle du spasme sexuel et par extension celle du spasme nerveux, émotionnel, du spasme de peur, de colère, de souffrance est très importante sur le chemin de la maîtrise sexuelle, nerveuse, astrale, physique, mentale, et psychique car cette compréhension permet de découvrir, par le contrôle exercé, l’identité du plaisir relative en grande partie à l’immolation, au sacrifice des énergies physiques, psychiques et spirituelles, ceci par le truchement des forces électriques et magnétiques, qui activent alors ces énergies, les illuminent, les déchirent, les parcourent, ceci provoquant des éclairs, que l’on peut voir en dédoublement, et qui donnent des frissons, des sensations qui prennent et vampirisent ! il s’agit ici du don inconscient de l’Homme : du Don Inversé, à son ennemi millénaire : le Désir. (...) il faut connaître le passage par lequel s’engouffre le désir sexuel, ainsi que les formes, pensées, images dont il se sert comme support pour activer le conscient, le faire participer !

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Re: Conserver et transmuter ses énergies

Message par Archange le Lun 26 Jan - 20:06




Haut idéal - meilleur transformateur de nos pulsions instinctives



"Les instincts sont des puissances de vie formidables ; si on cherche à les anéantir, ou bien on n’y arrive pas et on s’épuise dans cette lutte ; ou bien, si on y arrive, ce n’est pas mieux, car c’est une partie de sa propre vie qu’on anéantit en même temps. Alors, comment les maîtriser ? En nourrissant en soi un haut idéal. Car un haut idéal est le meilleur transformateur des énergies. Dès que nous plaçons un idéal très élevé dans notre cœur, dans notre âme, nos énergies sont obligées de passer par lui, et il se charge de leur donner une autre direction, une direction vers le haut justement. Ces énergies, le haut idéal les transforme.

Suivant quel processus se fait cette transformation ? Nous n’avons pas besoin de le savoir. Quand nous mangeons, nous n’avons pas besoin de connaître le détail des transformations qui sont en train de se produire dans la bouche d’abord, et ensuite dans l’estomac et les intestins, mais nous sentons que nous avons reçu des forces. Il en est de même avec le haut idéal ; si nous le nourrissons avec nos pensées, nos sentiments, nos désirs, nos instincts, il les transforme, et les énergies produites par cette transformation soutiennent notre vie psychique, notre vie spirituelle… et notre vie physique aussi, car en nous rien n’est séparé."      
   


Omraam Mickhaël Aïvanhof

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Re: Conserver et transmuter ses énergies

Message par Archange le Sam 14 Fév - 13:19




Dépliants "online" de The Rosicrucian Fellowship


Méthodes pratiques pour parvenir au succès - basées sur la conservation de la force sexuelle




Il nous est tout aussi impossible de parvenir à un succès véritable et durable sans vivre en harmonie avec les lois de la vie, qu'à un criminel de vivre paisiblement dans la société dont il transgresse les lois. Comme ce malfaiteur est finalement puni pour ses habitudes spoliatrices et incarcéré, de même la nature frappe de peines et de contraintes ceux qui violent ses lois. La contrainte se nomme la maladie qui est l'ennemie du bonheur; quelle que soit en effet la fortune ou la position sociale acquise, nul ne peut être heureux si son corps physique souffre de maladie. On voit ainsi que pour l'homme et la femme qui désirent la réalisation complète du bonheur et du succès dans la vie, une des conditions essentielles est la santé et aussi la vigueur. Nous ne pouvons arriver à être optimiste, frais et dispos pour atteindre le succès recherché, que dans la mesure où nous jouissons d'une belle santé.

La Bible nous dit que la mort et la maladie sont venues en ce monde parce que l'on a goûté à "l'arbre de la connaissance" (Genèse 3:1), et bien que du point de vue matérialiste, cela puisse paraître absurde, ne rejetons pas cette histoire avant d'y avoir regardé d'un peu plus près. Nous trouverons qu'elle est en parfaite harmonie avec les faits scientifiques tels qu'ils sont actuellement démontrés. Voyons tout d'abord quelle est la signification de l'arbre de la connaissance, telle qu'elle est illustrée par les citations suivantes: "Adam connut sa femme et elle conçut Abel"; "Adam connut sa femme et elle enfanta Seth"; et par les paroles de Marie à l'ange: "Comment pourrai-je concevoir, puisque je ne connais point d'homme"? Ces citations, et d'autres semblables, nous montrent que l'arbre de la connaissance est, de toute évidence, une expression symbolique de l'acte de reproduction. L'humanité est donc, comme le dit la Bible, conçue dans le péché et, par conséquent, sujette à la mort: il semble ne pas y avoir d'autre issue.

Cependant, l'évolution étant un fait de la nature, l'homme, tel qu'il est aujourd'hui, est le résultat d'un long passé, et l'état présent n'est pas le degré final d'un standard de perfection, car il existe de plus grandes hauteurs devant nous. Nous sommes dans un état d'éternel devenir; il n'y a ni halte ni repos le long du sentier qui est illimité comme l'âge de l'esprit. En outre, ce que nous sommes aujourd'hui étant le résultat de ce que nous avons été hier, de même ce que nous serons demain dépend de la manière dont nous utilisons aujourd'hui nos facultés. Etudions donc le passé afin que, sachant ce que nous avons été, nous puissions savoir ce que nous devons être.

Selon la Bible, l'humanité était à la fois masculine et féminine avant d'être séparée en deux sexes distincts comme homme et femme. Il y a encore parmi nous des hermaphrodites dotés de cette particularité, que nous considérons aujourd'hui anormale, mais qui prouve la vérité de l'assertion biblique; d'ailleurs la physiologie nous enseigne qu'en chacun de nous l'organe sexuel opposé existe à l'état latent. Durant la période où l'homme était hermaphrodite, la fécondation devait s'effectuer en lui-même; cela n'est d'ailleurs pas plus étrange que la fécondation hermaphrodite de beaucoup de plantes actuelles.

Voyons maintenant, selon la Bible, quel était l'effet de l'auto-fécondation en ces temps reculés. Deux faits de première importance sont mis en évidence: l'un est qu'il y avait des géants sur la Terre à cette époque; l'autre que les patriarches vivaient des siècles entiers; et ces deux caractéristiques, forte croissance et longévité, sont l'apanage de nombreuses plantes aujourd'hui. La haute taille des arbres et leur durée de vie sont remarquables; ils vivent plusieurs siècles pendant que l'homme vit quelques dizaines d'années seulement. Dès lors se pose la question: quelle est la raison de la brièveté de la vie humaine, et quel en est le remède? Considérons d'abord la raison de cette brièveté et le remède deviendra alors évident.

Les horticulteurs savent bien que les plantes s'étiolent lorsqu'elles fleurissent abondamment. Un rosier peut fleurir au point d'en dépérir; c'est pourquoi le jardinier avisé taille les bourgeons de la plante afin que la force serve en partie à la croissance plutôt qu'à la floraison. Ainsi, en gardant la semence en elle (I Jean 3:9), la plante acquiert la force requise pour la croissance et la longévité. Tel était le secret de la haute stature et de la longévité des premières races, comme c'est aujourd'hui le secret de la taille et de la longévité des plantes.

Que l'essence créatrice qui est à l'intérieur de la semence soit une substance spirituelle est un fait évident, si nous comparons la fougue et l'impatience de l'étalon ou du taureau sous le frein, à la docilité du hongre ou du boeuf. Nous savons en outre que le libertin invétéré et le débauché deviennent stériles et finissent par dépérir. Lorsque nous sommes devenus conscients de ces faits, il est facile de comprendre la véracité de l'assertion biblique selon laquelle le fruit de la chair qui nous soumet à la loi du péché et de la mort, est d'abord et surtout la luxure, alors que les fruits de l'esprit qui conduisent à l'immortalité sont par excellence, ainsi que l'indique le même livre, la continence et la chasteté.

Considérons aussi l'enfant et la façon dont la force créatrice utilisée intérieurement et à son profit détermine une croissance importante durant les premières années, mais à l'âge de la puberté la naissance de la passion commence a tenir la croissance en échec; la force vitale produit alors la semence afin de trouver ailleurs croissance et expression, et c'est pourquoi la croissance s'arrête. Si nous continuions à grandir comme durant l'enfance, nous deviendrions des géants, comme les divins hermaphrodites des temps jadis.

La force spirituelle produite dès la puberté et durant toute la durée de la vie peut être employée à trois fins: à la génération, à la dégénérescence ou à la régénération. C'est à nous de choisir l'une des trois, ici et maintenant, sachant que le choix que nous ferons aura une importante influence sur toute notre vie, car l'emploi de cette force n'est pas limité, dans ses effets, au moment ou à l'occasion de l'utilisation. Il affecte chaque instant de notre existence et détermine notre attitude dans chacune des phases de la vie parmi nos semblables: comment nous faisons face aux épreuves variées de la vie; si nous sommes capables de saisir les occasions qui se présentent à nous ou si nous les laissons échapper; si nous sommes bien portants ou malades; si nous vivons notre vie pour atteindre un but satisfaisant; tout cela dépend de la manière dont nous utilisons la force vitale. Cette force est le véritable ressort de toute notre existence, l'élixir de vie.

La part de la force créatrice qui est légitimement sacrifiée sur l'autel de la paternité et de la maternité est si infime, qu'elle peut être négligée relativement à ce qui nous occupe ici. Au point de vue physique aussi bien que spirituel, il n'y a aucune raison d'insister sur le célibat dans les ordres religieux, car ce n'est pas non plus en harmonie avec la Bible. La simple suppression de l'attraction sexuelle n'est pas une vertu en elle-même; en fait, elle peut être un vice d'importance car les millions d'individus qu'une convention détourne ou empêche de chercher une satisfaction conforme aux lois de la nature, tombent dans les vices les plus épouvantables. Même s'ils s'abstiennent de l'acte sexuel, leurs pensées sont de telle nature qu'ils deviennent pareils à des sépulcres blanchis (Matthieu 23:27), horribles au dedans, bien que paraissant blancs et purs à l'extérieur. Paul lui-même dit, en parlant d'une condition différente il est vrai, "qu'il vaut mieux se marier que de brûler" (I Corinthiens 7:9), et l'expression naturelle de la force créatrice est de beaucoup préférable aux ravages intérieurs mentionnés ci-dessus.

Tandis que très peu de gens se font les défenseurs de l'abus de la fonction créatrice, beaucoup parmi ceux qui, par ailleurs, suivent des préceptes spirituels, ont encore le sentiment que l'abandon aux relations sexuelles pour le plaisir et la fréquence de celles-ci, ne causent aucun mal; certains sont même d'avis qu'elles sont tout aussi nécessaires que l'exercice de n'importe quelle fonction organique. Cela est faux pour deux raisons: premièrement, chaque relation sexuelle requiert une certaine quantité de force qui brûle les tissus, et ceux-ci doivent être réparés par une quantité supplémentaire de nourriture, ce qui augmente et renforce l'éther chimique. En second lieu, la force créatrice opérant par l'éther vital, cette partie du corps vital se trouve aussi renforcée par chaque abandon à la sensualité. En envoyant ainsi la force créatrice vers le bas pour satisfaire nos désirs de plaisir sensuel, nous fortifions les deux éthers inférieurs; et leur emprise sur les deux éthers supérieurs qui forment le corps de l'âme devient, avec le temps, de plus en plus vive et forte. Du moment que le développement des pouvoirs de l'âme et la faculté de voyager dans nos véhicules supérieurs dépendent du clivage entre les éthers inférieurs et le corps de l'âme, il est évident qu'en cédant à la nature inférieure, nous agissons à l'encontre du but que nous avons en vue et retardons ainsi notre développement.

L'apôtre nous conseille de "garder en nous la semence" (I Jean 3:9) et nous pouvons prendre l'exemple suivant pour illustrer ses paroles: si nous allons au jardin pour y observer la qualité des variétés de fruits sans graines, nous constaterons que ceux-ci sont plus gros et plus savoureux que ceux qui ont des graines, parce qu'en eux toute la sève est employée dans le seul but de rendre le fruit délicieux et succulent. Par analogie, si au lieu de dissiper notre substance, nous vivons chastement et élevons la force créatrice en vue de notre régénération, nous éthérisons et épurons notre corps physique par ce moyen, tout en fortifiant notre corps de l'âme. De la sorte, nous pouvons prolonger notre vie sur terre et multiplier ainsi de manière très sensible les occasions favorables à la croissance de l'âme et à notre avancement sur le Sentier.

La méditation sur des sujets élevés et inspirants a le pouvoir de littéralement transformer les énergies qui imprègnent les fluides sexuels, car ceux-ci sont vraiment porteurs de force éthérique, le véritable agent créateur. Un poème inspiré ou un passage des Ecritures peut servir à canaliser les pensées et le pouvoir créateur en courants qui élèvent l'être. En dirigeant, consciemment, les courants de l'amour pur venant du coeur vers les centres créateurs du cerveau, l'activité sexuelle est transmuée en activités mentales et spirituelles, entraînant une naissance correspondante sur les plans mental et spirituel.

Lorsque nous comprenons que le succès ne consiste pas en l'accumulation de richesses, mais en la croissance de l'âme, il devient évident que la chasteté est un important facteur pour parvenir au succès dans la vie.

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