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Illumination (2ème étape des exercices préparatoires à l'initation (Rudolf Steiner))

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Illumination (2ème étape des exercices préparatoires à l'initation (Rudolf Steiner))

Message par Admin le Jeu 5 Juil - 20:29

2ème étape des exercices préparatoires à l'initation dans le livre "L'initiation" de Steiner.
Après la préparation, qui a développé chez l'aspirant des sens psychiques, ouvert l'accès au monde astral, et au verbe intérieur, vient l'étape de l'illumination .



Illumination



L’illumination procède de causes très simples. Ici aussi, il s’agit d’éveiller des pensées et
des sentiments qui sont assoupis dans l’homme, mais ces procédés si simples ont besoin d’être mis
en oeuvre avec une patience et une persévérances impeccables pour conduire le disciple à la
perception de la « lumière intérieure ». Le début consiste à observer d’une façon toute particulière
certains phénomènes et certains êtres naturels ! Une pierre transparente aux belles facettes comme
un cristal, puis une plante, puis un animal. Il faut tout d’abord appliquer toute son attention à une
comparaison entre la pierre et l’animal. Les pensées que nous indiquons ci-après doivent s’emparer
de l’âme tout en s’accompagnant de sentiments vivaces. Aucune autre pensée, aucun autre
sentiment ne doit s’y mêler et troubler l’intensité de l’observation. On doit se dire : « La pierre a
une forme, l’animal aussi a une forme. La pierre demeure immobile à sa place, l’animal change de
place. C’est le désir qui pousse l’animal à changer de place. C’est à l’accomplissement de ses désirs
que sert la forme de l’animal. Mais ses organes et ses membres sont façonnés non par le désir, mais
par des forces où le désir n’entre pas. » Si l’on se plonge intensément dans ces pensées et que l’on
considère la pierre et l’animal avec une attention soutenue, on sent surgir dans l’âme deux modes de
sentiments très différents. Le premier est issu de la pierre, le second de l’animal. La chose ne
réussira vraisemblablement pas dès le commencement, mais peu à peu, par des exercices patients,
ces deux sentiments prendront place dans l’âme. Il faut continuer l’exercice sans se lasser. Au début
ces sentiments ne persisteront que pendant la durée de l’observation ; plus tard, ils exerceront leur
action au delà de cette durée et finalement ils se transformeront en quelque chose qui demeure,
vivant dans l’âme. L’homme n’a plus ensuite alors besoin que de réflexion pour que ces deux
sentiments grandissent, même sans le secours de l’observation appliquée à des objets extérieurs.
Ces sentiments et les pensées qui les accompagnent servent à créer les organes de la
clairvoyance.
Si l’on ajoute à cet exercice l’observation de la plante, on constatera que le sentiment
provoqué par elle, par son caractère aussi bien que par son degré d’intensité, tient le milieu entre
ceux que suggèrent la pierre et l’animal. Les organes qui se forment ainsi sont les yeux astrals. On
apprend peu à peu à percevoir par eux les couleurs animiques (astrales) et spirituelles (mentales). Aussi longtemps qu’on s’est contenté de s’assimiler ce que nous avons appelé la préparation, aussi
longtemps le monde occulte avec ses lignes et ses figures est demeuré obscur. Par l’illumination, la
clarté y pénètre.

Lorsque l’homme a atteint la faculté de voir avec les yeux animiques ; il rencontre tôt ou
tard des êtres, les uns plus hauts, les autres plus bas que lui et qui ne pénètrent jamais sur le plan
physique.

Pendant les premiers exercices de l’illumination, il faut prendre garde de
développer par tous les moyens sa compassion et sa sympathie vis-à-vis des animaux et des
hommes, sa sensibilité pour les beautés de la nature. S’il n’en était pas ainsi, ces sentiments
pourraient s’altérer ou s’émousser en nous, le coeur deviendrait dur, les sens grossiers et il pourrait
en résulter des expériences dangereuses.
Comment se présente l’illumination ? Comment, par la pierre, la plante et l’animal,
monte-t-on jusqu’à l’homme et comment, après l’illumination, la main bienfaisante du Maître vous
guide à travers tous les obstacles sur la route de l’initiation ? C’est ce que nous allons exposer.

Par les moyens que nous indiquons ici, personne ne peut courir un
danger s’il agit avec mesure, mais notons bien une chose, c’est que personne ne doit consacrer plus
de temps et de force à de tels exercices que ses devoirs et sa situation dans la vie n’en laissent à sa
disposition. Il ne faut pas que la discipline occulte vienne bouleverser les conditions d’une
existence. Si l’on poursuit des résultats sérieux, il faut pouvoir après quelques minutes d’exercice
s’interrompre et retourner tranquillement à son travail coutumier, et il ne faut pas troubler ce travail
par la pensée des exercices. Celui qui n’a pas appris à attendre dans le vrai sens du mot, ne vaut rien
comme disciple et ne parviendra jamais à des résultats d’une valeur appréciable.

Lorsqu’un homme cherche les chemins de la Science occulte par les procédés décrits dans
les chapitres précédents, il est une pensée qui doit le fortifier sans cesse au cours de son travail. Il
doit songer constamment qu’il peut avoir réalisé des progrès très sérieux sans que ces progrès soient
visibles sous la forme qu’il attendait. Si l’on ne tient pas compte de ce fait, on risque fort de perdre
patience et d’abandonner au bout de quelque temps toute espèce de tentative.

Le guide voit les progrès que l’étudiant a faits bien longtemps avant que celui-ci en ait
conscience. Il voit se former les yeux spirituels dans leur structure délicate avant que l’élève en
sache rien. Une des parties les plus importantes des devoirs du Maître consiste précisément à éviter
que l’étudiant ne perde la confiance, la patience et la persévérance. Le Maître ne peut à vrai dire
rien donner à son disciple que celui-ci ne possède déjà, au moins à l’état latent ; il ne peut que le
guider vers l’éveil des facultés assoupies.

Que chacun se dise ceci :
Dans le cercle de mes sentiments et de mes idées se trouvent cachés les mystères les plus augustes; mais jusqu’ici je n’ai pas su les percevoir. Le problème est simple : l’homme porte partout avec lui son corps, son âme et son esprit, mais il n’est conscient que de son corps et non de son âme et de
son esprit. Le disciple prend conscience de l’âme et de l’esprit, comme l’homme ordinaire de son
corps physique.
Il importe d’orienter comme il convient les sentiments et les pensées. Ainsi
se développera la faculté de percevoir les choses invisibles aux hommes ordinaires. Nous donnons
ici l’un des moyens d’y parvenir. C’est de nouveau un moyen très simple comme tous ceux que
nous avons décrits jusqu’ici, mais il produit les plus grands effets quand on le met en pratique avec
persévérance et quand l’homme sait l’accompagner des dispositions intérieures nécessaires.
Placez devant vous une graine de plante : il s’agit que cet objet minime suscite en vous dans
toute leur intensité les pensées nécessaires et que ces pensées à leur tour donnent naissance à
certains sentiments. Représentez-vous d’abord avec clarté ce que vous voyez véritablement de vos
yeux. Décrivez-vous à vous-même la forme, la couleur et tous les autres attributs de cette graine, et
passez ensuite aux réflexions suivantes : De cette graine sortira l’organisme complet d’une plante si
on la sème dans la terre. Représentez-vous cette plante et dessinez-la dans votre imagination,
ensuite songez à ceci : ce que je dessine maintenant dans mon imagination, c’est ce que les forces
de la terre et de la lumière feront véritablement jaillir plus tard de la semence. Si j’avais devant moi
un objet artificiel imitant à s’y méprendre cette graine au point que mes yeux ne puissent le
discerner de la véritable graine, il n’existerait point de forces ni dans la terre ni dans la lumière
capables d’en faire sortir une plante. Celui qui se représente cette pensée avec netteté, qui la réalise
intérieurement sera capable de se pénétrer de la pensée suivante en l’accompagnant du sentiment
approprié. Il se dira : dans cette graine existe déjà à l’état latent, à l’état de force, l’organisme qui en
sortira plus tard. Dans l’imitation artificielle de la graine cette force n’existe pas et pourtant l’une et
l’autre sont pareilles à mes yeux : il y a donc dans la véritable graine quelque chose d’invisible qui
n’existe pas dans sa reproduction artificielle. C’est à cet invisible que doivent s’appliquer
maintenant la pensée et le sentiment.
Que l’on se dise : c’est cet invisible qui, plus tard, se transformera en la plante visible dont
je pourrai contempler la forme et la couleur. Que l’on s’attache donc à cette pensée : l’invisible
deviendra visible. Si je n’étais pas capable de penser, je ne pourrais dès maintenant prévoir ce qui
ne sera visible que plus tard.
Il faut bien préciser un point : ce que l’on pense doit être intensément senti. C’est dans le
calme, sans se laisser troubler par aucune autre pensée, qu’il faut s’adonner à cet exercice de
concentration, et il faut se laisser le temps nécessaire pour que la pensée et le sentiment qui s’y joint
creusent dans l’âme une empreinte profonde. Si l’on procède comme il convient, on parviendra
après un certain temps, après des essais peut-être très nombreux, à prendre conscience d’une force
et cette force créera en nous un nouveau pouvoir de vision : la graine nous apparaîtra comme
environnée d’un léger nuage lumineux au milieu duquel, par les sens spirituels, nous percevrons une
sorte de flamme. Cette flamme est teintée de lilas dans son milieu et de bleu sur ses bords. Alors
apparaît ce que l’on n’a pas vu auparavant et que la force de la pensée et des sentiments éveillés en
nous a créé. Une chose, invisible actuellement aux sens physiques et qui, à l’état de plante, devait
leur apparaître plus tard, devient dès à présent spirituellement visible à l’étudiant.

Pendant tous ces exercices l’homme ne doit pas perdre une seule minute la maîtrise
consciente de soi-même. Il doit penser avec autant d’assurance que s’il s’agissait des choses et des
événements de la vie journalière, il serait fâcheux qu’il tombât dans une rêverie voisine de
l’hallucination. Un calme profond à l’intérieur, un sens pénétrant pour les choses extérieures, voilà ce qu’il
faut savoir conserver.

A la suite de l’exercice que nous avons décrit plus haut, il sera bon de pratiquer le suivant :
Il faut se placer devant une plante en état de plein épanouissement et se pénétrer de cette pensée
qu’il viendra un temps où cette plante périra. « De ce que je vois devant moi, se dira-t-on, il
n’existera un jour plus rien. Mais cette plante aura évolué dans son organisme des graines capables
de donner la vie à des plantes nouvelles. Me voilà de nouveau arrivé à la constatation qu’il existe
dans ce que je vois quelque chose de caché que je ne vois pas. Je remplirai mon esprit de la pensée
que cette plante avec sa forme et ses couleurs mourra dans l’avenir, mais la représentation intense
des graines qu’elle porte en elle m’enseigne qu’elle ne disparaîtra pas dans le néant. Ce quelque
chose qui la préserve de l’anéantissement demeure aussi invisible à mes yeux que l’était
précédemment la plante en germe dans la graine. Il y a donc dans cette plante quelque chose que
mes yeux ne sauraient voir. »
Si je fais vivre en moi cette pensée en l’animant par le sentiment qu’elle éveillera
naturellement, elle développera, après un temps, une force qui provoquera l’éveil d’une perception
nouvelle. Je verrai sortir de la plante une sorte de flamme. Cette flamme est naturellement plus
grande que celle que nous avons précédemment décrite, elle est verte en son milieu et jaune en sa
bordure extérieure.
Celui qui est parvenu à percevoir ces phénomènes a fait un grand pas en avant, car les
choses se révèlent à lui, non seulement telles qu’elles sont au moment présent, mais dans le mystère de leur croissance et de leur dépérissement. Il commence à voir de toutes parts l’essence cachée dont les sens physiques ne savent rien et ainsi il a fait les premiers pas vers la compréhension de ce qui existe au delà de la naissance et de la mort. Les choses paraissent ainsi parce que les sens ne sauraient percevoir l’esprit, qui réside dans l’être. Pour l’esprit, la naissance et la mort ne sont
qu’une transformation et c’est pour se rendre compte par soi-même de ces vérités qu’il faut
travailler à l’éveil des sens supérieurs par les méthodes que nous avons indiquées.

Lorsque l’homme par cette discipline a libéré en lui les rudiments de la perception
spirituelle, il doit s’élever jusqu’à la contemplation de l’homme même, en choisissant tout d’abord
les manifestations les plus simples de la vie humaine. Mais avant qu’on en vienne là, il est
nécessaire d’avoir travaillé avec sérieux à la purification complète de sa vie morale. Il faut écarter
toute pensée qui tendrait à nous faire voir dans l’acquisition de ces nouvelles connaissances une
satisfaction de nos instincts égoïstes. Il faut s’être engagé vis-à-vis de soi-même à ne jamais utiliser
dans le sens du mal la puissance que l’on pourrait acquérir sur ses semblables. Aussi tous ceux qui
cherchent à connaître par leur propre expérience les mystères de la nature humaine, doivent-ils
observer la règle d’or du véritable occultisme. Cette règle est ainsi conçue : « Quand tu fais un pas
en avant dans la connaissance des vérités occultes, fais-en trois dans le sens du perfectionnement
moral. »
Celui qui observe cette règle peut se livrer à des exercices du genre de celui que nous allons
décrire.
Il faut porter son attention sur un homme qui convoite la possession immédiate d’un objet et
concentrer son observation sur ce désir. Il est préférable de choisir le moment où le désir atteint son
plus haut point d’intensité et où l’on ne peut encore décider si l’homme obtiendra effectivement
l’objet convoité ou non. Et maintenant livrez-vous tout entier à la représentation éveillée en vous
par ce que vous observez. Établissez en votre âme un calme aussi absolu que possible ; essayez
autant qu’il est en votre pouvoir d’être aveugle et sourd pour toutes les autres choses qui vous
environnent, et laissez cette représentation susciter en votre âme un sentiment. Ce sentiment doit
monter en vous comme un nuage monte à l’horizon dans un ciel entièrement serein. Naturellement,
en règle générale l’observation sera interrompue par ce fait que l’homme sur lequel vous dirigez
votre attention ne demeurera pas assez longtemps dans l’état d’âme voulu. Il faudra recommencer
cent fois cet essai, mais ne perdez pas patience, à la fin vous parviendrez à susciter en vous le
sentiment nécessaire assez rapidement pour devancer la disparition de l’état d’âme voulu que vous
observez. Ensuite, après quelque temps vous remarquerez que ce sentiment développe dans votre
âme une force qui donnera naissance à la perception directe de l’état de l’âme observé. Vous verrez
dans le champ de la vue apparaître une image lumineuse, cette image lumineuse est la manifestation
dans la substance astrale d’un état de désir. C’est de nouveau à une flamme que nous pouvons
comparer cette image. Elle est rouge jaune dans le centre et rouge bleu ou lilas à la périphérie.


Une règle importante s’impose ici
à l’occultiste : apprendre à garder le silence sur ses visions. Oui, il faut s’en taire jusque devant
soi-même. Car, ce que l’esprit vous fait voir, il ne faut ni essayer de l’exprimer par des mots, ni
tenter de l’interpréter par l’entendement. Abandonnez-vous sans prévention à l’observation astrale,
et craignez de la troubler en y réfléchissant trop. Songez, en effet, que votre réflexion n’est, dans le
début, nullement au niveau de vos facultés de perception. Cette réflexion n’a été jusqu’ici alimentée
que par des expériences bornées au monde physique. Or, vos expériences actuelles dépassent de
beaucoup ses limites. Il serait donc illogique d’appliquer à ces expériences nouvelles et plus hautes
un critérium adapté aux expériences anciennes. Il faut-avoir déjà beaucoup de solidité et
d’assurance dans l’expérience intérieure pour pouvoir en parler d’une manière profitable à ses
semblables.


Un autre exercice doit venir compléter ceux que nous avons décrits jusqu’ici. Il faut
observer de la même manière un homme qui vient à l’instant de réaliser un de ses désirs, de remplir
une de ses espérances. Si l’on observe les mêmes règles et les mêmes précautions que nous avons
indiquées dans les cas précédents, on parviendra de même à une perception astrale. On verra
apparaître un phénomène dans le genre d’une flamme jaune au centre et verte à la périphérie.

Celui qui peut se créer le silence et le calme intérieur qui sont
indispensables pour ces exercices, opérera par là même une grande transformation en lui. Cette
transformation ira si loin que cet enrichissement de sa vie intérieure lui conférera du calme et de
l’assurance jusque dans son maintien extérieur, et, à son tour, cette modification de son extérieur
agira par répercussion sur son âme, et c’est ainsi qu’il avancera. Au fur et à mesure de ses progrès
les chemins et les moyens se découvriront pour pénétrer toujours plus en avant dans la connaissance
de la nature humaine, et il deviendra un jour assez mûr pour pouvoir plonger ses regards jusque
dans les rapports mystérieux qui mettent l’homme en harmonie avec l’univers. Sur cette route
l’homme s’approche toujours davantage du moment où il sera jugé digne de faire ses premiers pas
dans l’initiation. Mais auparavant une chose est nécessaire, une chose dont l’étudiant comprendra
mieux la nécessité plus tard.

Une des qualités que doit présenter le candidat à l’initiation, c’est un courage, une intrépidité
aussi accomplis que possible. L’étudiant doit rechercher les occasions favorables au développement
de ces vertus. Elles sont systématiquement cultivées dans les écoles d’occultisme, mais la vie
elle-même est pour cet objet une excellente école, peut-être la meilleure. Savoir regarder en face un
danger, triompher sans trouble des difficultés, tels sont les devoirs de l’étudiant. Par exemple en
face d’un danger, il doit immédiatement éprouver le sentiment suivant : mon angoisse ne saurait
m’être d’aucune utilité, je ne dois pas l’éprouver, je dois seulement penser à ce qu’il y a à faire. Il
doit en arriver à ce que le fait d’éprouver une appréhension ou de perdre courage soit pour lui une
impossibilité. Par cette éducation du courage, l’homme évolue en lui certaines forces dont il a
besoin s’il veut être initié à des mystères plus augustes.

Les forces de l’univers détruisent et édifient, la destinée des formes est de naître et de
disparaître. Le Voyant doit contempler l’action de ces forces, le mouvement de cette destinée. Il
faut pour cela qu’il écarte le voile qui obscurcit sa vision spirituelle. Mais l’homme est lui-même
soumis à l’action de ces forces et de cette destinée. Ces forces constructives et destructives existent
dans sa propre nature. En même temps que se dévoilent devant l’oeil du Voyant les choses de
l’Univers, en même temps se dévoile aussi sa propre âme. En face de cette connaissance de
soi-même, l’étudiant ne doit pas perdre pied. Pour que le courage ne lui manque pas, il faut qu’il en
ait surabondamment et pour y parvenir il doit apprendre à conserver le calme et la tranquillité
intérieure dans les circonstances les plus difficiles de la vie. Il doit cultiver en lui-même une
confiance inébranlable en la bonté universelle. Il faut qu’il s’attende à perdre un certain nombre des
mobiles qui le faisaient agir jusqu’alors. Il constatera que jusqu’alors il n’a bien souvent agi et
pensé que par pure ignorance. Or, les mobiles qu’il avait auparavant lui sont retranchés. Il a par
exemple souvent agi par vanité et par amour-propre, il verra que l’amour-propre est de valeur nulle
pour celui qui sait. Il a souvent agi par avarice et par convoitise, il verra le danger et le néant de tels
désirs. Il lui faudra donc de nouveaux mobiles à ses actions comme à ses pensées et c’est à ce
moment que doivent intervenir le courage et l’intrépidité.
Il sera excellent de développer ce courage et cette intrépidité jusque dans le tréfonds de la
vie intérieure ; jamais un échec ne doit décourager l’étudiant. Chaque fois il doit être capable de se
dire : je veux oublier que souvent déjà j’ai échoué dans ces entreprises et recommencer ma tentative
comme si c’était la première fois. Il conquiert ainsi la conviction que les sources de forces où il
peut puiser dans l’univers sont toujours à sa portée. Il aspire au divin qui peut le relever et le porter,
si nombreuses qu’aient été les défaites et les faiblesses de son être terrestre. Il apprend à vivre dans
l’avenir et à ne se laisser troubler par le souvenir d’aucune expérience passée.

Le Maître occultiste expérimentera avec la plus grande attention jusqu’à quel point son élève
possède ces qualités lorsque celui-ci demandera à être initié aux mystères de l’être. Lorsqu’un
homme a développé jusqu’à un certain degré les qualités que nous venons de décrire, il est mûr pour entendre les vrais noms des choses qui sont la clef des savoirs supérieurs, car l’initiation consiste à
connaître les êtres de l’univers sous les noms mêmes qui leur ont été donnés par leurs divins
formateurs. Ces noms renferment le secret des choses. C’est pourquoi les initiés parlent une autre
langue que les profanes, parce qu’ils connaissent les dénominations des choses qui expliquent leur
création.
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